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Script VF épisode Golden Age

L'âge d'or/Golden Age

 

IANTO : Ok, Jack, je suis en position.

JACK : Tu vois quelque chose ?

IANTO : Pas encore. C’est difficile avec cette foule... Attends, on dirait un train à vapeur qui entre en gare.

JACK : La dernière fois que j’ai voyagé dans un train à vapeur, c’était en Inde, ça doit faire plus de 80 ans de ça.

IANTO : Ils sont en train de décharger des sortes de caisses en métal... Ça ressemble à du matériel high tech. Ce convoi vient forcément de Silicon Valley.

JACK : Qui récupère ce matériel ?

IANTO : Je dois zoomer. Le type qui paie tend un sac. Je ne vois pas bien. On dirait qu’il paie avec des rubis.

JACK : Des rubis ? Génial ! Faut qu’on sache où vont ces caisses.

IANTO : Je pirate le PDA Coréen. Elles sont destinées à... Capitaine Jack Harkness.

JACK : Sans doute quelqu'un qui veut me faire une blague. Ianto, reviens ici, j’ai besoin de toi. On a des ennuis.

 

Générique Torchwood

 

 JACK : Le champ d’énergie s’est activé, il se répand à travers toute cette zone, et laisse une trace ionique sur son passage.

GWEN : On fait quoi ?

JACK : Il faut mettre tous ces gens hors de sa portée. Immédiatement !

GWEN : Ecoutez-moi, tout le monde...

JACK : Ianto, tu es où ?

IANTO : Tout près, au coin de la rue, devant l’usine.

JACK : L’énergie va vous atteindre. Fais dégager tout le monde avant l’exposition.

IANTO : Je vais faire de mon mieux.

GWEN : Veuillez reculer, aussi vite que possible...

JACK : Le champs d’énergie se répand dans Delhi comme un filet de pêche, il « marque » chaque personne avec une sorte de signal ionique, comme un crochet, et plus il augmente en puissance, plus le filet se rapproche.

GWEN : Mais que va-t-il arriver à tous ces gens ?

IANTO : S’il vous plait, cessez le travail et sortez de ce bâtiment. C’est très important. Vous devez tous quitter les lieux immédiatement ! (A l’oreillette) : Jack, inutile, personne ne bouge.

JACK : Ianto, ça se rapproche, fais les sortir !

IANTO : Parfait. (Il déclenche l’alarme incendie) Au feu ! Au feu ! C’est ça, vite, courrez, courrez !

JACK : Gwen, tout le monde a été touché, le filet est là !

GWEN : Je vous en prie, retournez chez votre parents, dépêchez-vous !

JACK : Il arrive !

On entend un grand bruit.

GWEN : Tout le monde a disparu.

IANTO : L’usine, ils se sont tous évaporés. Désolé, j’ai essayé...

GWEN : Que s’est-il passé ? Où sont-ils allés ?

JACK : Aucune idée. Mais si on ne les retrouve pas, il nous faudra trouver l’origine de tout ça. Toutes ces personnes étaient déjà « marquées » quand on est arrivé, donc la source est tout près d’ici, quelque part, derrière ces rues... Une minute...

GWEN : Quoi ?

JACK : Je connais cet endroit. Il y a bien longtemps... Ce bâtiment ne devrait plus exister. Je l’ai fermé il y a au moins 80 ans de cela. Suivez-moi.

 

Base Torchwood

JACK : Bienvenue à Torchwood, Inde.

GWEN : C’était vraiment une base Torchwood ? On dirait plutôt un hôtel 5 étoiles.

IANTO : Beaucoup plus de marbre qu’à Torchwood Cardiff.

GWEN : Il y a même une tête de tigre sur le mur.

HOMME : Bonjour messieurs, madame.

JACK : Capitaine Jack Harkness.

HOMME : Heureux de vous revoir au Royal Connaught Club, Monsieur Harkness.

GWEN : Vous vous souvenez ?

HOMME : Absolument madame, même si nous n’avons plus eu le plaisir d’accueillir le Capitaine depuis plus de 80 ans.

IANTO : Toujours aussi plein de surprises.

JACK : Si tu vis pendant quelques siècles, tu finis par connaitre les meilleurs endroits.

GWEN : C’est clair. Tu devais être chic dans les années 20.

JACK : Nous sommes Torchwood, Cardiff. Qui est responsable ici, j’aimerais bien savoir...

HOMME : Très bien Capitaine Harkness, je vais informer la Duchesse de votre retour.

JACK : La Duchesse ? Elle vit toujours ?

HOMME : Oh, absolument.

IANTO : C’est qui, la Duchesse ?

JACK : Une vieille amie. Elle doit être centenaire à présent.

IANTO : Pas la petite vingtaine avec un flingue dans les mains ?

JACK : Quoi ?

GWEN: Baissez-vous !

Un coup de feu retentit.

DUCHESSE : Capitaine Jack Harkness, vous êtes revenu !

JACK : Duchesse, je vous ai manqué ?

DUCHESSE : A l’instant... Ne vous avais-je pas promis de vous tuer si jamais je vous retrouvais ? Et c’est pour qui le 2ème coup ?

Elle tire de nouveau.

DUCHESSE : Oups, désolée, monsieur Daz.

DAZ : Je vais bien, madame, continuez.

DUCHESSE : Parfait, en joue !

JACK : Duchesse ! Vous n’avez pas pris une seule ride.

DUCHESSE : Vous n’êtes pas mal vous-même, Capitaine H. Adieu !

JACK : Non, attendez. Nous devons parler.

DUCHESSE : Vous avez intérêt à être bon. Je ne rate jamais mon 3ème coup.

IANTO : Elle ne l’a pas vu depuis 80 ans et la première chose qu’elle fait, c’est de lui tirer dessus.

GWEN : Une ancienne amoureuse ?

IANTO : Ouais.

JACK : Duchesse, je ne serais pas revenu si ce n’était pas important.

DUCHESSE : Et ?

JACK : Des gens disparaissent. On a remonté la piste d’un champ d’énergie depuis l’Inde jusqu’ici. Je pense que quelque chose de très alien et de très dangereux se trouve dans ce bâtiment.

DUCHESSE : Promettez-moi que vous dites vrai ?

JACK : Absolument. Vous mentirais-je... à nouveau ?

DUCHESSE : Très bien. Sauvez le monde, je vous tuerai plus tard. Et qui sont vos charmants amis ?

JACK : Ianto Jones et Gwen Cooper, de Torchwood, Cardiff.

DUCHESSE : Torchwood, Cardiff ? De mieux en mieux. Enchantée de vous connaitre, charmée. Je suis Eleonor, Duchesse de Melrose, appelez-moi Nelly, je vous prie.

IANTO : Enchanté.

GWEN : Bonjour. J’adore votre robe de bal.

DUCHESSE : Oh vous êtes vraiment trop aimable, miss Cooper, et quelle séduisante combinaison vous portez là. Il faudra me donner le patron. Ce sera drôle. Nous n’avons plus connu de crise depuis... depuis toujours !

JACK : Mais Eleonor, que faites-vous encore ici ? La dernière fois que je vous ai vue c’était en 19... voyons en 19...

DUCHESSE : En 1924, le 28 février. Tant de questions. Mais dégageons le passage, monsieur Daz a besoin de vider l’endroit pour un lambrissage, et chère Gwen, évitons d’alarmer ces messieurs du club.

GWEN : Comment ça ?

DUCHESSE : Hé bien, miss Cooper, les femmes ne sont pas admises dans le club, et l’exception confirme la règle (Elle rit). De simples innocents reniflards...

DAZ : Veuillez m’excuser, madame la Duchesse, puis-je vous parler en privé ?

DUCHESSE : Non pas maintenant, monsieur Daz. Occupez-vous donc de la livraison. Dépêchez-vous, vite !

DAZ : Très bien madame.

DUCHESSE : Allons nous installer dans mon « parloir »... A présent, mes chers amis, asseyez-vous, asseyez-vous, permettez que je vous débarrasse de cette horrible chandelle, miss Cooper, prenez ce siège inclinable. Capitaine Harkness, le fauteuil et Monsieur, si vous voulez bien vous serrez un peu contre lui.

GWEN / IANTO : Mmm...

JACK : Bien, Eleonor, à propos de ce champ d’énergie...

DUCHESSE : Ah, monsieur Daz, des whisky-sodas pour nous rafraîchir de cette chaude matinée.

DAZ : Oui, milady.

IANTO : Cela pose-t-il problème si je prend du café ?

DUCHESSE : Oui, absolument ! Monsieur Daz, versez-lui une limonade. Voici pour Jack, pur, si je me souviens bien. Et pour vous Gwen chérie, un whisky-soda, [??] ou le fameux gin de monsieur Daz ?

GWEN : Non, ça ira.

DAZ : Très bien madame.

DUCHESSE ELEONOR : Bien, ce champ d’énergie du Capitaine « H », êtes-vous certain qu’il existe ?

GWEN : Nous avons détecté des pics d’activité de la Faille depuis Cardiff. Selon les enregistrements, des milliers de personnes semblent avoir disparu sans laisser de traces depuis ces derniers mois.

ELEONOR : Cela arrive tous les jours, ma chère, c’est l’exode humain. Une mauvaise récolte et les gens désertent les villages. Une bonne période de pluies et tout redeviendra normal. Croyez-moi.

JACK : Nous l’avons vu de nos propres yeux, Eleonor, le centre du champ d’énergie se trouve ici.

GWEN : C’était bien une base Torchwood ici ? Alors peut-être existe-il la même technologie « alien » à l’origine de ce champs ? Il y a forcément quelque chose ici. Vous avez 100 ans et vous n’en paraissez que 20.

ELEONOR : Vous êtes trop aimable, mais une dame ne dévoile jamais son âge. Je vous assure, il n’y a vraiment rien ici. Car, il y a 80 ans de cela, Capitaine Jack Harkness tout pris !

GWEN : Comment ça ?

JACK : Je ne faisais qu’obéir aux ordres.

IANTO : Depuis quand tu obéis aux ordres ?

JACK : Chut !

ELEONOR : Torchwood Indes fut créé par la Reine Victoria, pour récupérer tous les artefacts « alien » pour sa collection. Des sphères d'énergie du Yéti dans l’Himalaya au paresseux cyclope jaune au nord de Katmandou. Un entrepôt magnifique. Et un triste jour, le 24 février, le Capitaine Jack Harkness a débarqué pour des salutations officielles, avec quelques disques de danse, et il a ramené tous ces beaux objets entassés dans des boites à thé, vers la maison mère, la Grande-Bretagne. Il a tout emporté. Nous laissant seuls avec nos souvenirs et quelques copies de « oui, nous n’avons pas de bananes »... Mais que fait Gissine ?

Elle fait tinter une clochette.

GWEN : Quelque chose doit pourtant causer ce champs, quelque chose que Jack aurait oublié ? On devrait vérifier les lieux pour en avoir le cœur net.

ELENA : Vous ne trouverez pas un seul haricot, Capitaine « H » a embarqué tout ce qui n'était pas cloué au sol, mais c’était excitant. Ah... Gissine vous voilà !

GISSINE : Je vous prie de m’excusez, je suis en retard. J’aidais Daz pour la livraison. J’ignorais que vous receviez ?

ELEONOR : Mes chers amis, Monsieur Gissine est mon bras droit. Je vous présente miss Cooper et monsieur Jones de Torchwood Cardiff. Ils ont fait tout ce chemin pour retrouver un artefact « alien ». Pas mal. Je pense qu’il est de votre devoir de leur faire visiter notre club.

GISSINE : Monsieur Jones, ravi... Il est plaisant de rencontrer un jeune homme si bien habillé.

IANTO : Merci.

GISSINE : Et mademoiselle Cooper ?

GWEN : Bonjour.

GISSINE : Quelle femme moderne vous êtes pour oser porter des pantalons.

ELEONOR : Veuillez emmener miss Cooper dans un endroit à l’abri des regards. Il n’est pas question d’alarmer nos colonels n’est-ce pas ? Monsieur Harkness et moi-même avons tant de choses à rattraper. Je propose que l’on se sépare, pour inspecter le club du sol au plafond, et donnons-nous rendez-vous au salon dans une demi-heure.

GISSINE : Si vous voulez bien me suivre...

ELEONOR : Vous et moi, Capitaine « H », à la poursuite d’ « aliens », comme au bon vieux temps.

 

Salle des archives

GISSINE : Faites attention à votre tête en descendant. Et voici la chambre de glace où nous conservions les archives « alien », à la belle époque.

IANTO : C’est immense.

GWEN : Que savez-vous sur ces artefacts « alien » de Torchwood Indes, monsieur Gissine ?

GISSINE : Ce n’est pas mon domaine de prédilection, je suis plutôt un stratège moyen. Tout ce que je sais, c’est qu’il y avait ici des tas d’objets « alien », à présent ce n’est qu’une réserve de Montillado.

GWEN : Je ne détecte qu’un faible niveau d’infiltration de Nelson, rien qui ne corresponde à un pic d’activité de la Faille. Ianto ?

IANTO : Rien de ce côté.

GISSINE : Vous voyez, propre comme un sou neuf.

GWEN : Depuis ces derniers mois, des milliers de gens ont disparu de cette ville. Vous en avez forcément entendu parler, monsieur Gissine ?

GISSINE : Les nouvelles locales ne nous intéressent guère. Et appelez-moi George, j’insiste.

GWEN : Cela s’est produit sous nos yeux, George !

GISSINE : Cela est terrible pour vous, ma chère, vous devriez vous allonger un peu pour vous détendre.

GWEN : M’allonger ?

IANTO : On peut continuer ?

GISSINE : Certainement, monsieur. Les cuisines sont par là...

 

Ailleurs

JACK : Eleonor, comment se fait-il que vous n’ayez pas changé depuis que je vous ai quittée ? Je pensais qu’en fermant cet endroit, vous seriez...

ELEONOR : Morte ? Nous sommes comme une rage de dents, nous sommes persistants. Torchwood Indes est devenu ce que nous avions toujours prétendu que ce serait : un agréable petit club privé dans une agréable petite rue. Avec une seule règle : que rien ne change jamais.

JACK : Pas même vous ?

ELEONOR : J’ai eu de la chance. Tout le bâtiment s’est imprégné de radiations laissées là après le dernier pillage « alien ». Cela m’a gardé en vie. Ce qui n’est pas toujours bon, [??( histoire de bois ?)]

JACK : Vous avez été sauvée par des résidus radioactifs « alien » et vous pensez que je vais vous croire ?

ELEONOR : Pensez ce que vous voulez, Capitaine « H », vous ai-je déjà menti ? Au contraire [en français dans le texte]. Regardez-nous, inchangés depuis plus de 80 ans. Les mêmes yeux bleus... Je ne pensais pas vous revoir un jour.

JACK : Moi non plus. Nous nous sommes bien amusés, n’est-ce pas ?

ELEONOR : Oh oui, 1924, une très bonne année. Enfin jusqu’à ce que vous partiez.

JACK : Parfois je regrette d’être parti.

ELEONOR : Moi aussi. On s’ennuie tellement. Cela n’a jamais été aussi calme depuis votre départ. Mais où étiez-vous passé durant toutes ces années ? Ne me dites pas à Torchwood, euh...

JACK : Cardiff.

ELEONOR : Oh oui bien sûr, Cardiff. Franchement, beaucoup d’aliens choisissent cette ville ?

JACK : Oh vous seriez surprise. Nous avons une Faille.

ELEONOR : Oh si seulement nous en avions une aussi. Je suis positivement jalouse !

JACK : De la Faille ?

ELEONOR : Peut-être... Monsieur Jones, il est très séduisant. C’est votre...

JACK : Mon assistant.

ELEONOR : Evidemment.

JACK : Et vous ? Toujours la seule débutante du Royal Connaught Club ?

ELEonor : Oh mes colonels seront toujours là pour moi, [Darling old ??]. Êtes-vous certain que cette chose d’énergie se trouve dans ce club ?

JACK : J’en ai bien peur.

ELENA : Je suis sûre que vous vous trompez. Mais c’est excitant de se sentir en danger de mort. Allons dans la bibliothèque. Nous y avons tellement de bouquins (mais j'ignore lesquels! NDR]. Qui sait ce qu’ils nous cachent ?

 

Autre pièce

GISSINE : Je doute que vous trouviez vos « je ne sais quoi  d’alien » dans les cuisines mais vous êtes les bienvenus pour fouiller. De ce côté, vous avez la sous-intendance, et tous nos couteaux sont...

IANTO : Nous ne cherchons pas de coutellerie « alien », monsieur Gissine.

GISSINE : Mais je pensais que vous vouliez fouiller les locaux.

GWEN : C’est une visite « touristique », n’est-ce pas ? Pourquoi ai-je l’impression qu’on se fait balader ?

GISSINE : Pas du tout, mademoiselle Cooper.

GWEN : Gwen, j’insiste. Que ne devons-nous pas visiter ?

GISSINE : Je fais de mon mieux, mademoiselle Cooper, vous avez demandé à inspecter le club ?

GWEN : Mmm...

GISSINE : Et nous avons fait le tour du sous-sol, si vous le désirez, à présent, nous pourrions retourner au salon ? Je crains de ne pas pouvoir vous laisser aller dans le couloir principal.

GWEN : Parce que je suis une femme ?

GISSINE : C’est cela.

IANTO : Et les jardins ?

GISSINE : Pourquoi donc ?

IANTO : Parce que les caisses que j’ai vues que l’on déchargeait du train ce matin, je jurerais que quelque un les transportait à l’instant, je l’ai vu par cette fenêtre.

GISSINE : Oh il s’agit de la livraison de monsieur Mahadjan. Sans doute des oignons à semer le long de la pelouse.

GWEN : Des oignons transportés dans des caisses à l’épreuve des bombes ?

GISSINE : Mmm...

GWEN : Nous ferions bien de jeter un œil sur ces pelouses.

 

Une horloge sonne, à la Big Ben.

ELEONOR : Ah, rien de tel qu’un Kipling lu et relu (Elle feuillette un livre), n’est-ce pas, Capitaine « H » ? Cela me rappelle tous ces mots doux, ces promesses, ses pommettes ! Et pendant tout ce temps, tout ce que vous vouliez, c’était de pénétrer dans ma...

JACK : ...Chambre aux trésors.

ELEONOR : C’est ça. Vous vous souvenez comment nous dansions ? (Elle chante) « Oui, nous n’avons plus de bananes, oui nous n’avons plus de bananes aujourd’hui ». (Elle rit)

JACK : Duchesse, le temps nous est compté, nous devons trouver la source de ce champ d’énergie. Y’a-t-il quelque chose que vous ne m’avez pas dit ?

ELEONOR : Jack, qu’est-il advenu de tous ces objets « alien » que vous avez emportés ?

JACK : Renvoyés pour conservation, c’est de l’histoire ancienne, j’ai tout oublié.

ELEONOR: Tout comme moi. Vous n’avez plus jamais repensé à moi n’est-ce pas ? Pas une seule petite fois ?

JACK : Si. Vous étiez ce qui m’arrivait de mieux à Torchwood.

ELENA : Vraiment ? Et vous, ce qui m’est arrivé de pire. Maman me disait de ne pas faire confiance à un [booksweller??]. Pourquoi avoir fermé ce site ?

JACK : C’était les ordres. L’Institut Torchwood savait que l’Empire touchait à sa fin.

ELEONOR : Et ils ont laissé faire, après ce pillage « alien » qui s’est propagé. Avez-vous pensé aux risques, si quelque malheureux autochtone avait mis la main sur quelque chose de mortel ?

JACK : L'époque était différente, Eleonor.

ELEONOR : Pour vous peut-être. Mais sans doute Torchwood avait ses raisons.

JACK : Je ne dis pas que ce fut la meilleure chose à faire, si je pouvais revenir en arrière, je ne pense pas que j’aurais agi de la même façon.

ELEONOR : Vraiment, vous êtes sincère ? Mince, venez, allons dans les roseraies.

 

Ailleurs - extérieur

GWEN : Où sont ces caisses, George ?

GISSINE : Aucune trace d’elles sur le terrain de croquet, ma chère.

GWEN : Tu les vois, Ianto ?

IANTO : Non, seulement quelques vieux messieurs endormis sur leur chaise en osier.

GISSINE : N’est-ce pas un lieu formidable ici ? Jouez-vous au croquet au Pays de Galles ? Jouer au croquet est une excellent façon de passer une agréable après-midi d’été. Un jeu noble fait de ruses et de fausses manœuvres.

IANTO : Mêmes traces faibles du signal d’infiltration de Nelson par ici. Ces pelouses sont étonnantes. On dirait qu’elles ont été taillées avec des coupe ongles !

GISSINE : En effet, ceci est un parfait vestige de notre Empire Colonial. Et si vous oubliez vos boites, pour profiter du soleil ?

GWEN : Fait-il toujours aussi beau ?

GISSINE : Toujours ! Enfin depuis que je suis membre du club.

GWEN : Et cela fait longtemps ?

GISSINE : Eh bien puisque vous me le demandez, depuis une centaine d’années.

GWEN : Quoi ? Quel âge avez-vous, Gissine ?

GISSINE : Pas si mal pour un homme de 143 ans, n’est-il pas ?

GWEN : Alors la Duchesse n’est pas la seule ?

GISSINE : Dans le mille ! Personne au club n’a vieilli d’un seul jour. (A la cantonade) : Excellent tir, monsieur ! Vous avez vu ce triple pilier ?

IANTO : On doit prévenir Jack.

GWEN : Il va se sentir beaucoup moins « spécial » !

GISSINE : Et si nous retournions au salon ?

GWEN : Ou bien vous pouvez nous expliquer ce qui se passe avec ces caisses...

On entend un grand bruit.

IANTO : C’est quoi... ça ?

GWEN : Ianto, on va voir. Venez avec nous George !

GISSINE : Non, revenez, espèces de garnements ! Ah... ces Gallois !

 

Intérieur

JACK : Eh bien, vous avez toujours été une excellente jardinière, Elena.

ELEONOR : J’avais beaucoup de temps libre. Et les roses anglaises se font rares sur le sol Indien.

JACK : En effet.

ELEONOR : Oui, il y a quelques magnifiques plantes persistantes, et je suis particulièrement fière de ma « ida-romantica. ».

JACK : Voilà donc ce que vous avez fait pendant près de 90 ans, vous avez cultivé des roses ?

ELEONOR : Vous sauviez le monde en faisant tout exploser, ma méthode est différente. Je préserve le monde. Et toutes ses beautés. Un jardin à l’anglaise.

JACK : Au beau milieu des Indes. Bien... (Il scanne les lieux) tout est sain par ici. Pas de nouvelles de Gwen ou de Ianto. Eleonor, le temps nous presse.

ELEONOR : Pas forcément. Vous souvenez-vous du jour où on a pris le train pour rejoindre la campagne avant le lever du jour ?

JACK : On avait mangé des œufs brouillés, et regardé les éléphants qui s’ébrouaient dans les champs.

Ils rient.

ELENA : Vous vous en souvenez ? C’était un jour avant votre trahison. Depuis, je me suis retirée du monde. Je ne supportais plus de voir ce qui se passait dehors.

JACK : Pourquoi ?

ELEONOR : Jack, la fin de l’Empire ! La répartition ! Pendant des siècles nous avons fait tenir ce pays grâce au vinaigre et au papier gris. Et la Grande-Bretagne a tout ruiné.

JACK : L'Empire a fait son temps.

ELENA : Non, Jack, le 20ème, c’est là que tout a changé. Que ne donnerions-nous pas pour retenter notre chance ?

JACK : Le crépuscule de l’Empire, ce qui contente beaucoup de gens.

ELEONOR: Oh je reconnais bien les Anglais ! Gênés par nos réussites. Avant nous, les Indiens n’étaient que des paysans.

JACK : Vous êtes en train de parler de la plus ancienne des civilisations humaines de ce monde. L’Inde continue à exister. Elle a survécu à tous les peuples qui ont cherché à la conquérir.

ELEONOR : C’est absurde. Ce pays avait besoin de l’Empire. L’Histoire a pris le mauvais tournant en 1924. Je préfère rester ici, on trouve tout les jeans qu’on veut, toujours bien repassés avec le parfait petit pli au milieu. Regardez-vous, Jack ! Vous n’avez pas changé depuis des siècles.

JACK : Je n’ai pas choisi d’être immortel. Je ne peux pas mourir. Quoi que je fasse. Et ce n’est pas normal.

ELEONOR : Vraiment ? Moi je trouve cela formidable.

JACK : Eleonor, tout change, on ne peut rien arrêter, ni revenir en arrière.

ELEONOR : C’est-ce que nous faisons d’une certaine façon. Je n’ai pas été si naîve. Peut-être avons-nous caché à votre insu un gadget fantaisie, mais un gadget de technologie « alien ».

 

Ailleurs

HOMME : Hé vous, faites attention, bon sang. Cet équipement est très fragile.

IANTO : C’est vous, l’homme de la gare ?

GWEN : Que se passe-t-il ?

HOMME : Monsieur Gissine, qui sont ces gens ?

GISSINE : Monsieur Jones et mademoiselle Cooper. C’est Monsieur Mahadjan.

GWEN : C’est le contenu des caisses ?

IANTO : Droit depuis Silicon Valley.

HOMME : Oui, c’est le tout nouveau transmetteur de communication wi-fi. La parabole va bientôt être obsolète. Rejet à polarité croisée.

GWEN : Et vous le laissez l’installer sur le terrain de croquet ?

GISSINE : Mademoiselle Cooper, nous ne sommes pas aussi idiots que vous semblez le penser. Nous sommes de fervents admirateurs du progrès.

HOMME : C’est un acte de charité admirable. Cela va fournir aux habitants de Delhi un réseau wi-fi de premier ordre. Le plus modeste laveur de chaussures, au stade, aura plus d’internet dans sa poche qu’un trader de Wall Street.

IANTO : Et ceci est votre idée, monsieur Mahadjan ?

MAHADJAN : Dieu du ciel, non, je ne suis qu’un simple serviteur.

GISSINE: Monsieur Mahadjan est notre réparateur local, voyez-vous. Nous pouvons vivre éternellement au Royal Colonial Club, mais nous ne pouvons en sortir.

GWEN : Vous avez passé près de 90 ans dans cet immeuble ?

GISSINE : Oh c’est un bien petit prix à payer, ma chère, et au moins nous avons la confiance des gens du coin.

MAHADJAN [II arrange le générateur ]: je m’occupe des journaux et du mât wi-fi. C’est une situation honorable et drôlement bien payée.

GISSINE : Oh oui, nous avons eu des générations de Mahadjan à notre service. Que serions-nous sans vous, mon bon ami ?

MAHADJAN : Merci, monsieur. Je suis fier de servir le club.

IANTO : Je vous ai vu payer ces caisses avec des rubis.

MAHADJAN : Oui, la Duchesse est restée bien trop partisane des anciens usages pour de telles transactions.

GWEN : Alors c’est une idée de qui ?

MAHADJAN : J’ai été approché par une compagnie de télécommunications. Visiblement cet endroit les intéresse au plus haut point... J’en ai parlé à la Duchesse, qui m’a répondu : « Qui sommes-nous pour nous opposer au progrès ? Surtout si c’est pour y installer un mât de premier choix. »

GISSINE : Oui, c’est pour les habitants de Delhi que nous faisons cela.

GWEN : Monsieur Mahadjan, ce mât, je suppose que ce n’est pas pour nourrir un quelconque champs d’énergie ?

GISSINE : Oh pas du tout. Ah voilà monsieur Daz !

DAZ : Bonjour monsieur. J’ai pris la liberté d’apporter une bouteille pour vos invités.

GISSINE : Merveilleux !

GWEN : Pas pour moi, merci.

GISSINE : Oh mais ce n’est pas de l’alcool.

DAZ : Non monsieur. C’est du bon vieux chloroforme !

IANTO : Quoi ?

GISSINE : Après vous monsieur Daz.

Ils endorment Gwen et Ianto avec le chloroforme.

 

Ailleurs

JACK : C’est quoi, qu’avez-vous gardé ?

ELEONOR : Un frigo temporel, un réfrigérateur de l’espace, c’est tout. Quand vous avez fermé Torchwood Indes, on a compris que la guerre était imminente, et nous n'en voulions pas. Nous avons fait le vœu que rien ne changerait. La nouvelle Inde ne nous intéressait plus du tout, pas de cet effroyable Gandhi, rien de rien.

JACK : Vous avez adapté le frigo temporel ?

ELEONOR : Oui, on vous l’a caché, rafistolé, et nous nous y sommes reclus. Nous restions jeunes tandis le temps s’écoulait. Vous l’avez-vous même dit, « ce fut une journée idéale ».

JACK : Oui, mais c’est de la folie, Eleonor.

ELEONOR : Et c’est bien un jour idéal, depuis si longtemps, ici c’est le 24 février 1924 depuis si longtemps.

JACK : Vous vous êtes cachés ?

ELEONOR : Nous avons tout occultés, la seconde guerre, l’Indépendance, la séparation...

JACK : Mais vous ne pouviez pas faire comme si rien ne se passait ?

ELEONOR : Oh, imaginez l’horreur, l’horreur d’une Inde moderne à notre porte. Parfois, ils viennent nous supplier de les faire entrer. Mais c’est impossible. Le règlement l’interdit. Mais j’ai trouvé un moyen de partager ce jour avec tous !

JACK : Comment ?

ELEONOR : Vous m’avez dit que si vous aviez le pouvoir de revenir en arrière, vous agiriez différemment ?

JACK : Oui, mais pas en me cachant comme vous l’avez fait.

ELEONOR: Je me sens si seule, restez avec moi. Le moment est venu pour nous de rendre les choses meilleures.

Une cloche sonne.

JACK : Le dîner va être servi ?

ELEONOR : Pas tout à fait. C’est monsieur Gissine qui nous fait savoir qu’il est prêt. Tout est en place.

 

Ailleurs

IANTO : Gwen ? Gwen ? Réveille-toi, Gwen !

GWEN : Ouh... Ianto ?

IANTO : Bonjour.

GWEN : Blousée par un colonel. Comment va ta tête ?

IANTO : Pas très bien, merci.

GWEN : Super, on est enfermés ?

IANTO : Oui.

GWEN : Et nos oreillettes ?

IANTO : Ils les ont prises.

GWEN : Merveilleux. Quoi d’autre ?

IANTO : Viens voir ça.

GWEN : C’est quoi ? Ianto ? On dirait que ces ombres bougent...

IANTO : Elles bougent. Je crois qu’on a trouvé la source du filet d’énergie. C’est à cela qu’il ressemble avant de se répandre, et c’est ici que les disparus ont été amenés.

GWEN : Pour devenir quoi ?

IANTO : je crois savoir... mais je n’aime pas ça du tout.

 

Ailleurs

JACK : Où allons-nous ? Nous devrions déjà être de retour au rendez-vous qu’on a fixé à Gwen et Ianto.

ELEONOR : Restez près de moi. Nous sommes si bien ensemble. Peut-être est-ce pour cette raison que vous êtes toujours en vie ? Pour retrouver ce temps perdu...

JACK : Eleonor, qu’utilisez-vous comme énergie pour faire marcher le frigo temporel ?

ELEONOR : Nos ressources en énergie sont totalement renouvelables, dans certains domaines nous sommes très modernes. Je crois même pouvoir dire que nous usons le carbone neutron...

JACK : Hé, hé, hé ! Comment connaissez-vous un mot pareil ?

ELEONOR : C’est mon intermédiaire, monsieur Mahadjan, c’est un autochtone mais on peut lui faire confiance. Que de génies dans sa famille, grâce à qui le frigo temporel est en permanence en activité. Quelqu’un de sa famille a même été envoyé aux Amériques, pour le wi-fi.

JACK : Le quoi ?

ELEONOR : Le wi-fi, un truc pour radiogramme.

JACK : En provenance de San Francisco ? Dans des caisses adressées à Jack Harkness ?

ELEONOR : Oui, ça alors ! C’est une petite blague. Est-ce que Nelly a fait une bêtise ?

JACK : Duchesse, quel est le degré de puissance du frigo temporel ? Car je sais exactement ce que c’est, j’en ai déjà utilisé un pour conserver un sandwich au frais pendant quelques années, mais vous, c’est un club colonial indien tout entier que vous avez enfermé dans une bulle temporelle depuis 80 ans !

ELEONOR : Nous nous sommes adaptés pour survivre.

JACK : Mais chaque année qui passe et qui s’éloigne de 1924 fait augmenter le besoin en puissance du frigo temporel et cela va continuer d’augmenter jusqu’au jour où...

ELEONOR : Ah, mais nous continuerons de le faire fonctionner, c’est sans fin, et comme je me languis de ne pouvoir sortir vers le monde et sentir la pluie sur moi, le paradis...

JACK : La puissance, Eleonor, d’où vient-elle ?

ELEONOR: Vous avez raison Jack. D’abord, il s’est mis en marche de lui-même, une petite merveille. Puis on a essayé avec l’électricité mais ce n’était pas assez fort.

JACK : Non, ce n'est pas possible !

ELEONOR : Nous avons alors trouvé une source quasi intarissable en énergie. Et personne... (Elle éclate de rire), personne n’a jamais rien remarqué. Jusqu’à ce que vous débarquiez ! Oui, Jack, nous utilisons ce que l’Inde possède en surnombre : les gens.

 

Ailleurs

GWEN : Ianto, recule. Si on regarde le centre du filet d’énergie, les crochets vont viser les ombres, et une fois lancés, on sera « marqués ».

IANTO : Ce qui veut dire que le champs d’énergie se reconstruit à nouveau.

GWEN : Et quand il s’éteindra, on sera mort.

IANTO : Essaye la porte.

GWEN : Oui, porte moi sur le dos.

Ils tentent de défoncer la porte.

IANTO : Je n’aime pas l’Inde !!

GWEN : [???]

IANTO : Si c’était pour me faire enfermer et tuer, autant rester chez moi... Ah, ça sert à rien. Les ombres, elles se rapprochent.

GWEN : Faut faire vite. Jack... où es-tu ?

 

Ailleurs

JACK : Eleonor, qu’avez-vous fait ? Tous ces gens, ça ne vous ressemble pas.

ELEONOR : Faut croire que j’ai changé, après tout. C’est vous qui m’avez changée, Jack.

JACK : Non, vous n’êtes pas la femme que j’ai connue il y a tant d’années de ça.

ELEONOR : Vous nous avez tout pris. Vous m’avez brisé le cœur. Mais j’ai tenu bon. Peut-être n’aurais-je pas dû ?

JACK : Insinuez-vous que tout ça est de ma faute ?

ELEONOR : Nous avons tué des milliers et des milliers de gens, Jack, et personne ne l’a remarqué ! Un peu moins de mendiants dans les rues, des maisons qui se vident dans les bidonvilles, mais plus de places assises de libre dans les trains. Ceci est la véritable horreur de l’Inde Moderne !

JACK : Où sont Gwen et Ianto ?

ELENA : Je crains qu’ils ne fassent déjà partie de notre Empire.

 

Ailleurs

GWEN : Les ombres se rapprochent vraiment beaucoup !

IANTO : On doit couper le champs d’énergie. Impossible de l’arrêter depuis cet endroit.

GWEN : Ianto, l’ombre est sur toi !

IANTO : Ah dégage ! J’ai froid ! Gwen... !

GWEN : Ianto, je ne te vois plus ! (Cris).

 

Ailleurs

JACK : Eleonor, qu’avez-vous fait de Gwen et Ianto ?

ELEONOR : Jack, cessez de m’ennuyer, pour la dernière fois, rejoignez-moi. Cessez de frétiller comme un poisson qui se noie et réfléchissez !

JACK : Non, emmenez-moi rejoindre mes amis.

GISSINE : Milady ?

ELENA : Messieurs Gissine et Mahadjan. Comment va l’onde d’énergie ?

GISSINE : Tout est en place, ma chère.

MAHADJAN : Le réseau wi-fi est installé, Duchesse. L’onde d’énergie va être propulsée depuis le frigo temporel et sera relayée par le mât wi-fi à travers New Delhi. Le frigo temporel aura toute la puissance dont il a besoin.

JACK : Pour faire quoi au juste ? Pour durer un peu plus longtemps ? Vous êtes au courant : elle a tué des milliers de personnes et avec votre aide, monsieur Mahadjan, ce sera des millions, et après ? Puisqu’il aura toujours besoin de plus de puissance, combien de gens devront encore mourir ?

ELEONOR : Oh, vous avez raison, Jack, la puissance qu’il faut pour nous garder dans notre bulle ne fera qu’augmenter, jusqu’au jour où l’humanité entière sera sacrifiée pour fournir cette puissance grandissante.

JACK : Vous voyez, même vous, vous comprenez que c’est futile.

ELEONOR : Ah ah, c’est pourquoi nous avions besoin du réseau wi-fi de monsieur Mahadjan. Cette fois-ci, nous aurons assez de puissance pour enfermer le monde entier dans notre bulle. Un seul grand coup, whoush ! Et la Terre entière reviendra en 1924. Nous repartirons de zéro.

JACK : Vous ne pouvez pas faire ça, Eleonor. On ne peut pas changer l’Histoire.

ELEONOR : Vraiment ? Ne me l’avez-vous pas dit, que vous changeriez le passé si vous le pouviez ?

JACK : On ne peut pas faire marche arrière. Le temps est révolu. L’occasion ne se représentera plus jamais.

MAHADJAN : Capitaine Harkness, la Duchesse prépare un nouvel âge d’or pour l’Inde. Ils ont déjà tant fait pour moi. Ils veulent sincèrement et simplement une meilleure vie.

ELEONOR : C’est en 1924 que tout s’est détraqué. Mais pas cette fois. Tout d’abord nous nous occuperons de Monsieur Churchill et de ses beaux discours sur l’Indépendance, et si nous faisons une erreur, nous ferons en sorte de la réparer.

JACK : Et tous ces gens que vous avez tués, n’avaient-ils pas leur mot à dire ?

ELENA : C’est là que réside la beauté de cette opération, ils n’auront jamais existé, donc je ne les aurai jamais tués.

JACK : Cette machine vous a changée, vous n’êtes plus humaine.

ELEONOR : Oh mais je suis toujours britannique !

JACK : Cessez cette folie, Eleonor, amenez-moi à Gwen et Ianto.

ELEONOR : Vos amis sont dans le frigo temporel avec l’onde d’énergie, et je crains que vous ne deviez les y rejoindre. George, mon ami.

GISSINE : Veuillez entrer, je vous prie.

Elena pointe une arme sur Jack.

JACK : Vous savez que cette arme ne me tuera pas.

ELEONOR : Mais je parie que ça fait un mal de chien. Eh bien, voyons combien de temps vous pouvez lutter contre notre machine. A présent, monsieur Mahadjan.

MAHADJAN : Je suis à votre disposition, chère Duchesse.

ELEONOR : Très bien. Mais voyez-vous, maintenant que l’onde d’énergie est en place, je vous félicite, mon bon et fidèle serviteur.

MAHADJAN : Je vous demande pardon ?

ELEONOR: Votre travail ici fut si difficile, mais je crains qu’il n’y ait pas de place pour vous dans mon nouvel âge d’or. Je préfère de loin choisir un Radjah véreux plutôt qu’un parasite tel que vous !

MAHADJAN : Après tout ce que j’ai fait pour vous, vous allez me tuer ?

ELEONOR : Sans hésiter. Ouvrez les portes, George.

MAHADJAN : Non, George, non, pitié... (Cris).

JACK : Eleonor, vous êtes devenue un monstre !

ELEONOR : Etes-vous certain de ne pas vous joindre à nous ?

JACK : Je préfère tenter ma chance contre cette machine.

ELEONOR : Eh bien, adieu, cher Jack, je vous aurai donné le choix, j’aurai été loyale envers vous.

JACK : Gwen ? Ianto ?

GWEN : Jack !!

JACK : On dirait des fantômes. Que leur est-il arrivé monsieur Mahadjan ?

MAHADJAN : C’est l’onde d’énergie. Elle nourrit le frigo temporel avec la vie. Ils disparaissent. Elle emporte le temps qui leur reste avec elle, elle avance en douceur et une fois qu’elle a atteint le seuil critique, elle vous tient ! On doit partir d’ici.

JACK : Et je suppose que ces ombres qui bougent sont...

MAHADJAN : Ce sont les bras du filet d’énergie. A la recherche de la vie. Ils se rapprochent de nous.

JACK : Restez derrière moi ! Ouh, aïe, c’est que j’en ai de la vie à te donner moi. Je les retiens, cela vous donne du temps, on doit empêcher le champs d’énergie de se répandre.

MAHADJAN : C’est impossible. Il prend sa source depuis le mât, on ne peut rien faire d’ici.

JACK : Réfléchissez ! Le mât wi-fi est la technologie la plus avancée qui soit. Il doit y avoir un moyen de le modifier.

MAHADJAN : Je ne me souviens plus, il existe un accès depuis mon téléphone mais je ne l’ai jamais utilisé !

JACK : Essayez !

MAHADJAN : Euh oui, le code d’accès est un algorithme basé sur la naissance de mon fils. Mais c’est tout ce dont je me souviens.

JACK : Mahadjan, comment s’appelle votre fils ?

MAHADJAN : Erwyn, le 3 Octobre...

JACK : Brillant. Je parie que votre femme est jolie. Jamais vous n’oubliez son anniversaire, n’est-ce pas ?

MAHADJAN : J’ai l’air si courageux ? Ça y est, je l’ai, je l’ai !

JACK : Envoyez le vers le mât ! (Cris de douleur).

MAHADJAN : Capitaine ? Capitaine ?

 

Plus tard

ELEONOR : Que vient-il de faire ? Cet homme n’est qu’une (tante ?) ! Ouvrez les portes, voyons ce qui se passe.

JACK : Duchesse, tout le monde va bien, merci de demander !

MAHADJAN : Duchesse, je me retire du club.

GWEN : Je ne l’aurais jamais intégré, moi.

ELEONOR : Jamais vous n’auriez été admise. Vous avez coupé l’onde d’énergie, nous allons simplement la rallumer !

JACK : Non, on a seulement coupé le mât. L’onde d’énergie est toujours en activité. Elle va bientôt atteindre le seuil critique et sans le mât, la seule « nourriture » qu’il reste, c’est votre club.

IANTO : On devrait commencer à courir. Tu viens, Gwen.

GWEN : Mahadjan ? George ?

JACK : Gwen, fais sortir le maximum de personnes au plus vite.

GWEN : Jack, laisse la partir !

ELEONOR : Eh bien, Capitaine H., vous quittez le navire qui coule.

JACK : Venez, Eleonor, le frigo temporel va se rompre. Quand il s’ouvrira, il va détruire tout le club, il faut partir !

ELEONOR : Jack, toutes ces personnes sacrifiées, elles seraient mortes pour rien.

JACK : On doit s’en aller, immédiatement !

ELEONOR : Il n’y a pas de place pour moi dans votre nouveau monde courageux, vous le savez, Jack. Cela va à l’encontre de toutes mes croyances.

JACK : Je vous en supplie, Eleonor, changez d’avis.

ELEONOR : Jamais. Comme a dit le grand Bouddha « tout meurt un jour, il faut se hâter, tout simplement ». Laissez-moi.

JACK : Adieu, Eleonor.

ELEONOR : Le temps me rattrape enfin. Adieu, Jack.

 

Plus tard

GWEN : Jack, Jack, tu vas bien ?

JACK : Je m’en remettrai. Est-ce que ça a marché ?

IANTO : Oui. Toujours en 2009. Mais il n’y a plus rien au bout de la rue. Le club a disparu.

JACK : Gelé dans le temps pour toujours. C’est la fin de Torchwood Indes.

IANTO : Mahadjan s’en est sorti, mais les autres ont choisi d’attendre leur fin assis sur leur chaise.

GWEN : Avaient-ils peur à ce point du monde extérieur ? Tous ces gens...

JACK : La Duchesse voulait un monde dans lequel rien ne change jamais. Dans un sens, elle a réussi. Allez on rentre à Cardiff...

 

FIN

Ecrit par chrismaz66 
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