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#301 : Les Enfants de la Terre : Premier Jour

Children Of Earth    Une journée comme les autres commence à Torchwood. Quand soudain, partout dans le monde et au même moment, les enfants se figent et répètent à l'unisson : "On va revenir" ! Qui parle à travers eux et que veulent-ils ? L'équipe devra mener l'enquête s'ils veulent percer ce mystère.

    Jack, Gwen et Ianto vont devoir gérer de front leurs vies personnelles et la terrible menace qui pèse sur les enfants de la Terre ...

Popularité


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Titre VO
Children of Earth, "Day One"

Titre VF
Les Enfants de la Terre : Premier Jour

Première diffusion
06.07.2009

Première diffusion en France
17.11.2009

Vidéos

Bande Annonce (vo) BBC - Episode 301 - Torchwood

Bande Annonce (vo) BBC - Episode 301 - Torchwood

  

Plus de détails

Scénario : Russell T. Davies

Réalisation : Euros Lyn

Crédits : Kay Owen (Rhys Williams), Peter Capaldi (John Frobisher), Paul Copley (Clement McDonald), Nicholas Farrell (Brian Green), Susan Brown (Bridget Spears), Lucy Cohu (Alice Carter), Ian Gelder (M. Dekker), Cush Jumbo (Loïs Habiba), Liz May Brice (Agent Johnson), Charles Abomeli (Colonel Oduya), Rik Makarem (Rupesh Patanjali), Katy Wix (Rhiannon Davies), Rhodri Lewis (Johnny Davies), Hillary MacLean (Anna Frobisher), Luke Perry (David Davies), Aimee Davies (Mica Davies), Bear McCausland (Steven Carter), Julia Joyce (Holly Frobisher), Madeleine Rakic-Platt (Lilly Frobisher), Gregory Ferguson (Clement jeune), Crisian Emmanuel (Mère), Mélanie Barker (Mère 2), Scott Bailey (Père), Anna Lawson (Infirmière), Rachel Ferjani (Attachée ministérielle), Christopher James (Attaché de presse), Phylip Harries (Chauffeur de taxi), Ben Loyd-Holmes (Agent).

 

Ecosse, 1965.

Un bus rempli d'enfants roule la nuit sur une route déserte de campagne. Ils ne savent pas où ils vont. Un enfant se démarque du groupe. Ils s'arrêtent au milieu de nulle part, descendent. Une vive lumière les éclaire. Ils se figent puis avancent tous d'un seul pas sauf le petit garçon. Il finit par avancer aussi. Une silhouette adulte les regarde partir. La lumière les enveloppe.

Cardiff, de nos jours.

Gwen est dehors. Elle voit une mère qui dispute son fils, immobile; puis un père qui fait pareil avec sa fille. Un homme -John Frobisher-, chez lui, se dépêche pour se rendre à son travail. Ses deux filles, Holly et Lilly sont comme figées mais il ne le remarque pas. Une femme -Alice Carter-, chez elle, dit à son fils Steven de se dépêcher pour l'école. Il est aussi immobile. Dans la rue, des véhicules, dont le camion de Rhys, sont bloqués car des enfants sont immobiles sur le passage piétons. Une femme -Rhiannon Davies-, parle à ses enfants, David et Mica, et constate la même chose. Soudain, tous les enfants bougent à nouveau comme s'il ne s'était rien passé.

Gwen arrive au Hub, elle est seule. Elle fait un petit coucou amical à une photo de Tosh et Owen avant de se mettre sur l'ordinateur pour lancer une recherche sur les enfants. Pendant ce temps, à l'hôpital, des médecins essayent de réanimer un homme, sans succès. L'un d'eux, -Rupesh Patanjali-, se dirige vers ceux qui l'ont amené : Jack et Ianto. Les deux hommes font croire qu'ils connaissaient le vieil homme et qu'ils étaient ses voisins puis demandent à le voir. En fait, ils veulent récupérer un « pique-assiette » alien dans son ventre. Le médecin les surprend, les suit jusqu'à leur voiture, leur demande s'ils sont de Torchwood et leur dit que des corps disparaissent. Jack et Ianto refusent de s'intéresser à l'affaire et s'en vont.

Une femme, -Loïs Habiba-, se presse dans la rue. C'est son premier jour de travail et elle est en retard. Elle arrive enfin, au Ministère de l'intérieur. On y revoit l'homme qui partait de chez lui un peu plus tôt, John Frobisher. Il travaille au même endroit. Sa secrétaire, -Bridget Spears-, l'accueille. Un militaire, le Colonel Oduya, veut le voir. Les deux hommes discutent dans le bureau de Frobisher et le Colonel lui explique ce qui se passe avec les enfants pendant qu'au Hub, Gwen explique la même chose à Jack et Ianto. Les enfants du monde entier se sont arrêtés à la même heure. Frobisher dit que Torchwood peut peut-être les aider.

Non loin du Hub, le médecin, Rupesh Patanjali, attend. Il cherche Torchwood. Eux se demandent s'ils peuvent le recruter. Gwen sort pour discuter avec lui. Ils voient une fillette se figer. Et tous les enfants le sont à nouveau. Soudain ils se mettent tous à pousser un cri aigu avant de se taire aussi soudainement puis parlent à l'unisson. Ils répètent : « On... On va... On va revenir... ». Dans un établissement spécialisé, un homme d'une cinquantaine d'années répète la même chose puis il s'effondre et dit : « Ils m'ont retrouvé ! ».

Au Ministère de l'Intérieur les téléphones s'affolent et tout le monde est débordé. Un homme âgé, -M. Dekker-, demande à voir Frobisher. Il dit que tout ça vient des 456. Pendant ce temps, Jack téléphone et Loïs répond. La jeune femme est perdue. Elle ne connaît pas Torchwood et ne peux pas informer Jack qui lui dit juste de faire passer le message comme quoi ils peuvent aider. Ensuite Loïs fait des recherches et découvre ce qu'est Torchwood.

Dekker et Frobisher vont dans un lieu où le premier garde du matériel électronique qui date. Il y a un système radio qui émet "à nouveau" sur la 456... Torchwood commence à comprendre pour les ondes radios. Tous les enfants pré-pubères entendent ce son et Gwen remarque une évidence : Tous les enfants parlent en anglais, tous les enfants et l'homme.

Rhys appelle Gwen et tire la même conclusion qu'eux. Il explique que selon les heures où les enfants se sont figés, c'était à des moments où le plus d'enfants était dehors donc visibles par tout le monde.

Ianto et Jack cherchent un enfant pour tester les ondes et savoir à quoi ils ont affaire. Frobisher discute avec le Premier Ministre, Brian Green, et on comprend qu'ils ont déjà eu affaire à ceux qu'ils nomment 456 selon la fréquence des ondes radios. Le Premier Ministre se défile et dit à Frobisher que l'ancienne affaire doit être effacée sans que son nom n'apparaisse nulle part.

Jack se rend chez une jeune femme, Alice Carter. On apprend que c'est sa fille et qu'il a un petit-fils, Steven. Alice ne veut pas que son père soit trop proche d'eux car elle le juge dangereux. Et le fait qu'il ne vieillisse pas n'arrange pas les choses. D'ailleurs, Steven le prend pour son oncle. Jack veut emmener le petit avec lui mais Alice refuse car elle comprend que cela est lié au problème des enfants.

Ianto se rend lui aussi dans sa famille, chez sa soeur, Rhiannon Davies. Elle est mariée à Johnny et ils ont deux enfants. Ianto veut aussi emmener les enfants mais sa sœur, avec qui il a peu de contacts, ne veut pas à cause du danger. Elle lui apprend qu'une amie l'a vu au restaurant avec Jack et qu'ils avaient l'air proche. Elle veut en savoir plus et Ianto lui avoue ses sentiments. La Suv se fait voler devant la maison.

Gwen va voir l'homme qui parle comme les enfants. L'infirmière dit qu'il s'appelle Thimothy White et qu'il est régulièrement interné depuis une quarantaine d'années. Il était à la rue depuis l'âge de onze ans et personne ne connaît son vrai nom. Gwen essaye d'en savoir plus et lui dit que les aliens existent. L'homme est très perturbé. Il finit par lui raconter son histoire. Il s'appelle Clément McDonald, il est orphelin et, quand il était petit, une nuit avec des camarades, ils ont voyagé en bus car le personnel de leur établissement leur avait dit qu'ils allaient dans une nouvelle maison. Mais une lueur a pris ses copains. Lui, il s'est enfui. Il est comme "connecté" et peut sentir les 456. A la fin il annonce à Gwen qu'elle est enceinte.

Au Hub, l'équipe fait des recherches sur lui, captées par l'armée. Frobisher donne l'ordre de la "page blanche" pour effacer les actions passées de 1965. Loïs tombe sur une liste de noms, dont celui de Jack, avec ordre de les tuer.

Jack va à l'hôpital où le docteur Patanjali l'a appelé pour un autre corps. Il tire une balle dans le dos de Jack et le tue. Des militaires, dont l'agent Johnson, arrivent. On apprend qu'en fait le médecin suivait des ordres pour infiltrer Torchwood mais que les ordres ont changé. Les militaires ouvrent le ventre de Jack. Pendant ce temps, l'armée a retrouvé la trace de Clément McDonald. Il s'enfuit. A l'hôpital, les militaires referment la plaie de Jack puis l'agent tue le médecin. Jack se réveille et le voit mort.

Il retourne au Hub, l'armée le surveillant de près. Dans la salle d'examen Gwen fait un genre d'échographie et voit qu'elle est effectivement enceinte. Jack arrive, il explique à Ianto ce qui vient de se passer, rejoint Gwen et apprend la bonne nouvelle ainsi que Ianto. En touchant l'appareil, celui-ci détecte qu'il y a une bombe dans le corps de Jack. Il faut évacuer. Gwen et Ianto ne veulent pas le laisser mais Jack dit qu'il n'y a pas d'autre solution et qu'il survivra. Gwen et Ianto évacuent contre leur gré. Le Hub explose.

Les enfants se figent et disent : « On va revenir... bientôt. ».

 

FIN

EXTÉRIEUR - SUR UNE ROUTE DE CAMPAGNE - NUIT

Nous sommes en 1965 en Écosse, un bus roule de nuit avec des enfants à son bord. Un jeune garçon regarde l'extérieur où la pluie tombe.

INTÉRIEUR - BUS - NUIT

FILLE 1 : Est-ce que tu peux me dire où l'on va ?

FILLE 2 : Non, non, on nous a rien dit.

GARCON : Il fait tout noir dehors.

Les enfants se mettent à rigoler. Le bus continue sa traversée lorsque le chauffeur s'arrête et les enfants descendent.

 

EXTERIEUR - SUR UNE ROUTE DE CAMPAGNE - NUIT

FILLE 3 : On est où ?

Ils se mettent à marcher lorsqu'une lumière aveuglante se trouve devant eux. Ils se figent quelques instants, puis repartent sauf un qui préfère rester sur place. L'un des jeunes garçons se retourne et, en plan large, tous les enfants se dirigent vers la lumière, laissant le chauffeur qui les voit partir. Tout devient blanc.

 

Générique

 

VUE AÉRIENNE SUR CARDIFF

EXTÉRIEUR - SUR MARKET STREET - JOURNEE

Il y a une vue sur l'horloge qui indique 8 heures 40 minutes. Gwen se trouve à un distributeur automatique et il y a pas mal de monde autour d'elle. Une voix se fait entendre.

UNE MÈRE : (Hors cadre.) Allez, avance Tyler. Arrête un peu, s'il te plaît.

Gwen tape son code et entendant la femme, elle se tourne. Un jeune garçon ne bouge pas et semble paralysé, ce qui agace sa mère.

UNE MÈRE : Je n'ai vraiment pas le temps de m'amuser. Tyler ! (Elle croise les bras.) Très bien, je vais te laisser ici. (Hors cadre.) C'est ce que tu veux ? (Gwen sourit.)

La même scène semble se répéter mais cette fois-ci c'est entre un père et sa fille.

UN PÈRE : (Hors cadre.) Suzette...

UNE MÈRE : (À Tyler.) Que je te laisse tout seul, en pleine rue ?

UN PÈRE : (À Suzette.) Allez, on va être en retard. (Gwen se tourne de l'autre côté.) Suzette !

 

INTÉRIEUR - MAISON DES FROBISHER - JOURNÉE

JOHN FROBISHER : (Descendant l'escalier, il semble pressé.) J'ai réservé une voiture pour 19 heures 30 mais elle va peut-être devoir m'attendre, parce qu'une fois que Baxter commence à parler, on ne peut plus l'arrêter.

Pendant que son épouse passe devant lui, il prend un dossier et s'en va, ne se rendant pas compte que leurs deux enfants, en uniforme d'écolier, ne bougent plus devant leurs petits-déjeuners.

JOHN FROBISHER : Alors, je ne sais pas trop à quelle heure je serais à la maison, en tous cas, je t'enverrai un texto dès que je serai sur l'autoroute. (La porte de l'entrée claque.)

 

INTÉRIEUR - MAISON DES CARTER - JOURNÉE

Une femme est en train de marcher alors que son fils, prêt à partir à l'école, reste lui aussi figé.

ALICE CARTER : (En parlant fort.) Steven, si tu laisses la porte ouverte, il y a des chats qui vont entrer, tu le sais bien.

Le jeune garçon, se trouvant sur le palier, ne bouge également pas alors que sa mère continue de marcher, mais voyant qu'il ne réagit pas, va vers lui.

ALICE CARTER : Mon chéri, ne reste pas là, tu vas arriver en retard. (Le regardant, elle semble surprise de le voir comme ça.) Steven. (Toujours pas de réponse.) Steven ?

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE RUE DE CARDIFF, PROCHE D'UNE ÉCOLE - JOURNÉE

Un bus est bloqué devant un passage piéton car les enfants, se rendant à l'école, sont eux aussi comme figés.

CHAUFFEUR DE BUS : Arrêtez de jouer à ça ! Dégagez le passage !

Des coups de klaxon retentissent, alors que la personne, chargée de la sécurité les regarde, ne sachant que faire. Les automobilistes continuent de klaxonner.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES DAVIES - JOURNÉE

RHIANNON : (Hors cadre.) David ? Est-ce que tu m'écoutes ?

Pareil pour les deux enfants qui sont devant leur petit-déjeuner, ne bougeant pas.

RHIANNON : Mica, ohé, les enfants, je vous parle !

Elle les regarde l'un après l'autre, ne comprenant pas ce qu'il se passe.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES CARTER - JOURNÉE

STEVEN CARTER : (Reprenant ses esprits, il parle à sa mère comme si de rien était.) À tout à l'heure !

Il s'en va sous le regard soulagé de sa mère.

 

EXTÉRIEUR - DANS LA RUE, SUR LE PASSAGE PIETON - JOURNÉE

Les enfants se remettent à marcher alors que le chauffeur de bus se met à sourire, pensant qu'ils le faisaient exprès.

 

INTÉRIEUR- MAISON DES DAVIES - JOURNÉE

DAVID DAVIES : (Reprenant le cours normal des choses, sous les yeux médusés de sa mère qui continue ses activités.) C'est celui qu'il dit qui y est, alors tais-toi parce que c'est toi qui chialait, tu faisais ton bébé.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES FROBISHER - JOURNÉE

ANNA FROBISHER : (Descendant de l'escalier et va vers la cuisine prévenir ses enfants.) Vous allez être en retard, on s'active !

Les enfants se lèvent de table et commencent à partir, comme si de rien était.

HOLLY FROBISHER : Oui, on y va, c'est bon !

LILLY FROBISHER : (Prenant son sac.) Après, je vais chez Polly, je rentrerai un peu plus tard. Bye !

Elles s'en vont pendant que Holly prend son sac à son tour.

 

EXTÉRIEUR - CARDIFF - DANS LA RUE PRÈS DU DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE - JOURNÉE

UNE MÈRE : (Voyant son fils qui se remet à marcher, elle est énervée contre lui.) Tu exagères franchement. Allez, dépêche-toi !

Pendant que Gwen continue de marcher, elle croise Suzette et son père, celle-ci la regarde. Elle se retourne et elle voit la jeune fille continuer sa route.

 

EXTÉRIEUR - CARDIFF - PRÈS D'UNE BAIE - JOURNÉE

Gwen est en train de marcher sur les rives de la mer. Elle a un gobelet entre les mains. Un homme s'appuie à une rembarde et elle lève les yeux vers lui.

GWEN : Ça va, Glyn ? Alors, quoi de neuf ?

GLYN : Eh ben, je regarde la mer. Et aucun monstre en vue !

GWEN : (Levant l'index gauche au ciel.) Ce n'est pas encore l'heure !

Elle se met à rigoler lorsqu'elle passe la porte d'entrée du "bureau" pour se rendre au complexe.

 

INTÉRIEUR - LE HUB - ZONE PRINCIPALE - JOURNÉE

Gwen ouvre la porte coulissante ainsi que la grille, mais l'intérieur semble vide et non éclairé.

GWEN : Il y a quelqu'un ? (Allumant les lumières.) Vous êtes en train de comploter dans le noir ? Jack ?

Elle monte au premier étage vers son bureau, voit la photo de Tosh et Owen et la touche avec le doigt.

GWEN : Salut, vous deux !

À l'ordinateur, elle tape "Children" ("Enfants"). Une barre de recherche se met en route. Les pourcentages défilent alors que cela cherche du côté des "Services d'urgences" ainsi que du "Réseau d'information du Gouvernement".)

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL A&E - JOURNÉE

Des médecins très occupés s'affairent autour d'un patient en arrêt cardiaque. L'un d'entre eux utilise un défibrilateur.

RUPESH PATANJALI : Dégagez ! On recommence.

VOIX MASCULINE : Je charge à 200.

RUPESH PATANJALI : Dégagez !

Ça ne fonctionne pas et c'est l'électrocardiogramme plat.

RUPESH PATANJALI : (Arrêtant le moniteur.) Je crois qu'il n'y a plus rien à faire. On est d'accord ?

Deux voix masculines et une voix féminine acquiescent.

RUPESH PATANJALI : (Regardant sa montre.) Bon, heure du décès : 9 heures 17. (S'adressant à une infirmière.) Sally, je te laisse t'occuper du reste, d'accord. Moi, je vais les prévenir.

Il sort de la pièce et va rejoindre deux hommes, dont l'un porte un manteau datant de la Seconde Guerre mondiale.

RUPESH PATANJALI : Excusez-moi.

Les deux hommes se retournent et il s'agit en réalité de Ianto Jones et Jack Harckness.

RUPESH PATANJALI : On a fait tout ce qu'on a pu pour le sauver mais, (hésitant à continuer) il n'a pas tenu le choc.

JACK : (L'air triste, il baisse la tête.) C'est très regrettable.

IANTO : C'est très triste.

JACK : (Se tournant vers Ianto.) Pauvre Mr Williams.

RUPESH PATANJALI : (Les regardant.) Vous êtes des voisins, c'est bien ça ?

JACK : (Pendant que Ianto acquiesce.) On habite à côté de chez lui.

IANTO : Il n'avait vraiment pas de famille. Il vivait tout seul. Alors, nous... on veillait sur lui, normal.

RUPESH PATANJALI : (Souriant.) Je suis persuadé que cela lui faisait chaud au cœur. Sincèrement, ce serait bien qu'il y ait plus de gens comme vous sur Terre.

JACK : (Jetant un œil vers Ianto puis se tournant vers Rupesh, ne sachant que dire.) Oui, euh, on ne voudrait pas vraiment abuser, mais comme on était des voisins modèles, est-ce que l'on pourrait voir le corps, c'est possible ?

 

INTÉRIEUR - DANS UNE PIÈCE DE L'HÔPITAL - JOURNÉE

Le rideau s'ouvre sur le corps où un drap blanc l'enveloppe.

JACK : Paix à son âme.

IANTO : Que Dieu l'accueille.

JACK : (S'adressant à Rupesh.) Est-ce que vous croyez que l'on pourrait rester seuls avec lui ? (Il lève le bras, comme pris par l'émotion.)

RUPESH PATANJALI : Ouais, sans aucun souci. Vous viendrez me voir quand vous aurez fini. Et, toutes mes condoléances à tous les deux.

JACK : Merci.

Rupesh referme le rideau pour qu'ils puissent rester seuls. Tous les deux relèvent le drap.

IANTO : (En souriant.) Il a cru qu'on était ensemble. Comme un couple. (Ouvrant une mallette.) Il a dit "À tous les deux" et la façon dont il a dit (en ricanant) "à tous les deux".

JACK : (Le regardant.) On est en couple et alors, quelle importance ?

IANTO : (Prenant quelque chose venant de la mallette, il semble gêné.) Ah, aucune, c'est juste que pour moi, c'est tout nouveau. (Donnant un objet à Jack.) Tiens, le laser.

Jack se sert du laser pour commencer à ouvrir le corps de l'homme mort, au niveau de l'abdomen. Une fissure apparaît.

JACK : Les pinces.

IANTO : Les pinces.

Jack utilise les pinces afin d'attraper quelque chose dans le corps de l'homme décédé, mais éprouve quelques difficultés.

JACK : J'y suis presque.

Ianto regarde vers le rideau.

JACK : Ça y...

Alors que Jack sort une espèce inconnue, Rupesh Patanjali tire le rideau.

RUPESH PATANJALI : Vous n'avez plus que...

Il est surpris parce qu'il est en train de voir, de même que Ianto, étonné que quelqu'un puisse être venu. Jack, avec du mal, arrive malgré tout à attraper l'espèce, qui se trouve désormais dans les pinces.

JACK : Voilà !

RUPESH PATANJALI : Mais qu'est-ce que ?...

JACK : Oh, oh. (Essoufflé, il lève les pinces pour montrer l'espèce à Rupesh.) Regardez, est-ce que ça ressemble à quelque chose d'humain ? Non, loin de là. Voyez plutôt ça comme un pique-assiette. Ce n'est pas ça qui l'a tué.

IANTO : (Prenant une boîte dans la mallette et Rupesh est toujours aussi étonné.) Ce serait même un truc bénéfique, parce que ça libère des endorphines dans le sang. (Il sourit.) Il est mort de sa belle mort. (À Jack.) Tiens, la boîte.

JACK : (En mettant l'espèce dans la boîte.) Et comme on fait bien les choses, vous n'aurez pas à le recoudre. (Il se sert du laser pour fermer la plaie dans l'abdomen. Il range le laser et ferme la mallette.) Merci infiniment.

IANTO : On ne vous embête plus.

Jack et Ianto commencent à partir sous les yeux médusés de Rupesh, qui ne sachant pas quoi faire, se décide à les rappeler.

RUPESH PATANJALI : Attendez, pas si vite ! Attendez, je vous dis !

Il se lance à leur poursuite.

 

EXTÉRIEUR - PARKING DE L'HÔPITAL - JOURNÉE

Jack et Ianto rejoignent leur véhicule et Rupesh court derrière eux et les rattrape.

RUPESH PATANJALI : Même si ce n'est pas humain, vous l'avez mutilé, alors je suis bien obligé de faire un rapport.

JACK : (Lui tournant le dos.) Dans ce cas, faites-en un.

RUPESH PATANJALI : Mais le truc que vous avez comparé à un pique-assiette, c'était quoi ?

Le système d'ouverture du véhicule se met en route.

JACK : Essayez de le mentionner dans votre rapport. (Il ouvre la porte droite de la voiture.)

RUPESH PATANJALI : (Voyant l'inscription "Torchwood" écrit sur le véhicule.) Vous êtes de Torchwood ?

JACK : (Entrant dans la voiture et ferme la portière, tout comme Ianto.) Jamais entendu parler !

RUPESH PATANJALI : (Se mettant devant la portière.) Il y a plein de cadavres qui ont disparu !

JACK : (Abaissant la fenêtre pendant qu’Ianto met sa ceinture de sécurité.) Combien ?

RUPESH PATANJALI : Tout a commencé il y a deux mois. Plusieurs corps sont arrivés jusqu'à la morgue et ensuite, on a perdu leur trace. Ils avaient disparu. Il y a eu cinq. Cinq en deux mois. Et aucun d'eux n'étaient blancs. Il y a un d'origine antillaise, il y aussi un Africain, trois Chinois. Que des hommes.

JACK : (Réfléchissant.) Comment vous vous appelez ?

RUPESH PATANJALI : Rupesh. Rupesh Patanjali.

JACK : (À Ianto.) Qu'est-ce que tu en dis ?

IANTO : Service de santé.

JACK : Ouais, ça fait beaucoup trop de paperasse. (À Rupesh.) Désolé, bonne chance quand même.

Jack démarre laissant Rupesh sur place mais celui-ci leur crie après.

RUPESH PATANJALI : Non, stop, attendez !

Trop tard, ils sont déjà partis et Rupesh reste sur place.

 

EXTÉRIEUR - LONDRES - JOURNÉE

Plan large du Parlement et de ses alentours.

 

EXTÉRIEUR - LONDRES - PRÈS DU MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - JOURNÉE

Une voiture noire roule vite tandis qu'un bus s'arrête derrière un autre bus stationné devant lui. Une jeune femme, Loïs Habiba en sort, avec dans sa main droite un sac. Elle commence à courir car elle est pressée. Alors que la voiture s'arrête devant l'entrée d'un bâtiment. John Frobischer descend du véhicule et se dirige vers la porte où se trouve, semble-t-il des policiers chargés de la sécurité.

JOHN FROBISHER : Vous fermerez.

CHAUFFEUR : Oui, monsieur.

La voiture s'en va et Loïs arrive en courant et rentre aussi dans le bâtiment.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS UN COULOIR - JOURNÉE

Le sol est recouvert de moquette et des chaussures noires apparaissent. Frobischer, tenant une mallette dans la main, traverse un couloir et va vers la droite. Il est suivi de près par Loïs Habiba, qui se dirige vers le côté gauche, mais elle se trompe et revient sur ses pas, prenant le même chemin que Frobisher.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

John Frobisher arrive et semble surpris par ce qu'il voit, c'est-à-dire, un militaire en uniforme.

JOHN FROBISHER : Oh, ce n'est pas vrai !

BRIDGET SPEARS : Bonjour, monsieur.

JOHN FROBISHER : Bonjour.

COLONEL ODUYA : (À voix basse.) Oui, c'est ça, bonjour.

BRIDGET SPEARS : (Se levant.) Le colonel Oduya pour vous. Il n'a pas rendez-vous et je vous rappelle que vous avez une réunion à et quart.

JOHN FROBISCHER : (Au colonel Oduya.) Entrez, je vous en prie.

COLONEL ODUYA : (Entrant dans le bureau de Frobischer.) Merci.

Loïs Habiba arrive en courant vers son lieu de travail.

LOÏS HABIBA : Je suis vraiment désolée. Excusez-moi, je suis en retard ! Ce n'est pas dans mes habitudes, je vous assure.

BRIDGET SPEARS : Bonjour, Bridget Spears.

LOÏS HABIBA : Loïs Habiba.

Toutes les deux se serrent la main.

BRIDGET SPEARS : (Montrant la nouvelle place de Loïs.) Alors, voilà, votre bureau est ici.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LE BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

Les vitres du bureau sont carrées et sous forme d'arc, ressemblant à une cage. Forbischer commence à parler avant de s'asseoir.

JOHN FROBISHER : S'il vous plaît, dites-moi qu'il n'y a rien de grave.

COLONEL ODUYA : Ce n'est peut-être rien, mais il est de mon devoir d'informer le gouvernement, (s'asseyant à son tour), même s'il s'avère que c'est une fausse alerte.

JOHN FROBISHER : De quoi s'agit-il ?

COLONEL ODUYA : Des enfants, monsieur. (Hors cadre.) Il s'agit des enfants. (Frobischer est surpris par ce que lui annonce le colonel.)

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB – ENTRÉE PRINCIPALE - JOURNÉE

Jack et Ianto arrivent au repaire et continuent à rigoler et à blaguer.

IANTO : Tu vas finir par nous faire tuer.

JACK : Ah non, c'est toi qui te feras tuer. Tu crèveras comme un chien ! (Hors cadre.) Dans le caniveau. (Ils montent pour rejoindre Gwen.)

GWEN : (Leur faisant revenir à la réalité.) Hé, les comiques de service, j'ai trouvé quelque chose.

JACK : (S'adressant à Gwen, pendant qu’Ianto pose la mallette au sol.) J'aimerais que tu fasses des recherches sur l'hôpital Saint-Helen, (hors cadre) surtout sur la morgue.

GWEN : Ouais eh ben, t'es pas manchot, l'ordi est juste là.

Ianto pouffe de rire.

GWEN : J'ai reçu des rapports ce matin qui font état de dix-sept accidents de la route à travers tout le pays, de Glasgow à St Ives.

JACK : (Tapant sur le clavier pour faire sa recherche.) C'est plus que la moyenne ?

GWEN : Tous ces accidents ont eu lieu entre 8 heures et 8 heures 41. Dix-sept accidents de la route qui se produisent exactement en même temps. (Ianto se met à son poste informatique.) Et en plus, ils impliquent tous des enfants.

IANTO : (Il tente de trouver les informations sur ces accidents.) Le ramassage scolaire, ça craint.

GWEN : Ils se trouvaient tous en plein milieu de la chaussée.

Sur l'ordinateur, une carte du pays montre les emplacements où se passait ce mystérieux phénomène. Les points clignotent.

GWEN : Ils ne traversaient pas, ils étaient arrêtés sur la chaussée. J'en ai été témoin moi-même, Jack. J'ai vu deux gosses sur Market Street. Ils sont restés figés, carrément.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LE BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

COLONEL ODUYA : Mais ces accidents, ce n'est qu'une seule partie du problème. Parce que tous les enfants se sont arrêtés net à la même heure. Et pas seulement en Grande-Bretagne.

IANTO : (Hors cadre.) Il s'est passé la même chose en France.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

IANTO : Il y a eu quinze accidents de la route. On a signalé également des accidents en Norvège, (sur son écran défile le nom des pays touchés), en Suède, au Danemark, au Luxembourg...

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LE BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

COLONEL ODUYA : (Tendant les feuilles vers Frobisher, qui les regarde.) ...en Allemagne. À 8 heures 40, heure de Greenwich, la plupart des Américains dormait encore, mais même là-bas, il s'est passé exactement la même chose. On peut en déduire que tous les enfants sont concernés. D'après nos informations, à 8 heures 40 ce matin, tous les enfants du monde, sans la moindre exception, étaient immobiles.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

GWEN : (À Jack.) Tu avais déjà vu une chose pareille ?

JACK : Non, jamais. Des enfants...

COLONEL ODUYA : (Hors cadre.) Tant qu’on n’a pas d'autres informations...

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LE BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

COLONEL ODUYA : ... on ignore si ce phénomène est d'origine extraterrestre. Les Nations-Unies ont néanmoins décidé de faire passer UNIT en alerte jaune, au cas où.

Quelqu'un frappe à la porte du bureau.

JOHN FORBISHER : (Les mains croisées posées sur son menton, pensif.) Nom de Dieu.

Loïs Habiba entre et les deux hommes en profitent pour changer de sujet.

JOHN FORBISHER : Et le colonel Mace, comment est-ce qu'il va ?

COLONEL ODUYA : (Regardant vers Loïs, il joue le jeu de Forbisher.) Ça va.

Loïs apporte des boissons aux deux hommes et pose les gobelets sur la table.

COLONEL ODUYA : Moi aussi, j'aimerais bien un poste à Vancouver. Les paysages sont magnifiques à ce qu'on dit.

JOHN FORBISHER : Ça dépend pour qui.

Les deux hommes se regardent, espérant que Loïs Habiba parte le plus vite possible afin de reprendre leur vraie conversation.

LOÏS HABIBA : Excusez-moi, je m'appelle Loïs. Loïs Habiba. J'ai commencé ce matin, j'assiste Mlle Spears dans l'installation du nouveau système informatique.

JOHN FORBISHER : (Après une pause.) Merci beaucoup.

LOÏS HABIBA : (En souriant.) De rien.

Elle quitte désormais le bureau.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LES BUREAUX - JOURNEE

LOÏS HABIBA : (À Mlle Spears.) Ça y est. C'est quoi cet uniforme ? Ce n'est pas l'armée britannique, si ?

BRIDGET SPEARS : (Changeant de sujet.) Ce sera gentil de transférer tous les noms et toutes les adresses. (Loïs retourne à son bureau.)

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÈRIEUR - BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

COLONEL ODUYA : Pour le moment, ce phénomène est passé assez inaperçu. Et si quelqu'un a l'intention de divulguer aux informations, nous lui couperons l'herbe sous le pied. Nous sommes les seuls à disposer d'un système informatique assez intelligent pour recouper toutes ces données. Enfin, nous et Torchwood.

JOHN FROBISHER : Vous aimeriez que je leur parle ? Ce sont de vrais emmerdeurs mais ils peuvent nous être utiles.

COLONEL ODUYA : On les a au téléphone en ce moment.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - BUREAU DE JACK - JOURNÉE

Jack se trouve dans son bureau mais vu depuis la fenêtre extérieur.

JACK : (Au téléphone.) Dès que vous avez du nouveau, vous me prévenez immédiatement. (Il raccroche pendant que Gwen le rejoint.) Martha Jones a choisi le pire moment pour partir en vacances. J'ai eu le sergent Grunt. Je dois m'adresser à un sergent !

GWEN : (Menaçante.) T'avise pas de l'appeler, (pointant son index vers Jack) elle est en lune de miel. Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

JACK : L'UNIT, basée à Washington, a effectué une batterie d'analyses médicales sur deux enfants.

Ianto voit quelque chose sur l'ordinateur et va prévenir Jack.

JACK : Scanner du cerveau, glycémie, vérification du taux de radiation, que dalle.

IANTO : (Ouvrant la porte du bureau de Jack, il s'adresse à lui.) Tu avais raison, il est venu.

JACK : (Il se met à rire.) Ah, j'en étais sûr.

Jack quitte son bureau pour retourner dans la pièce principale, sous le regard de Gwen, qui ne comprend rien à ce qu'il se passe.

GWEN : De qui vous parlez ?

JACK : (Regardant les images de Rupesh en compagnie d’Ianto.) Qu'est-ce qu'il fait ?

IANTO : Il attend, comme tu l'avais deviné. Depuis vingt minutes.

JACK : Persévérant.

IANTO : C'est un bon signe ?

JACK : Ouvert d'esprit.

IANTO : C'est toujours un plus.

GWEN : (Venue les rejoindre et se rendre compte de ce qu'ils sont en train de regarder.) Ah, il ne faut jamais travailler avec un couple, on dirait vraiment des jumeaux. (En souriant.) Dites-moi qui est cet homme ?

IANTO : Rupesh Patanjali. Il a vu le pique-assiette. (Se tournant vers Gwen.) Il est au courant pour tous les cadavres qui ont disparus.

JACK : Docteur Patanjali. Voilà, il nous faut un docteur.

GWEN : (Regardant Jack.) Vous avez voulu qu'il vous suive.

IANTO : Quand les gens demandent où est Torchwood, on leur indique toujours la baie.

Rupesh Patajanli est toujours en train d'attendre à l'extérieur.

GWEN : (Se mettant à sourire.) Bande de salauds ! Vous avez fait également le même coup quand on s'est rencontrés. Ca ne va peut-être pas vous plaire, mais je m'improvise officier-recruteur !

Ianto se tourne et voit Gwen partir pendant que Jack soupire.

IANTO : Elle nous voit comme un couple, maintenant.

JACK : (Regardant Ianto, vexé parce qu'il vient de dire.) C'est quoi ton problème ?

IANTO : (Se défendant.) Je dis ça comme ça.

JACK : (Retournant vers son bureau.) Je déteste le mot couple.

IANTO : (Voyant Jack entrer dans son bureau.) Moi aussi.

Jack ferme la porte et Ianto continue de regarder les images avec Rupesh.

 

EXTÉRIEUR - PRES DE LA BAIE - JOURNÉE

Rupesh Patanjali continue de patienter lorsque Gwen va le rejoindre.

GWEN : Hey ! (Il se retourne alors qu'elle la main pour le prévenir. Elle pointe également l'index vers lui.) Rupesh, c'est ça ?

RUPESH PATANJALI : (Étonné.) Oui, oui, c'est ça.

GWEN : (Elle tend sa main pour saluer et Rupesh accepte de la lui serrer.) Gwen Cooper, de Torchwood.

 

EXTÉRIEUR - TERRASSE D'UN CAFÉ - JOURNÉE

Gwen et Rupesh sont assis à une terrasse d'un café, et Gwen prend connaissance des morts qui ont depuis disparus.

GWEN : (Lisant un dossier.) Trois des morts étaient Chinois ? (Regardant vers Rupesh.) Il existe un lien entre eux ?

RUPESH PATANJALI : Non, il y en avait un qui avait 27 ans et les deux autres avaient entre 50 et 60 ans. Ils n'étaient pas de la même famille.

GWEN : (Replongeant dans le dossier.) Statistiquement, c'est assez étrange. Dans une ville aussi petite.

RUPESH PATANJALI : Je me suis fait la même réflexion. Enfin bon, comparé au pique-assiette, c'était rien.

GWEN : (Se tournant vers lui.) Ça vous fait peur ?

RUPESH PATANJALI : Ça oui !

GWEN : A moi aussi. Et tout le monde peut être un hôte potentiel. (Rupesh la scrute du regard, ce qui la gêne en levant la main.) Taisez-vous, je sais.

RUPESH PATANJALI : (Pendant que Gwen feuillette toujours le dossier.) Cette ville ! Depuis que j'ai emménagé ici, tout est... bizarre.

GWEN : (Refermant le dossier.) Et, d'où vous venez ?

RUPESH PATANJALI : Moi, je viens de Chesterfield.

GWEN : Hmmm.

RUPESH PATANJALI : J'ai débarqué ici il y a dix-huit mois.

GWEN : Et ça vous plaît ?

RUPESH PATANJALI : Enormément, oui.

GWEN : Je parie que vous ne gagnez pas beaucoup.

RUPESH PATANJALI : Au début, non. Ca pourrait être pire.

GWEN : Torchwood est payé par la Couronne d'Angleterre. En voyant mon premier chèque, j'ai failli tomber dans les pommes. J'ai été obligée de cacher à mon copain. Je m'achetais des fringues que je planquais en-dessous du pieu. (Elle se met à rigoler.)

RUPESH PATANJALI : (Pendant que Gwen prend sa tasse. posée sur la table) A quoi ça ressemble, à l'intérieur de Torchwood ? Dites-moi, qu'est-ce que vous faites exactement ?

GWEN : (En buvant.) Pourquoi, ça vous intéresse ?

RUPESH PATANJALI : (Hésitant.) Eh bien... D'après ce que j'ai entendu, (Gwen repose la tasse sur la table) ça à l'air... Je ne sais pas...

GWEN : (Tentant de l'aider.) Excitant ?

RUPESH PATANJALI : Oui, j'imagine.

GWEN : Ou Glamour ?

RUPESH PATANJALI : Non, je dirais plus... quelque chose de... A vrai dire, on a tous été témoin un jour ou l'autre... depuis quelques années de la vie extraterrestre. Même si beaucoup de gens nient encore son existence. (Gwen sourit.) Pour moi... OK. C'est le taux de suicides. Depuis quelques années, le taux de suicides a doublé. Et ça coïncide avec la découverte du premier extraterrestre. Mon premier corps, ma première autopsie, c'était un suicide. Et si la victime s'est suicidée, c'est à cause... Elle avait laissé des lettres manuscrites. Elle expliquait qu'elle avait été chrétienne durant toute sa vie et puis, les extraterrestres sont arrivés. Elle a écrit ça, mot pour mot "on dirait que la science a gagné."

GWEN : Elle n'avait plus la foi.

RUPESH PATANJALI : C'est plus que ça. Elle a dit qu'elle savait que sa place dans l'univers... était minuscule. Alors en fait, si elle est morte, c'est pace qu'elle a cru qu'elle n'était rien.

GWEN : (Comprenant ce qu'il veut dire.) Moi aussi, j'ai connu ça. Encore maintenant, je suis terrifiée. (Avec plus d'entrain et une touche d'émotion dans la voix.) Mais d'un autre côté, c'est magnifique, c'est extrêmement beau et c'est magique, (sur le point de pleurer) c'est le moins que l'on puisse dire. Tout prend une autre dimension. On dirait... (Elle bouge ses cheveux car ils la gênent à cause du vent.) que le monde aussi a pris une autre dimension. Ma vie a pris une autre dimension.

Gwen se met à sourire mais, en face d'elle, une autre enfant est restée figer pendant que sa mère tente de la faire partir de là. Elle comprend que cela recommence.

GWEN : (En se levant.) Oh, nom de Dieu !

Elle court vers la fille, se trouvant devant un carrousel. Rupesh prend le dossier et se met à courir pour la rejoindre.

MÈRE 2 : (La prenant par la main.) Sasha, allez, viens ma chérie, il faut que j'aille au travail, je n'ai vraiment pas le temps.

GWEN : (Au téléphone avec Jack et se met à crier.) Jack ! Il faut que tu viennes tout de suite, vite, ça recommence ! Les enfants !

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

JACK : (Sortant de son bureau en courant, il prévient Ianto.) Ҫa recommence !

 

EXTÉRIEUR - PRÈS DU CARROUSEL - JOURNÉE

Gwen et Rupesh arrivent devant la jeune fille et Gwen tente d'entrer en contact.

GWEN : (À Sasha.) Est-ce que ça va ?

MÈRE 2 : (Elle tente de rassurer Gwen, pensant que sa fille lui fait une farce.) Ne vous inquiétez pas, elle est en train de me faire marcher. (À Sasha ; hors cadre.) Allez, arrête ma chérie, les gens te regardent. (Rupesh commence à s'inquiéter de la tournure des événements.)

 

EXTÉRIEUR - DANS DIFFERENTES ÉCOLES - JOURNÉE

Un groupe d'enfants en sweat bleu sont aussi figés sur le terrain de sport. Pareil pour d'autres enfants, cette fois-ci en uniforme rouge. Parmi ces enfants, se trouve Steven. Dans une rue, d'autres enfants sont également figés, ce qui attire l'attention des passants, qui ne comprennent pas ce qu'il se passe, ni pourquoi ils sont comme ça. Retour sur le premier groupe, un adulte passe entre les enfants et c'est à ce moment-là qu'ils se mettent tous à hurler, un son strident et désagréable. Un directeur d'école semble impuissant face à cet événement, ne sachant que faire.

 

EXTÉRIEUR - SUR LA PLACE, PRÈS DE LA BAIE - JOURNÈE

Jack, suivi d’Ianto, se met à courir. Il rejoint Gwen alors que les enfants continuent toujours de crier.

JACK : (À Gwen.) Mais qu'est-ce qu'elle fait ? C'est quoi ce bruit ?

GWEN : (Paniquant.) Je n'en ai aucune idée.

MÈRE 2 : (Tentant de résonner sa fille.) Sasha, arrête ! Sasha ! Mais qu'est-ce qu'elle a ?

Ianto tente de comprendre ce qu'il se passe et regarde les enfants. Jack utilise son manipulateur de vortex.

RUPESH PATANJALI : Il y a d'autres !

Il court vers deux écoliers pour tenter de les aider. Il parle à une mère, inquiète de voir sa fille dans cet état.

RUPESH PATANJALI : Ça va aller, ne vous inquiétez pas, je suis médecin.

Ianto prend une vidéo d'un des enfants afin d'avoir une preuve.

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE ÉCOLE - JOURNÉE

Le groupe dont les enfants ont un uniforme rouge, arrêtent de hurler.

ENFANTS / STEVEN) : On... On... On...

 

EXTÉRIEUR - DANS LA RUE - JOURNÉE

ENFANTS : (En manteau rouge) On... On... On... On... On...

 

EXTÉRIEUR - SUR LA PLACE - PRÈS DE LA BAIE - JOURNÉE

RUPESH PATANJALI : (Étonné.) Mais...

IANTO : (La caméra à la main.) Whoa...

ENFANTS : (Avec un uniforme gris.) On va... On va...

Jack et Gwen sont eux aussi de plus en plus étonnés devant cet étrange spectacle.

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE ÉCOLE - JOURNÉE

ENFANTS / STEVEN : (En uniforme rouge.) On va... On va...

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE ÉCOLE - JOURNÉE

ENFANTS : (En sweat bleu.) On va revenir...

 

EXTÉRIEUR - SUR LA PLACE - PRÈS DE LA BAIE - JOURNÉE

ENFANTS : (Avec un uniforme gris.) On va revenir...

GWEN : Oh, mais c'est dingue !

ENFANTS : (Avec un uniforme gris.) On va revenir...

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE ÉCOLE - JOURNÉE

ENFANTS : (En uniforme rouge.) On va revenir... On va revenir... On va revenir...

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

John Frobisher est au téléphone. Il a été mis au courant des derniers événements concernant les enfants.

JOHN FROBISHER : Merde !

Il raccroche, se lève et sort de son bureau.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

JOHN FROBISHER : (S'adressant aux personnes présentes.) Qui a des enfants ? Trouvez-moi un gamin, bordel ! Et plus vite que ça !

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - COULOIR - JOURNÉE

Des aides-soignants se mettent à courir dans un couloir, apparemment il y a une urgence, et se dirigent vers la cour.

 

EXTÉRIEUR – HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS LA COUR

INFIRMIERE : (En courant.) Il ne s'arrête plus, il répète toujours la même chose en boucle. C'est sans fin.

TIMOTHY WHITE : On va revenir...

Une infirmière est en train de le filmer.

TIMOTHY WHITE : On va revenir... On va revenir... On va revenir... On va revenir...

 

EXTÉRIEUR - SUR LA PLACE - PRÈS DE LA BAIE - JOURNÉE

ENFANTS : On va revenir...

MÈRE 2 : (Elle commence à désespérer.) Sasha, je t'en supplie.

ENFANTS : On va revenir...

MÈRE 2 : Oh, mon Dieu ! (Regardant vers Gwen.) Oh, non !

ENFANTS : On va revenir...

GWEN : (À Sasha.) Qui êtes-vous ? Qui est-ce qui revient ?

Mais trop tard, Sasha reprend ses esprits et se remet à parler à sa mère.

SASHA : (Regardant sa mère.) Tu viens maman.

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE ÉCOLE - JOURNÉE

Tous les enfants reprennent leurs activités comme si rien ne s'était passé. Une institutrice, intriguée, va voir une écolière.

INSTITUTRICE : Qu'est-ce qui s'est passé ? (L'écolière hausse les épaules, ne sachant pas elle-même.)

 

EXTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS LA COUR - JOURNÉE

Timothy White, qui a repris ses esprits, se met à genoux et une aide-soignante va le soutenir.

AIDE-SOIGNANTE : (Le tenant par l’épaule.) Vous n'avez rien, vous n'avez rien. Est-ce que ça va ?

TIMOTHY WHITE : (Épuisé.) Ils m'ont retrouvé.

 

EXTÉRIEUR - LONDRES - JOURNÉE

Large plan de la ville de Londres et vers le bâtiment du ministère de l'Intérieur.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

Tout le monde est au téléphone, tentant de contenir les appels des parents, très inquiets pour la sécurité de leurs enfants, suite aux récents événements.

BRIDGET SPEARS : (Au téléphone.) Désolée, on ne fait aucun commentaire.

LOÏS HABIBA : (Au téléphone.) Ils ne reçoivent personne pour le moment.

John Forbisher est en train de marcher, avec des dossiers à la main, à travers les bureaux.

FEMME : Le Ministère de l'Intérieur exige que vous lui fassiez un rapport circonstancié, conjointement à une note...

LOÏS HABIBA : (Au téléphone.) Je suis vraiment désolée, je ne sais du tout qui vous êtes, excusez-moi.

Forbisher entre dans son bureau et ferme la porte derrière lui.

UNE FEMME : (À Bridget Spears.) Il faut appeler UNIT et les convier à une réunion de toute urgence.

BRIDGET SPEARS : (Agacée.) Oui, oui, oui, oui, oui.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - BUREAU DE FORBISHER - JOURNÉE

Il est assis à son bureau, le regard perdu, ne sachant pas trop l'attitude à adopter, face à cette nouvel événement.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR – DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

BRIDGET SPEARS : (À un homme et une femme.) Je suis à vous tout de suite, j'en ai pour deux secondes.

Elle se lève et se rend vers le bureau de Loïs Habiba.

BRIDGET SPEARS : (À Loïs, lui montrant un post-it.) Je ne peux pas m'occuper de la presse. Est-ce que vous pouvez préparer une réponse automatique ? Il va falloir entrer dans mon compte. Le nom d'utilisateur c'est Spears ; le mot de passe est Hastings, avec un H majuscule et le reste en minuscule.

LOÏS HABIBA : (Prenant le post-it.) Entendu. (Bridget rejoint son bureau.)

Derrière la fenêtre du bureau, Forbisher se touche la tête et semble avoir mal. Il a l'air épuisé. Un homme marche vers le bureau de Bridget. Il s'agit de Dekker qui interrompt même la conversation entre Spears et deux personnes se trouvant à ses côtés.

DEKKER : Bridget... Je veux voir Mr Forbisher. (Loïs regarde la scène avec intérêt pendant que Bridget interrompt ses deux interlocuteurs.)

BRIDGET SPEARS : Veuillez m'excuser. (Elle se lève, va vers le bureau de Forbisher. Elle frappe à la porte et entre.)

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - BUREAU DE FORBISHER - JOURNÉE

BRIDGET SPEARS : Monsieur ?

JOHN FORBISHER : (Sa main gauche sur son front et sa tête baissée.) Je ne veux voir personne.

BRIDGET SPEARS : Monsieur Dekker est là.

Dekker entre dans le bureau et Bridget Spears s'en va. L'homme s'assoit en face de Forbisher.

DEKKER : 456. Je vous avais prévenu.

Forbisher a le regard inquiet.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

JACK : (Au téléphone.) Dites-lui que c'est le capitaine Jack Harkness. Il prendra la communication.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

LOÏS HABIBA : (Au téléphone avec Jack.) C'est impossible, je suis désolée. Laissez-moi votre numéro et...

JACK : (Au téléphone.) Dites-lui que c'est Torchwood.

LOÏS HABIBA : D'accord et vous écrivez ça comment ?

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB – ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

JACK : (Au téléphone ; il est étonné de sa réponse.) Vous travaillez au ministère de l'Intérieur et vous ne connaissez pas Torchwood ?

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

LOIS HABIBA : (Au téléphone.) Je suis nouvelle. J'ai commencé ce matin.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - BUREAU DE JACK - JOURNÉE

JACK : (Entrant dans son bureau et agacé.) Il ne manquait plus que ça ! Désolé, ce n'est pas de votre faute. Vous avez mal choisi votre jour. Écoutez...

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

JACK : (Au téléphone.) ...Dites-lui juste Torchwood, W-O-O-D.

Pendant ce temps, Loïs regarde vers Bridget Spears.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - BUREAU DE JACK - JOURNÉE

JACK : (Au téléphone.) On va peut-être pouvoir vous aider, OK.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

JACK : (Au téléphone.) Comment vous vous appelez ?

LOIS HABIBA : (Au téléphone.) Loïs, Loïs Habiba.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - BUREAU DE JACK - JOURNÉE

JACK : (Au téléphone.) Alors, bonne chance, Loïs Habiba. (Il raccroche.)

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - DANS LES BUREAUX - JOURNÉE

Loïs Habiba raccroche à son tour. Elle voit le post-it avec le nom d'utilisateur et le mot de passe du compte de Bridget Spears. Elle commence à taper le nom "Capitaine Jack Harkness" de la société "Torchwood", mais c'est un dossier confidentiel de sécurité de niveau 2. En regardant vers Bridget Spears et après une hésitation, elle tape "spears" et "hastings" sur le clavier. Pendant ce temps, Dekker sort du bureau de Forbisher, sous le regard de Spears et d'Habiba Les deux hommes s'en vont. Sur l'ordinateur de cette dernière apparaît toutes les informations concernant Torchwood. C'est une société créée en 1879 par la Reine Victoria afin de défendre la Terre contre des menaces extraterrestres. Au départ, elle a été créée dans le but de rechercher dans le domaine du paranormal et extraterrestre. Il y a une organisation, mais elle est aujourd'hui dissoute. Depuis c'est une nouvelle équipe basée à Cardiff qui a été constituée, pour continuer les recherches. Sa mission principale est de  garder un œil sur les activités extraterrestres. Elle a été nommée "Torchwood 3" - Cardiff. Un zoom apparaît sur le terme "menace extraterrestre".

 

EXTÉRIEUR - LONDRES - JOURNÉE

Une voiture roule dans les rues de Londres et, pendant sa traversée tourne à droite sur le rond-point, passant devant un grand bâtiment.

INTÉRIEUR - LONDRES - DANS UN BÂTIMENT - JOURNÉE

La voiture arrive devant un parking souterrain muni d'une porte de sécurité qui se ferme, ainsi qu'un policier. Ils sortent de la voiture et se rendent à l'intérieur d'une maison.

 

INTÉRIEUR - BÂTIMENT - DANS UN COULOIR - JOURNÉE

Dekker et Forbisher ouvrent la porte d'entrée pour se diriger dans un couloir. Ils vont en face, en direction d'une porte que Dekker ouvre.

DEKKER : (À Forbisher.) Ça faisait longtemps que personne ne nous avait rendu visite. Je croyais que vous nous avait oubliés. Mon petit domaine n'est peut-être pas aussi prestigieux que le MI-5.

 

INTÉRIEUR - BÂTIMENT - DANS UNE PIÈCE - JOURNÉE

Tous les deux entrent dans une pièce où semble-t-il, sont stockés des documents.

DEKKER : (À Forbisher.) Ça fait maintenant plusieurs années qu'on est passé au système numérique, mais j'ai gardé le matériel d'origine. (Un détecteur d'activité extraterrestre est posé sur une table, Dekker tape deux fois, avec ses doigts, sur un boîtier.) La nostalgie, que voulez-vous. Et ce matin, il s'est rallumé à 8 heures 40 et une seconde fois, à 10 heures 30. Et il a émis sur la 456. (Dekker fait écouter la transmission à Forbisher, qui écoute avec intérêt, puis stoppe l'appareil.) Mais ce que je veux dire, c'est que la 456 était ouverte.

JOHN FORBISHER : (Intrigué.) Pourquoi est-ce qu'il changerait ?

DEKKER : Ҫa, ce serait plutôt à vous de le dire.

JOHN FORBISHER : (Comprenant la gravité de la situation.) Je vais en référer au Premier Ministre.

DEKKER : Les hauts-fonctionnaires, ils arrivent et ils repartent. Les 456 étaient là bien avant lui et ils seront encore là une fois qu'il sera parti, tout comme nous. Vous savez, la fonction publique, c'est la gangrène du gouvernement.

JOHN FORBISHER : (Choqué.) Est-ce que vous avez des enfants ?

DEKKER : (Toujours en train de trafiquer le détecteur.) Trop de boulot. (Regardant vers Forbisher.) Et c'est un véritable cadeau du ciel.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - DANS LA ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

JACK : À mon avis, il s'agit d'une émission ou d'une impulsion ou d'un signal radio.

IANTO : (Regardant vers Jack, comprenant ce qu'il veut dire.) Ah oui, genre un émetteur de son que seuls les enfants pourrait entendre.

JACK : Les préadolescents pour être précis.

IANTO : Il est possible que la testostérone annihile le signal et que les œstrogènes aient aussi un effet...

GWEN : (Regardant la vidéo avec une petite fille répétant "On va revenir". Elle les interrompt donc dans leur raisonnement.) Oh, non, non, non. Attendez une seconde. On est bête, on était en train de passer à côté d'un détail évident. Regardez. (Les deux hommes la rejoignent.)

FILLE TAIWAIENNE : (Sur l'ordinateur.) On va revenir... On va revenir...

GWEN : Ça a été enregistré à Taiwan, est-ce que vous comprenez de quoi je parle ?

FILLE TAIWAIENNE : (Sur l'ordinateur.) On va revenir... On va revenir... (Gwen pointe vers la bouche de la petite afin de faire montrer le détail.)

JACK / IANTO : Ils parlent notre langue.

GWEN : Et c'est la même chose sur toutes les images. Ce qui veut dire que tous les enfants de cette planète parlent notre langue. Comment ça se fait ?

JACK : (Essayant de trouver une explication.) Euh, il faut croire qu'au niveau mondial, notre langue est une langue très répandue et qu'elle est parlée par beaucoup de gens.

IANTO : (Quittant sa place.) Je crois que ce serait plutôt le chinois, enfin, le mandarin. Il y a, à peu près, un milliard de personnes qui parlent le mandarin, ça fait beaucoup plus de monde.

GWEN : (Trouvant encore quelque chose.) Dites-moi que je rêve.

JACK : Pourquoi ?

GWEN : (Hors cadre et Ianto fait demi-tour pour voir ce qui se passe.) Vous êtes prêts ? On a constaté que tous les enfants du monde entier parlaient à l'unisson, vous êtes d'accord ?

JACK : Ouais.

GWEN : Tous les enfants...

TIMOTHY WHITE : (Sur l'ordinateur.) On va revenir...

GWEN : (Regardant la vidéo.) ... et un homme.

TIMOTHY WHITE : (Sur l'ordinateur.) On va revenir...

JACK : C'est quoi ce cirque ? Qui c'est ?

GWEN : Il s'appelle Timothy White. C'est un patient du service psychiatrique de l'hôpital du Duc de York, à East Grinstead.

JACK : (Hors cadre.) Où est-ce que tu as eu ces images ?

GWEN : Le personnel de l'hôpital les a envoyées à la police, mais comme elle est submergée de papas et de mamans qui pètent les plombs, ils ne les ont pas encore vues. Et personne d'autre n'a dû y prêter attention.

IANTO : East Grinstead.

JACK : C'est à deux heures de route, ça ?

GWEN : Oui, j'y vais. (Elle s'en va pendant que Jack commence à taper sur le clavier de l'ordinateur.)

 

EXTÉRIEUR - CARDIFF - PRÈS D'UNE MAISON À VENDRE - JOURNÉE

Rhys se trouve dans une rue, restant debout, un dossier à la main. Il est au téléphone avec Gwen qui se trouve dans sa voiture, sur la route menant à l'hôpital psychiatrique. Derrière lui, se trouve un panneau où est noté "À VENDRE" avec les coordonnées de l'agence immobilière "Frost Lynch". Il semble se trouver devant une maison à vendre.

GWEN : (Au téléphone.) Je sais que j'avais promis, mais je ne peux plus, débrouille-toi !

RHYS : (Au téléphone.) Non, ce ne n'est pas grave. (Entrant par un portillon pour accéder à la maison.) Je savais que tu serais dans le jus. (Sur un ton sarcastique.) "On va revenir !"

 

INTÉRIEUR - SUR LA ROUTE - DANS LA VOITURE DE GWEN - JOURNÉE

GWEN : (Au téléphone.) Alors, elle ressemble à quoi, cette maison ?

RHYS : (Au téléphone.) Eh ben, la nana de l'agence n'est pas encore là...

 

EXTÉRIEUR - CARDIFF - PRÈS D'UNE MAISON À VENDRE - JOURNÉE

RHYS : (Au téléphone.) ... Mais bon, elle doit sûrement avoir des gosses. (Il ricane.) Alors, à ton avis...

 

INTÉRIEUR - SUR LA ROUTE - DANS LA VOITURE DE GWEN - JOURNÉE

RHYS : (Au téléphone.) ...c'est dû à quoi, ce phénomène ?

GWEN : (Au téléphone.) Désolée, mais je ne peux rien dire, c'est top secret.

RHYS : (Au téléphone ; petit retour vers Cardiff.) Tu n'as aucune idée, non ?

GWEN : (Au téléphone.) Aucune idée.

RHYS : (Au téléphone.) Bon alors, la maison, vue de l'extérieur elle est assez sympa.

 

EXTÉRIEUR - CARDIFF - PRÈS D'UNE MAISON À VENDRE - JOURNÉE

RHYS : (Au téléphone.) Je suis sûr qu'on pourra baisser de 10 000 par rapport au prix demandé. (Levant la tête pour la voir d'un peu plus haut.) Il y a trois chambres. Il pourrait y avoir une chambre d'enfant.

GWEN : (Au téléphone.) Ah ouais, si tu veux ?

RHYS : (Au téléphone, en souriant.) Bah, ça peut emmener ! (Retour dans la voiture de Gwen.) J'ai réfléchi à un truc. (Retour à Cardiff.) Les enfants se sont arrêtés à 8 heures 40, pile à l'heure où ils allaient à l'école. Et ensuite, à 10 heures 30, pile à l'heure de la récré. On dirait que ça a été programmé, tu vois, pour qu'un maximum d'enfants soient vu...

 

INTÉRIEUR - SUR LA ROUTE - DANS LA VOITURE DE GWEN - JOURNÉE

RHYS : (Au téléphone.) ... par un maximum de gens.

GWEN : (Au téléphone.) Oui, c'est possible.

RHYS : (Au téléphone.) Ouais, mais ça correspond à l'heure anglaise. (Retour à Cardiff.) Ça a été programmé pour l'heure anglaise. D'accord. (Retour dans la voiture.) Ça s'est peut-être passer à l'échelle mondiale, mais je pense que quelqu'un nous observe.

GWEN : (Au téléphone.) C'est finement analysé. C'est très bien tu es un champion !

Retour à Cardiff.

RHYS : (Au téléphone.) J'assure un max.

Retour dans la voiture.

GWEN : (Arrivant près d'un pont, marquant la frontière entre le Pays de Galles et l'Angleterre ; au téléphone.) Oh, mon Dieu ! Le pont de Severn. Je passe en Angleterre, alors c'est l'heure de me faire tes adieux !

RETOUR À CARDIFF

RHYS : (Au téléphone.) Tu as des devises anglaises sur toi ?

Retour dans la voiture

GWEN : (Au téléphone.) Oui, et j'ai fait tous mes vaccins. Allez, ciao !

 

EXTÉRIEUR - CARDIFF - SUR UNE PLACE - PRÈS D'UN BÂTIMENT - JOURNÉE

JACK : (Hors cadre.) C'est l'heure du déjeuner, (sur les marches en compagnie de Ianto) il devrait y avoir pleins de gamins partout.

IANTO : Ils sont tous rentrés chez eux.

JACK : Il nous faut un gamin. (Gros plan sur Ianto et Jack.) Il faut qu'on fasse des tests de fréquences, parce que si on réussit à trouver la bonne fréquence, alors on saura qui émet le signal.

IANTO : (Après une pause.) Où tu veux dégotter un gosse ? J'arrive à dégotter des lasers, des Weevils aussi et des pique-assiette, mais des gosses...

JACK : (Se levant.) À tout à l'heure.

IANTO : (Le voyant partir.) Où est-ce que tu vas ?

JACK : (S'apercevant que Ianto s'inquiète.) Tu vois qu'on fait un couple. (Ianto baisse la tête.)

 

INTÉRIEUR - DANS LE BUREAU DU PREMIER MINISTRE - JOURN3E

Le bureau possède une bibliothèque avec beaucoup de livres. La lampe est allumée et un vieux globe terrestre se trouve sur une petite table. Le Premier Ministre, Brian Green, est un homme d'un certain âge et porte des lunettes. Il est en train de lire un dossier et devant lui, se trouve John Frobisher qui est assis dans un fauteuil visiteur. Un bruit ininterrompu, comme une alarme, se fait entendre. Après avoir fini, le Premier Ministre s'adosse à sa chaise.

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : Quand j'étais enfant, il y avait des bombes, le Rideau de fer, la chasse aux Communistes, tout était beaucoup plus simple à l'époque. Maintenant, le ciel nous tombe sur la tête. Les trucs en métals, les petits bons hommes verts ou je ne sais trop quoi encore.

JOHN FROBISHER : Quelles sont vos recommandations ?

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : C'est à vous de me le dire.

JOHN FROBISHER : Etant donné que le phénomène est mondial, Monsieur le Premier Ministre, il serait préférable que certains... événements historiques soient effacés... de nos archives.

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : Pour que notre pays n'est rien à se reprocher, c'est ça ?

JOHN FROBISHER : Absolument.

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : Comment peut-on être sûr que ces... Comment est-ce qu'on les appelle ?

JOHN FROBISHER : Les 456, leur identité est inconnue alors on leur a donné le même nom que la fréquence sur laquelle ils émettent.

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : Comment est-ce qu'on peut-être sûr que les 456 vont garder le silence ?

JOHN FROBISHER : On en sait rien. Tout ce qui nous reste à faire, c'est espérer qu'on soit couverts. (Le regardant réfléchir.) Vous allez devoir donner l'ordre de la page blanche.

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : (Sur un ton déterminé.) Non !

JOHN FROBISHER : (Ne sachant pas trop comment réagir.) Alors, dans ce cas, qu'est-ce qu'on fait ?

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : Hors de question que mon nom figure dans cette affaire. Vous ne m'avez jamais rien dit, je n'ai rien à voir là-dedans. Je ne suis au courant de rien. Est-ce que c'est clair ?

JOHN FROBISHER : Oui, c'est clair. (L'air inquiet.) Alors, celui qui va devoir donner l'ordre de la page blanche, c'est moi ?

PREMIER MINISTRE BRIAN GREEN : Vous ne m'en avez jamais parlé.

Frobisher se rend compte qu'il va devoir le faire.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES CARTER - JOURNÉE

Quelqu'un sonne à la porte d'entrée vitrée. Alice s'y rend pour se rendre compte qui est derrière. Elle parle tout en se regardant derrière son épaule.

ALICE : Dis-lui qu'elles sont dans le tiroir du haut, c'est moi qui les ai mises hier, d'accord ?

Elle ouvre la porte et c'est Jack. Elle sourit en le voyant.

ALICE : Ah, j'en étais sûre.

JACK : Je suis content de te voir. Comment ça va ?

ALICE : (Sur un ton moqueur.) La grande forme.

STEVEN : (Il court vers Jack.) Oncle Jack !

JACK : (Le prenant dans ses bras.) Steven ! Salut, champion. Tout va bien.

STEVEN : (Excité.) J'ai parlé comme un extraterrestre, comme tous les autres. C'était génial !

ALICE : (Elle n'est pas très emballée par sa présence.) Vas-y, fais comme chez toi. (Il ferme la porte.)

 

EXTÉRIEUR - PRÈS DE LA MAISON DES DAVIES - JOURNÉE

Ianto sort de son véhicule et enclenche le sytème de fermeture des portes. Il marche sur la pelouse et se rend vers une maison. Plan large sur la ville de Cardiff, avec dans la rue, une autre voiture et des sacs poubelles sont posés sur le trottoir.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES DAVIES - DANS LA CUISINE - JOURNÉE

Rhiannon, habillée de rose, est en train de plier un propectus, de couleur rose, dont le titre est "Perdre du poids en 21 jours". Sur la table, un carton remplie d'enveloppes s'y trouve, ainsi que toute une pile du prospectus. Une porte s'ouvre, c'est Ianto qui entre dans la maison.

IANTO : (Hors cadre.) C'est moi !

RHIANNON : Dites-moi que je rêve ! On est sûrement dans la merde ! À moins que ce soit Noël ? (Elle prend une enveloppe et met le prospectus à l'intérieur.)

Ianto arrive dans la cuisine alors que Mica est en train de jouer à la console.

IANTO : (À Rhiannon.) Comment vont les petits ?

RHIANNON : (Arrêtant ce qu'elle fait.) Ça nous a foutu la trouille. Je les ai ramenés à la maison par sécurité. Je suis sûre que c'est ce qu'on appelle une hystérie collective...

Ianto prend son portefeuille et sort une liasse de billets qu'il donne à Mica, qui les prends sans dire un mot.

RHIANNON : ... comme quand plusieurs filles tombent dans les pommes en même temps. (Voyant sa fille prendre les billets.) Est ce que tu as dis merci à ton oncle ?

MICA : (En jouant.) Oui.

RHIANNON : (En criant.) David, ton oncle Ianto est là.

Des bruits de pas se font entendre. Ianto remet son portefeuille dans sa poche pantalon, gardant une autre liasse dans sa main. Rhiannon reprend sa mise sous plis.

IANTO : Je me disais, comme j'ai loupé l'anniversaire de Mica, je pourrais peut-être (donnant d'autres billets à David, qui s'en va) l'emmener au fast-food, non.

RHIANNON : (Continuant sa mise sous plis.) À 3£95 le menu, ça va te faire un trou dans le porte-monnaie.

IANTO : (Insistant.) On se fera un cinéma.

RHIANNON : D'accord, bonne idée. (À Mica.) Est-ce que ça te ferais plaisir, Mica. (La jeune fille acquiesce.)

IANTO : Cet après-midi, c'est possible ?

RHIANNON : Non, désolée. Samedi, ça te va ?

IANTO : Non, samedi, j'ai du travail.

RIANNON : A ce que je sache, tu es fonctionnaire et les fonctionnaires ne travaillent pas le week-end. Ils ont inventé le week-end. Et je ne veux pas qu'elle sorte. Pas aujourd'hui, surtout avec ce qu'il s'est passé et avec toutes ces voix. Je veux qu'elle reste à côté de moi.

IANTO : Elle sera avec moi.

RHIANNON : (Catégorique.) Non, elle ne sortira pas.

IANTO : (Abandonnant l'idée.) OK, d'accord, c'était juste une idée. Je ne t'embête plus avec ça.

RHIANNON : (Le regardant fixement.) On va en rester là ? Tu vas t'en aller, c'est ça ? (Voulant qu'il reste.) Allez, assieds-toi, arrête de faire ta mauvaise tête. J'ai du guacamole au frigo et des chips. (Elle se lève et va vers le meuble de cuisine.) D'ailleurs, toi et moi, eh bien, (elle prend une bouilloire dans la main) on a des choses à se dire, non ?

IANTO : Quelles choses ?

RHIANNON : (Le regardant.) J'ai une copine qui t'a vu. (Ianto a l'air surpris.)

 

INTÉRIEUR - MAISON DES CARTER - DANS LA CUISINE - JOURNÉE

Alice et Jack sont dans la cuisine, lui est assis et elle prend une boîte à sucre, qui se trouve sur une étagère. Elle retourne vers la table de la cuisine et la pose.

ALICE : Ils ont dit aux infos qu'il fallait les remettre à l'école demain. Tu crois que ça ne crains rien ?

Steven est en train de jouer dans le jardin.

JACK : Euh, je n'en sais pas plus que toi, tu sais.

ALICE : (Prenant une cafetière en métal.) Arrête, je t'en prie.

JACK : Non, je te jure. (Elle verse le contenu dans une tasse.) Tu as des nouvelles de Joe ?

ALICE : Il est en Italie, avec elle. Ils ont fini par se marier. Mais il... (Elle se retourne et prend la bouteille de lait.) téléphone de temps en temps et... il envoie des cartes à Steven. Il se souvient de son anniversaire. (Rebouchant la bouteille.) Il y a des papas bien pires.

JACK : (Après une pause.) Ça va financièrement ?

ALICE : (Prenant les deux tasses.) Ne t'inquiètes pas, tu me donnes assez d'argent. (Posant une tasse.) C'est facile de faire des chèques, hein ? (Elle commence à boire.)

JACK : (Prenant la tasse.) Alice, c'est toi qui m'a demandé de ne plus venir. Je viendrais toutes les semaines, si tu me le demandais, tu le sais bien. (Il se met à boire à son tour.) Tous les jours.

ALICE : (Levant les yeux vers le plafond.) Ouais... (Après une pause.) Papa, ça devient de difficile. J'ai l'air de faire plus que ton âge et ça ne s'arrêtera jamais. Je vieillis de jour en jour et toi, tu restes toujours le même. Et tu viendras à mon enterrement, c'est logique. (Une pointe d'émotion dans la voix.) Et tu feras la même tête que quand tu es allé à l'enterrement de maman. Ce n'était pas étonnant qu'elle était furieuse, on se sent vieilles à côté de toi. (Elle boit.)

JACK : (Comprenant ce qu'elle ressent.) En fait, tu sais, j'ai trouvé un cheveux blanc.

ALICE : (Elle se met à rigoler.) Alors là, c'est la fin des haricots.

JACK : (Il rigole aussi et se retourne pour voir Steven, puis revient vers sa fille.) Tu as l'intention de lui dire ?

ALICE : Et qu'est-ce que je vais lui dire ? Que tu es son grand-père ?

JACK : Pour l'instant, il est trop petit pour se rendre compte que je ne veillis pas mais, mais un jour il se rendra forcément compte.

ALICE : Raison de plus pour que tu ne viennes pas trop souvent à la maison. (Elle continue de boire.)

JACK : (Hochant la tête.) Ouais, je suppose. Je pourrais peut-être en profiter pendant qu'il est encore petit. Le sortir, lui faire des cadeaux. Avoir une relation privilégiée avec lui.

ALICE : Aujourd'hui par exemple ?

JACK : Autant profiter de... ma présence.

ALICE : (Comprenant où il veut en venir.) Tu n'es vraiment qu'un salaud. Il arrive quelque chose aux enfants, et tu veux passer du temps avec lui, le jour même ? Je ne veux pas que tu fasses des expériences sur mon petit garçon, tu entends ? Si je ne veux pas que tu viennes ici, c'est parce que tu es dangereux.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - JOURNÉE

Rupesh Patanjali se sert du téléphone pour appeler quelqu'un.

RUPESH PATANJALI : Docteur Patanjali. Vous m'avez bipé ?

 

EXTERIEUR - MAISON DES CARTER - JOURNEE

Jack sort de la maison et se trouve en communication avec Rupesh Patanjali. Il marche en même temps.

JACK : (Au téléphone.) Rupesh ! C'est le capitaine Jack Harkness. Vous avez un service pédiatrique à l'hôpital, non ? (Traversant la rue.) Il me faut un gosse.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES DAVIES - JOURNÉE

Rhiannon et Ianto se trouvent face à face autour de la table.

RHIANNON : Susan, qui habite au coin de la rue, est allée en ville, et comme c'était son anniversaire, ils sont allés au restaurant français huppé qui se trouve tout près du Mémorial. Et elle t'as vu.

IANTO : Et...

RHIANNON : (Avec une tasse dans la main.) Tu étais au restaurant, en train de dîner, avec un mec.

IANTO : (En souriant.) Et alors ?

RHIANNON : Et Susan a dit qu'il était trop canon. Une vraie star de cinéma. Tu as viré pédé, c'est ça ?

IANTO : (Gêné, il se tourne vers la petite Mica.) Mica entend tout. (La fille se retourne.)

RHIANNON : Ce n'est pas un problème pour elle. Sa copine Sian a deux mamans.

Ils se regardent, ne sachant pas quoi dire. C'est Shiannon qui rompt le silence.

RHIANNON : Je t'écoute. (N'obtenant pas de réponse.) Tu ne me parles plus ces derniers temps. À la mort de papa, ça était terminé, tu n'as pas demandé ton reste, tu as juste disparu. Comme si j'avais fais quelque chose de mal. Je ne t'ai rien fait, si ?

IANTO : (Il a du mal à répondre.) Ça n'a rien à voir. C'est... le boulot, c'est... difficile. (Il ferme et les yeux puis les rouvre.) Il est très bel homme.

RHIANNON : (N'y croyant pas.) Non !

IANTO : Arrête, tu veux !

RHIANNON : Tu te fous de moi ! Ah, c'est vrai, tu es sérieux ? Et depuis quand ?

Il baisse la tête et semble nerveux lorsqu'il annonce cette nouvelle.

IANTO : C'est bizarre. C'est juste différent. Je n'aime pas les hommes en général. C'est lui... que j'aime. (Après une pause.) C'est lui que j'aime. D'ailleurs, je ne sais pas du tout comment qualifier notre relation. Alors, je ne le crie pas sur tous les toits.

RHIANNON : (Le rassure.) Oh, oh non, c'est juré, je ne dirais pas un mot, je te promets. Si tu ne veux pas que ça se sache, c'est promis, je saurais tenir ma langue, je te le jure, tu as ma parole.

La porte d'entrée derrière eux s'ouvre et se ferme. Il s'agit de Johnny Davies.

JOHNNY DAVIES : (Il voit Ianto et se moque de lui.) Eh, salut toi, l'homo. Elle m'a dit que tu étais de la jaquette. (Ianto ne réagit pas aux propos de Johnny qui, voyant sa fille, la gronde.) Mica, ne reste pas devant ce truc. (Rhiannon est gênée.)

IANTO : (En se levant.) Sympa !

JOHNNY DAVIES : (À Ianto.) Alors, comment est-ce que ça va, espèce de petit salopard ! (Il se met à rire tout en le prenant dans ses bras, puis se met en face de lui, alors qu'une alarme de voiture n'arrête pas de sonner.) Hey, elle est à qui la bagnole noire garée devant. C'est à toi ?

IANTO : (Trouvant une excuse.) Oh ça, c'est celle de ma boîte.

JOHNNY DAVIES : Tu as intérêt à la surveiller dans le quartier, mon gars.

IANTO : Non, ça va, c'est du haut de gamme, il y a un système anti-effraction.

JOHNNY DAVIES : Ah oui, et c'est quoi qui sonne, là ? (Ianto se retourne alors qu'un chien se met à aboyer.)

Ianto comprend que son véhicule est en train d'être volée. Il se précipite à l'extérieur, mais trop tard, ils sont déjà partis. Johnny puis Rhiannon, le rejoignent.

IANTO : (Mettant les mains sur la tête, choqué.) Mais enfin, il y a un système anti-effraction. (Dépité.) Comment est-ce qu'ils ont fait ?

JOHNNY DAVIES : (Prenant trois pierres qui se trouvent au sol, le chien continue d'aboyer.) Tu sais ce qu'ils vont faire maintenant ? Ils vont tourner dans la prochaine rue et repasser devant nous pour faire un tour d'honneur, et nous montrer qu'ils ont gagné. On les aura.

IANTO : On devrait appeler la police.

JOHNNY DAVIES : Non, c'est plus rigolo comme ça.

La voiture repasse devant eux, les voleurs sont tous fiers d'avoir réussi leur coup, dont un qui est à la portière, les fesses à l'air en guise de provocation.

JOHNNY DAVIES : Ça y est, les voilà. (Il lance les pierres vers la voiture.)

DAVID : (Devant la fenêtre de sa chambre.) Ouais !

RHIANNON : (Se retournant.) David ! (Pointant le doigt vers la fenêtre.) Eloigne-toi de la fenêtre !

IANTO : C'est ma bagnole !

Johnny court après la voiture, mais c'est peine perdue.

IANTO : (En hurlant.) C'est ma bagnole !

RHIANNON : (En hurlant à David.) Rentre à l'intérieur, maintenant !

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS UN BUREAU - JOURNÉE

Gwen et une infirmière sont en train de regarder Timothy à travers un écran.

INFIRMIÈRE : Timothy White, il a 52 ans. Il est chez nous depuis trois mois. Mais il a été interné plusieurs fois au cours de sa vie.

GWEN : (Avec un gros plan sur Timothy.) Timothy White, c'est le nom d'un magasin où allait ma mère. (Elle sourit.)

INFIRMIÈRE : En tout cas, s'il a un autre nom, il l'a jamais révélé. (Vue de Timothy sur l'écran.) Il a passé 40 ans de sa vie à Leeds. C'est là qu'il apparaît sur les registres. Il était SDF, il vivait dans la rue depuis l'âge de 11 ans.

GWEN : (Surprise.) 11 ans ? Merde alors !

INFIRMIÈRE : Personne n'avait signalé sa disparition. Apparemment, à l'époque, il avait un accent écossais. Maintenant, il ne l'a plus. (Soupirant.) Mais maintenant, il revient de loin.

GWEN : (Hors cadre ; vue de Timothy sur l'écran.) Est-ce que vous vous souvenez de la voix ?

 

INTERIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS UNE PIECE - JOURNÉE

Gwen et Timothy sont l'un en face de l'autre, une table les sépare. Il est assis sur le côté, ne regardant pas Gwen, sauf du coin de l'oeil.

GWEN : Vous avez dit : "On va revenir". (Il baisse la tête.) Vous vous souvenez pourquoi vous avez dit ça ? (Il bouge sur sa chaise de gauche à droite.) Je vais vous dire ce que c'était pour moi. Des extraterrestres. (Elle sourit.)

CLEMENT MACDONALD : (Faisant non de la tête.) Ça n'existe pas.

GWEN : Les temps ont changé. Je ne veux pas vous faire peur parce que vous êtes en sécurité ici, mais je crois que les extraterrestres vous utilisent pour s'exprimer. Qu'en pensez-vous ?

CLEMENT MACDONALD : Ça n'existe pas. (Tournant la tête.) C'est vrai, non ?

GWEN : Moi, j'en ai rencontrés. Ça fait partie de mon boulot. Je ne suis ni les autorités, ni la police, ni l'armée. Alors, tout ce que vous me direz, ne quittera pas cette pièce et je vous croirez sur parole.

CLEMENT MACDONALD : (Soupirant.) Donnez-moi votre main.

Gwen est surprise, mais avec après un temps d'hésitation, elle la lui tend. Il se met à l'amener vers lui pour la renifler. Elle arrive à dégager sa main et Clement se rassoit.

CLEMENT MACDONALD : Vous dites la vérité.

GWEN : Comment vous le savez ?

CLEMENT MACDONALD : Je le sens ! (Mettant ses mains sous la table.) Vous, vous... Vous en avez rencontrés ?

GWEN : Des dizaines, en effet.

CLEMENT MACDONALD : On est pas en sécurité. (Tournant la tête vers la droite.) C'est vrai, c'est vrai ! (Redevenant normal.) Ils nous observent. (Il regarde la caméra de vidéosurveillance.)

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS LE BUREAU - JOURNÉE

L'écran montre Gwen et Clement et, à ses côtés, l'infirmière plongée dans ses dossiers, ne voyant pas ce qui se passe.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS UNE PIÈCE - JOURNÉE

Gwen regarde vers la caméra puis vers Clement.

GWEN : Je peux arranger ça, je m'en occupe. (Retour sur l'infirmière qui est toujours occupée, puis vers Gwen, mettant l'index devant sa bouche.) Chut...

Elle prend un objet, semblable à un stylo, qu'elle met en fonction, ce qui a pour effet de neutraliser la caméra. Dans le même temps, l'infirmière ne se doute rien et l'écran devient noir, comme le voyant rouge qui s'éteint.

CLEMENT MACDONALD : (Voyant l'objet.) C'est quoi, ce truc ?

GWEN : Dans notre jargon, on appelle ça un machin.

Clement se met à rire et Gwen sourit en le rangeant dans sa poche intérieure de son manteau.

CLEMENT MACDONALD : (Continuant à rigoler, il retourne la tête sur le côté.) C'est vrai, non ?

GWEN : (Le voyant ému.) Je crois que, vous aussi, vous les avez vus. (Après une pause.) Comment vous vous appelez ? C'est quoi votre vrai nom ? (Dans un plan plus large.) Quand avez-vous dit votre nom pour la dernière fois ? (Retour en gros plan sur Clement et Gwen.)

CLEMENT MACDONALD : Jamais.

GWEN : Alors, dites-leur moi.

CLEMENT MACDONALD : Je n'étais qu'un enfant.

GWEN : Que s'est-il passé ?

CLEMENT MACDONALD : (Avec de l'émotion dans la voix.) Ils... Ils nous ont fait prendre le car. En pleine nuit. Dans le noir. (Continuant à tourner la tête.) C'est vrai, non ? C'est vrai. (Redevenant normal.) Ils nous ont dit qu'on allait dans notre nouvelle maison.

GWEN : Qui est-ce qui vous a dit ça ?

CLEMENT MACDONALD : Le personnel...

GWEN : (S'interrogeant.) De l'assistance sociale ?

CLEMENT MACDONALD : (Continuant son récit.) On a fait beaucoup de route, des kilomètres.

 

FLASH-BACK

1965.

Clement est un des enfants qui se trouve dans le bus. Celui-ci roule en pleine campagne sous la pluie.

 

RETOUR AU PRÉSENT

CLEMENT MACDONALD : (Levant les yeux au plafond.) Ils étaient là, dans le ciel.

GWEN : À quoi ils ressemblaient ?

CLEMENT MACDONALD : À une lueur.

 

FLASH-BACK

La lueur aveuglante enveloppe tous les enfants qui marche vers elle.

 

RETOUR AU PRÉSENT

CLEMENT MACDONALD : (Reniflant sur le côté et relève la tête vers le plafond.) La lueur. (Avec émotion.) Elle les a pris.

Flash-back sur les enfants emportés par la lumière.

GWEN : (Hors-cadre.) Elle a pris qui ?

 

RETOUR AU PRÉSENT

CLEMENT MACDONALD : Mes amis.

GWEN : Mais pas vous ?

Clement se souvient des événements de cette nuit-là.

 

FLASH-BACK

En 1965, Clement court pour échapper à l'existence inconnue.

 

RETOUR AU PRÉSENT

CLEMENT MACDONALD : Je me suis sauvé.

GWEN : Hmmm.

CLEMENT MACDONALD : (Se souvenant d'un détail.) Il y avait quelque chose, il y avait quelqu'un. (Flash sur ce qui semble être un adulte et retour sur Clement qui commence à paniquer.) C'est vrai, c'est vrai...

Gwen tente de le calmer en mettant sa main sur celle de Clement.

GWEN : Chut, chut, chut. Ça va aller, vous n'avez rien à craindre. Vous êtes en sécurité.

CLEMENT MACDONALD : Mais ils vont revenir bientôt. J'ai leur odeur dans le nez depuis des mois. (Reniflant.) C'est dans l'air. (Pris par le dégout.) Je le sens depuis un moment.

GWEN : Tim, je peux faire quelque chose. (Clement ferme les yeux alors elle tape délicatement sur son poing fermé.) Regardez-moi. Je vous assure, je peux. Si des enfants ont disparu, il y a forcément une trace écrite quelque part et je peux vous assurer que je la retrouverai. Mais pour y arriver, j'ai besoin de connaître votre nom. (Clement tape sur les doigts de Gwen, qui se met à sourire.)

CLEMENT MACDONALD : (Après une hésitation.) Je m'appelle Clem... Clement Macdonald.

Gwen sourit et agite les doigts de sa main pour que Clement la prenne.

GWEN : Enchantée Clem.

CLEMENT MACDONALD : (Prenant sa main.) Enchanté.

GWEN : Où est-ce que vous viviez ? C'était quelque part en Écosse, est-ce que vous vous souvenez ?

CLEMENT MACDONALD : Le Grand Saule.

GWEN : Le Grand Saule ? C'est le nom d'une ville, d'un petit village, ou ?

CLEMENT MACDONALD : (Se répétant.) Le Grand Saule.

GWEN : C'est l'endroit où tout s'est passé, c'est ça Clem ? Qu'est-ce que c'était le Grand Saule, hein ? Qu'est-ce que c'était ?

CLEMENT MACDONALD : (Reniflant vers Gwen.) Vous êtes enceinte.

GWEN : (Elle sourit puis est surprise par ce qu'il vient de dire.) Quoi ?

CLEMENT MACDONALD : Ouais, vous êtes enceinte.

GWEN : Non, je ne crois pas, non.

CLEMENT MACDONALD : Si, je le sens à plein nez. Trois semaines.

Une porte s'ouvre. C'est l'infirmière, inquiète de voir que la caméra ne fonctionne plus, qui est venu voir ce qui se passe.

INFIRMIÈRE : (Soufflant de soulagement.) J'ai eu peur, a caméra ne fonctionne plus.

La voyant, Gwen et Clement arrêtent leur conversation.

INFIRMIÈRE : Elle est morte. (En rejoignant la table, elle les regarde l'un après l'autre.) Est-ce que tout se passe bien ?

GWEN : (Regardant l'infirmière puis Clement.) Oui, ça va merci, tout se passe bien.

INFIRMIÈRE : Bon, vous avez assez discuté pour aujourd'hui. Il est temps de prendre vos médicaments, hein Tim ? (Se tournant vers Gwen.) Si ça ne vous ennuie pas ?

GWEN : (Remettant bien la chaise.) Non, pas du tout.

CLEMENT MACDONALD : (La regardant.) Félicitations.

Gwen quitte la pièce.

 

EXTÉRIEUR - PARKING DE L'HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - JOURNÉE

GWEN : (Au téléphone.) Ianto, fais des recherches sur Clement Macdonald. Ça peut s'écrire M-C ou M-A-C. Recherche aussi "Grand Saule" et "Écosse".

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

GWEN : (Au téléphone.) Ça se passe dans les années 60. Ça va de ton côté ?

IANTO : (Au téléphone.) Ouais.

GWEN : (Au téléphone pendant qu'Ianto tape les noms sur l'ordinateur.) Et tu rechercheras aussi "Timothy White" ou "Timothy White's" avec un S, comme le nom du magasin.

IANTO : J'ai perdu la voiture.

 

EXTÉRIEUR - PARKING DE L'HÓPITAL PSYCHIATRIQUE - JOURNÉE

GWEN : (Continuant comme si elle n'a pas fait attention à ce qu'il lui dit, toujours au téléphone.) Ouais. Et si tu trouves...

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

GWEN : (Au téléphone.) ...quelque chose, tu me préviens immédiatement, tu n'as pas le choix.

IANTO : Des jeunes me l'ont volée.

 

EXTÉRIEUR - ANGLETERRE - SORTIE DE L'HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - JOURNÉE

GWEN : (Au téléphone et ouvrant la portière de sa voiture.) D'accord, à tout à l'heure. (Elle raccroche puis entre à l'intérieur.)

 

INTÉRIEUR – DANS LE HUB – ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

Ianto raccroche à son tour puis soupire de soulagement après lui avoir dit la vérité.

 

INTÉRIEUR - CENTRE D'APPEL - ENDROIT INCONNU - CONTRÔLE ASHTON - JOURNÉE

Sur un ordinateur, des fréquences téléphoniques sont détectées et l'une d'entre elles est mise en évidence, indiquée en rouge, ce qui interpelle l'opérateur.

OPÉRATEUR : (Au téléphone.) On vient d'intercepter une demande de recherche de la part de Torchwood, sur Clement Macdonald. (Les informations apparaissent sur l'ordinateur.) Vous pouvez l'identifier ?

VOIX MASCULINE : Bien reçu, Ashton. On lance tout de suite les recherches.

 

VUE AÉRIENNE SUR UN BÂTIMENT

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - BUREAU DE FROBISHER - JOURNÉE

À l'extérieur du bureau, Loïs, les doigts sur le clavier, regarde John Frobisher discuter avec Bridget Spears. Elle tente de lire sur les lèvres afin de savoir ce qu'ils disent.

JOHN FROBISHER : ...Vous trouverez les noms dans le dossier "456".

BRIDGET SPEARS : Et que voulez-vous que je fasse ?

Frobisher lui donne un dossier où une page blanche se trouve à l'intérieur. Elle comprend qu'elle doit tout effacer, donc les faire tuer. Sur ce, elle quitte le bureau. John, impassible, referme le bouchon de son stylo.

 

INTÉRIEUR - MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR - BUREAUX - JOURNÉE

Bridget, sous les yeux de Loïs, se remet à son bureau et commence à taper un message. Elle le frappe vite et, après une hésitation, tape sur "Entrée", puis quitte son poste. Loïs, voulant savoir ce que c'est, rentre le nom et le mot de passe de Bridget. Elle se rend dans la partie "Messages envoyés", ouvre celui destiné à "Page Blanche" et l'ouvre. C'est écrit "ORDRE DE TUER". Dans la liste de noms indiquée dans le message, elle aperçoit le nom du Capitaine Jack Harkness.

 

EXTÉRIEUR - PARKING DE L'HÓPITAL - JOURNÉE

Jack arrive rapidement en voiture, klaxonne puis se gare. Rupesh Patanjali arrive vers lui en courant pendant que Jack sort.

JACK : (Sur un ton pressé.) On peut effacer les souvenirs des gamins pour qu'ils oublient ce qui s'est passé et ils n'auront plus d'effets secondaires.

RUPESH PATANJALI : (Essoufflé, il l'interrompt.) Il y a un autre mort, il vient d'arriver.

Ils se remettent à courir.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - DANS UN COULOIR - JOURNÉE

Jack et Rupesh entrent dans une pièce mortuaire via une barrière plastifiée en lanière.

RUPESH PATANJALI : (À un homme en uniforme qui est présent.) Excusez-nous, il est avec moi. Docteur Patanjali, des urgences. On va jeter un œil à Mr Chow Lee Jee.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - PIÈCE MORTUAIRE - JOURNÉE

Jack lève le drap et regarde l'homme.

JACK : Lui, il n'a pas disparu.

RUPESH PATANJALI : Oui, je vous ça, c'est évident.

JACK : Il nous faut une analyse toxicologique, on va faire ça avec notre matériel, il est mieux que celui de l'hôpital.

Il pose sa main sur le front de l'homme et lui relève la paupière de l'œil gauche.

JACK : Il n'y a absolument plus aucune lésion de la peau, hormis quelques bleus, mais c'est tout... (Rupesh lui tire dessus et Jack, mortellement blessé, s'effondre au sol.)

RUPESH PATANJALI : (Baissant son arme et parlant à l'homme en uniforme.) Allez les prévenir et bouclez le secteur. (L'homme s'en va.)

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - DANS UN COULOIR - JOURNÉE

Des hommes lourdement armés courent et bloquent, comme prévu, le secteur. Ils mettent des rubans jaunes en forme de croix sur une porte. Deux hommes arrivent avec du matériel pendant que deux autres soulèvent Jack, inconscient, et l'installent sur la  table.

 

INTÉRIEUR - ENDROIT INCONNU - CENTRE D'APPEL - JOURNÉE

OPÉRATEUR : Le nom de Clement MacDonald n'est plus actif depuis 44 ans, (avec les images de Clement sur l'ordinateur) mais c'est lui là. Torchwood l'a retrouvé sous le nom de Timothy White.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - DANS UN COULOIR - JOURNÉE

JOHNSON : (Accompagnée de deux gardes.) C'est bien plus qu'une coïncidence. Faites-le venir. (Entrant dans pièce mortuaire, l'un des deux hommes se poste à l'entrée.)

RUPESH PATANJALI : (Redonnant l'arme, il s'adresse à Johnson.) Qui a changé le plan ? Il m'a fallu des mois pour en arriver là où je suis. Et, euh, ils ont fini par me croire. (Jack n’est pas revenu à lui et Johnson se tourne vers lui.) C'était l'infiltration parfaite. Je croyais que vous vouliez que j'intègre Torchwood pour voir les choses de l'intérieur.

JOHNSON : Qui est-ce qui a tué le Chinois, dites-moi ?

RUPESH PATANJALI : (Gêné.) C'est moi. Il le fallait, c'est tombé pile au bon moment et ça coller avec l'histoire.

JOHNSON : Alors, descendez de votre petit nuage. (Elle se retourne vers Jack.) Bon, ça donne quelque chose ?

RUPESH PATANJALI : Pas pour le moment. (Jack ne bouge toujours pas.) Vous croyez que c'est vrai ? Ce qu'on raconte à propos de lui.

Jack se met à reprendre vie mais Johnson, prenant son arme de sa poche, lui retire dessus et s'écroule à nouveau.

JOHNSON : (Elle range son arme puis se retourne.) Il faut le préparer.

HOMME : Bien.

L'homme en uniforme quitte sa place pour se mettre devant Jack, sous les yeux interrogateurs de Rupesh.

RUPESH : Mais comment il arrive à faire ça ?

JOHNSON : (Pendant que l'homme déboutonne la chemise de Jack au niveau de l'abdomen, et la remonte.) Personne ne le sait. En théorie, cette histoire de faille à un rapport avec Torchwood et sa base, et pour nous la cible, c'est tout ça.

RUPESH PATANJALI : Pourquoi avoir changé les ordres ?

JOHNSON : À cause des enfants.

L'homme, après avoir déboucler la ceinture, prend le laser puis pratique une fissure dans le ventre de Jack. Rupesh regarde avec intérêt ce qu'il fait.

 

EXTÉRIEUR - ROUTE MENANT À L'HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - NUIT

Des fourgons de la police, gyrophare allumé, arrivent devant l'établissement où se trouve Clement. Trois hommes descendent et mettent leur képi, puis commencent à entrer.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS UNE PIÈCE COMMUNE - NUIT

Clement est debout, sentant qu'il est en danger, s'enfuit.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - DANS UN COULOIR - NUIT

Pendant ce temps, l'infirmière escorte deux "policiers" vers le lieu où est censé se trouver Clement. Ils entrent dans la pièce, mais évidemment, il ne s'y trouve plus.

 

EXTÉRIEUR - ENTRÉE DE L'HÔPITAL PSYCHIATRIQUE - NUIT

Clement sort de l'hôpital puis se met à courir, tentant de les fuir, comme lorsqu'il était petit.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - PIÈCE MORTUAIRE - NUIT

JOHNSON : (Jack qui a toujours l'abdomen ouvert.) Refermez-le.

L'homme s'exécute et l'abdomen est refermé grâce au laser.

JOHNSON : (En criant.) On ferme. Tout le monde dehors ! (L'homme referme la ceinture et la chemise de Jack.) Remettez-le où il était. (Les gardes s'exécutent.)

RUPESH PATANJALI : Il va se demander où je suis passé. Quelle excuse vous allez donner ?

JOHNSON : Vous n'allez pas disparaître.

RUPESH PATANJALI : Oui, mais il faut. Il va...

Comprenant qu'il est sur le point de se faire tuer, il s'enfuit en courant, dans le couloir, alors que tous les gardes commencent à partir. Johnson s'y rend également.

JOHNSON : (Sortant son arme et en criant.) On s'écarte !

Tout le monde se met sur les côtés, puis le vise et tire. Rupesh tombe au sol, mort. Elle range son arme dans l'étui puis deux hommes mettent son corps à côté de Jack. Ils s'enfuient.

 

INTÉRIEUR - HÔPITAL - DANS LA PIÈCE MORTUAIRE - JOURNÉE

Jack reprend à nouveau vie. Dans le couloir, les hommes retirent les bandes jaunes puis repartent. Jack se remet doucement de sa résurrection et, se relevant, voit à ses côtés le corps de Rupesh. Alors que Johnson s'enfuit, Jack touche le cou de Rupesh pour voir s'il est encore en vie, mais ce n'est pas le cas.

JACK : (L'air triste.) Oh, non.

Il se relève, regarde le corps puis quitte à son tour les lieux.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - JOURNÉE

Gwen arrive en courant dans la base et se dirige vers la salle d'autopsie et prépare le matériel.

IANTO : (Parlant à Gwen, qui évidemment ne l'écoute pas.) J'ai trouvé ! Il y avait un Grand Saule non loin de Arbroath. C'est un hôtel maintenant. Mais jusqu'en 1965, c'était un orphelinat d'État. Et... il y avait un Clement MacDonald qui a été accueilli par l'orphelinat en avril 1965, à mort de sa mère. Il est de père inconnu.

 

EXTÉRIEUR - ENTRÉE DU BUREAU - PRÈS DE LA BAIE - NUIT

Jack descend des escaliers, pressé, pour accéder à la base.

HOMME : (Au téléphone.) Contrôle, Harkness s'approche...

 

EXTÉRIEUR - DANS UNE JEEP NOIRE - NUIT

HOMME : (Au téléphone.) ...de la porte n°1. À vous. (Johnson raccroche.)

JOHNSON : Il est à l'intérieur. Comme on ne connaît pas la profondeur de ce truc, laissons lui cinq minutes.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - SALLE D'EXAMEN - NUIT

Gwen scanne sa main et obtient la confirmation qu'elle est enceinte.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE PRINCIPALE - NUIT

JACK : (Arrivant en courant.) Il faut envoyer une équipe de nettoyeurs à Saint-Helen. Il y a un mort : Rupesh Patanjali. (Ianto se retourne.) Lâchement abattu.

IANTO : Que s'est-il passe ?

JACK : (Se tournant vers Ianto.) Je n'en sais rien. Je l'ai retrouvé à côté de moi. Visiblement, quelqu'un est arrivé à ses fins.

IANTO : Et ils t'ont tue, toi aussi ?

JACK : Oui. (Ianto s'approche de Jack et le serre contre lui, se tapant le dos.) Apparemment, que ce soit lui ou moi, on est des cibles. Mieux vaut rester sur nos gardes. Il faut prévenir Gwen.

IANTO : Elle est revenue, elle est en bas, au labo.

JACK : (La rejoignant dans la salle d'examen.) Gwen !

 

INTÉRIEUR - DANS LA SALLE D'EXAMEN - JOURNÉE

JACK : J'ai eu une sale journée.

Il s'arrête, voyant les radiographies du corps de Gwen, un voyant rouge clignotant au niveau du ventre, montrant qu'elle est enceinte.

JACK : Ce n’est pas vrai. Est-ce que... (Se mettant devant elle.) Tu en es à combien ?

GWEN : Trois semaines.

Ils regardent vers les radios.

JACK : C'est super, non ? (Après une pause.) De mon point de vue, en tout cas, c'est carrément super.

GWEN : (Ne s'en rendant pas vraiment compte.) Oui. (Commençant à réaliser.) Bon sang ! C'est merveilleux !

Tous les deux se mettent à sourire.

JACK : (En criant.) Ianto ! On va avoir un bébé.

Ianto descend les rejoindre et sourit.

JACK : (Hors cadre.) Tu l'as dit à Rhys.

GWEN : Non, c'est tout frais. Je viens de le découvrir.

JACK : Oh, tu me l'as dit à moi avant de lui en parler, il va adorer.

Gwen en rigole.

IANTO : Félicitations ! Je choisis bien le moment pour dire que j'ai perdu la caisse.

JACK : (Il se tourne vers Ianto, surpris.) Tu as fait quoi ?

GWEN : (Aux anges.) C'est carrément méga top génial. Ah ! Mais comment on va faire, avec mon boulot ?

JACK : (La rassurant.) On s'arrangera. (Posant sa main sur celle de Gwen, enclenchant le scanner.) On s'arrange toujours.

Le scanner de la main déclenche le système d'alerte de la base. La radio du corps de Jack, faisant apparaître un voyant rouge clignotant.

JACK : Ce n'est pas vrai.

IANTO : C'est une bombe. Tu as une bombe à l'intérieur de ton ventre.

Ianto quitte la zone et Jack prend Gwen par les bras.

JACK : (En criant.) Foutez le camp !

GWEN : (Refusant.) Non !

JACK : Tous les deux !

GWEN : Non !

JACK : Tout de suite !

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - NUIT

IANTO : (Regardant sur l'ordinateur.) Rayon de l'explosion, 1,5 kilomètre.

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - DANS LA SALLE D'EXAMEN - NUIT

JACK : (Faisant remonter Gwen dans la zone.) Tout de suite ! Dehors !

GWEN : (En criant.) Mais non, il y à forcément une solution ! On peut empêcher ça !

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE PRINCIPALE - NUIT

GWEN : (Rejoignant Jack.) Je suis sûre qu'on va pouvoir l'enlever !

JACK : Écoute-moi, je vous dis de foutre le camp d'ici !

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - NUIT

IANTO : C'est activée, deux minutes !

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE PRINCIPALE - NUIT

GWEN : Je ne peux pas m'enfuir comme ca !

JACK : Mais tu es enceinte !

Gwen commence à s'enfuir.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES FROBISHER - NUIT

Les deux filles sont à nouveau figées.

HOLLY / LILLY : On va revenir... On va revenir...

Leur mère commence à paniquer et prévient John Frobisher.

ANNA FROBISHER : (En hurlant.) John ! John !

HOLLY / LILLY : On va revenir...

John Frobisher laisse tomber sa mallette et va la rejoindre.

HOLLY / LILLY : On va revenir... On va revenir...

 

INTÉRIEUR - MAISON DES CARTER - NUIT

Situation identique chez David.

DAVID : On va revenir...

ALICE : (Venant vers David, lui prenant le visage dans ses mains.) Arrête, s'il te plaît.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES DAVIES - NUIT

Rhiannon et Johnny regardent Steven debout, répétant toujours la même phrase.

STEVEN : On va revenir... On va revenir...

Johnny se tourne vers sa femme, n'y comprenant rien.

STEVEN : On va revenir...

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE INFORMATIQUE - NUIT

Ianto essaye de mettre en route la commande manuelle du verrouillage de la base.

VOIX : Verrouillage.

JACK : Ianto, viens tu vas te faire enfermer à l'intérieur !

Alors que la porte de la base de ferme, Jack prend Ianto pour l'obliger à le faire sortir.

VOIX : Verrouillage de Torchwood

JACK : (En criant.) Ianto, dehors !

IANTO : (Voulant rester.) On peut passer en commande manuelle !

VOIX : Verrouillage de Torchwood.

JACK : Je te tiens, fous le camp !

IANTO : Il ne restera plus rien de toi !

JACK : Je peux survivre à n'importe quoi !

Jack l'amène près de l'ascenseur pour le remonter à la surface. Ianto se tourne et ils s'embrassent. Il enclenche le système de l'ascenseur, qui commence à monter avec Ianto.

VOIX : Verrouillage de Torchwood... Verrouillage de Torchwood...

JACK : Je reviendrais. Je reviens toujours.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES CARTER - NUIT

Alice tente de rentrer en contact avec son fils.

ALICE : S'il te plaît, Steven, s'il te plaît.

STEVEN : On va revenir...

 

INTÉRIEUR - MAISON DES FROBISHER - NUIT

JOHN FROBISHER : (En hurlant.) Arrêtez ça !

HOLLY / LILLY : On va revenir...

JOHN FROBISHER : Arrêtez ! Arrêtez !

Se mettant à genoux et en pleurs, excédé d’entendre toujours la même phrase, sous les yeux ahurris d'Alice.

JOHN FROBISHER : Arrêtez !

HOLLY / LILLY : On va revenir... On va revenir... On va revenir...

 

INTÉRIEUR - DANS LE HUB - ZONE PRINCIPALE - NUIT

Pendant que Gwen sort du complexe, Jack voit Ianto remonter et comprend que sa fin est proche.

VOIX : Verrouillage... Verrouillage de Torchwood... Verrouillage de Torchwood...

L'ordinateur indique le décompte de 4, 3...

VOIX : Verrouillage de Torchwood...

 

EXTÉRIEUR - DANS LA RUE - NUIT

Gwen court le plus vite qu'elle peut, mais le complexe explose, la faisant tomber au sol du fait de la puissance de la déflagration.

 

INTÉRIEUR - MAISON DES FROBISHER - NUIT

HOLLY / LILLY : On va revenir... bientôt.

 

FIN

CAPTION : 1965, Scotland

EXT COUNTRY ROAD NIGHT

A 1960s bus drives along in the gathering dark with headlights glowing. Close up on one child, blond boy. Child stares out of rain covered window.

INT BUS NIGHT

Child looks around into the bus. He’s silent. Kids in era appropriate clothing sit and talk to each other.

GIRL (quiet under music) : Why am I talking ?

EXT DARK COUNTRY NIGHT

Bus stops. Children get out. Look around. Ominous music is ominous.Children walk forwards as a group. Blond boy hangs back. Bright light ! Very bright, ahead of them. They stop and look. Start walking again. Leave blond boy behind. Blond boy walks forwards, looks back, light behind him. Long shot : One adult figure stands in front of the bus, the light glows ahead and the children walk into it. Light flares.

FADE TO WHITE

 

OPENING CREDITS

Next sequence is a lot of fast cuts and talking over different pictures. Takes longer to read than view.

EXT DAY Cardiff from above

Cardiff bay from the air. Millennium Centre and the Plas and all showing.

Caption says : CARDIFF

EXT DAY A Cardiff clock tower

A location and time stamp : It is 0840.

EXT DAY Cardiff city street

Gwen Cooper at a cash point. Close up on Gwen, voices start out of view.

MOTHER (OS) : Come on, Tyler. Tyler, just stop it.

Gwen looks around.

MOTHER : I haven't got time to muck around.

A mother stands in front of a young boy in school uniform. He stares into space, she tells him off. Close up and he’s staring straight forward, not responding to anything.

MOTHER : Tyler ! All right, I'll just leave you there.

Gwen at the cash point grins.

MOTHER : Is that what you want ? If I just leave you ? In the middle of town ?

FATHER : Suzette ! Suzette. We're going to be late.

Gwen looks in the opposite direction. Different parent and child there, exact same reactions, angry parent and frozen child.

MOTHER (VO) : Come on then, come on.

FATHER : Suzette ! Stop it, you're just looking silly, d'you want other people to see you, looking silly ?

INT DAY Davies house

Laundry basket fills screen, then Rhiannon carries it past to kitchen, busy. She hasn’t noticed yet : Two children, blue school uniforms, boy David and girl Mica, sit staring straight ahead and unresponsive. Kitchen table, plastic cover, breakfast food, Coco Pops ad with the monkey showing, nobody moving to eat.

RHIANNON DAVIES : If he gives you any more trouble, your dad's going round his house to punch his face in. I'll punch his bloody mother. Have you got that, David ?

INT DAY Frobisher house

Man comes down stairs talking, busy.

JOHN FROBISHER : I've booked the car for 7.30, but I might have to leave it on standby.

Walks into kitchen of rather more expensive décor. He talks to a woman, neither notices the kids. Two girls in green school uniforms, sitting staring and not eating.

FROBISHER : If Baxter starts talking, he never stops, so I can't guarantee what time. I'll tell you what, I'll send you a text when I'm on the motorway.

He walks past and two girls seen clearly, along with orange juice, coffee, teapot, jam, bowl of fruit. They pay no attention to any of it, stare. Close up, not blinking.

INT DAY Carter house

Woman walks in background, camera goes close up on child, red uniform, staring straight ahead.

ALICE CARTER : Steven ! If you leave the front door open, those cats are going to get in.

Silent staring.

ALICE : Darling, don't just stand there, you're gonna be late.

He’s standing in the front doorway, not moving.

ALICE : Steven.

Nothing.

ALICE : Steven ?

EXT DAY Cardiff street at school crossing

Still kids stand in front of a truck. Middle of the road.

RHYS WILLIAMS : Stop playing games ! Get out of the way !

Rhys in the truck. Kids in the road. And the pavement. Lollipop lady outside a school, and every kid in sight is still, every adult baffled. Car horns blare.

RHYS : Oi ! I said bloody shift, man !

EXT DAY Davies house

Council house establishing shot.

RHIANNON (VO) : David ? Are you listening to me ?

INT DAY Davies house

Kids still staring.

RHIANNON : Mica ? Oi, you two ! Look at me !

Rhiannon looks but no response.

INT DAY Carter house

Same freeze… then blink. Kid starts moving.

STEVEN CARTER : See ya then !

EXT DAY Cardiff street school crossing

Everyone moves again. Run to cross road. Rhys does incredulous : Ha !

INT DAY Davies house

Kids unfreeze, Rhiannon goes back to laundry.

DAVID DAVIES : And you can shut up an' all, you were the one crying, you were like a baby, I seen you.

MICA DAVIES : Was not.

DAVID : Was.

MICA : Was not.

INT DAY Frobisher house

ANNA FROBISHER : You two, you're gonna be late.

HOLLY FROBISHER : We're going ! Look !

LILLY FROBISHER : I'm going round to Polly's later, see ya, bye !

EXT DAY Cardiff street with the cash point again

TYLER : What ?

MOTHER : You are pushing it, you are, young man. Come on !

They walk off. Back of Gwen’s stylish black leather jacket. She’s walking off. Suzette and her father walk past. Gwen looks back. Close on Suzette’s hair. After this the credits are over and it calms down, not so many cuts.

EXT DAY Cardiff bay outside the tourist door

Gwen walking along on the water level, talking to a bloke up at the railing level.

GWEN : All right, Glyn ? What's occurring ?

GLYN : I've been watching the bay. No sea monsters.

GWEN : Ah, still early.

Gwen goes in the Tourist office door.

INT HUB Main area

Dark. Only light comes through the cog door as it rolls open or up through red emergency lights or alien whatsits.

GWEN : Anyone in ?

Goes to switch near cog cage, lights on. Wide shot reveal of the Hub. Looking good. Lots of levels, mysterious windows, Torchwood on the wall.

GWEN : You two having shenanigans in the dark ? Jack ?

Gwen goes to her desk. There’s a picture of Tosh and Owen, well worn, taped to her desk. She touches Owen’s nose and greets them.

GWEN : Morning.

Computer makes noises. Searching : Children. Search progress bar, fastest you’ve ever seen. Says Crimint. Emergency services. Government information network. Hospital records. Local Authorities.

INT DAY Hospital A&E

Busy running doctors.

RUPESH PATANJALI : Clear ! And again !

MALE VOICE : Charging 200.

RUPESH : Clear !

Monitor Flatlines.

RUPESH : I think we should call it, everyone agree ? OK. Time of death, 09.17. Sally, I can leave it with you, yeah ? I'll go and tell them.

Follow him to a different area of the hospital. Familiar backs ! Captain coat and stylish suit.

RUPESH : I'm sorry.

Jack and Ianto turn around. Anxious face !

RUPESH : We did everything we could, but he didn't make it.

JACK : Oh, that's a shame.

IANTO : Very sad.

JACK : Poor old Mr Williams.

IANTO : Very sad indeed.

RUPESH : There'll have to be an autopsy, but I'd say his heart gave out.

IANTO : Brave old heart.

RUPESH : You were neighbours, is that right ?

JACK : We live next door.

IANTO : He's got no family to speak of. All on his own. We'd just keep an eye on him, you know.

RUPESH : Well, I'm sure he appreciated it. If only there were more like (pause) you two in the world.

JACK : I know it's an imposition, but with us being such good neighbours... Can we see the body ?

INT DAY Hospital

Different bit, curtain drawn aside, dead dude under a sheet.

JACK : Bless him.

IANTO : God rest his soul.

JACK : Say, d'you think we could, er... ? Just on our own, um...

RUPESH : Course you can. Just come and find me, once you're done. And I'm sorry for your loss.

JACK : Thank you.

Curtain closes... and sad faces vanish. Springing into sneaky action ! Actions not matching words. Ianto having relationship talk while Jack uncovers the corpse and Ianto unpacks the toolkit.

IANTO : He thought we were together. Like a couple. He said, "You two". The way he said it, huh. "You two".

JACK : Well, we are. Does it matter ?

IANTO : I dunno, it's all a bit new to me, that's all. Laser saw.

JACK : Thank you.

Shudder inducing laser cut into the guy’s abdomen. With gaping wound.

JACK : Tongs.

IANTO : Tongs.

Jack sticks tongs in a dead guy.

JACK : Almost...

Ianto looks around.

JACK : ...got it.

Curtains whip open.

RUPESH : Sorry, one more th...

The look on Ianto’s face is priceless.

RUPESH : ...ing...

Jack whips out a gross blobby organic sack thing.

JACK : There !

RUPESH : What ?

Shock face !

JACK : Now, look at it, that's not human, is it, does that look human ? No, it does not. It's just a hitchhiker he picked up, it didn't kill him.

IANTO : Some say they're positively beneficial, they release endorphins into the bloodstream. He died a happy man. And I've got Tupperware.

JACK : And we're very considerate, we don't leave any mess.

Laser saw uncuts, seals up the gaping great wound.

JACK : Thank you very much.

Whoosh past and away.

IANTO : We'll just get out of your way.

Leaves, past still frozen with his mouth open Dr. Patanjali.

RUPESH : Wait a minute, wait a minute !

EXT DAY Cardiff outside hospital

Dr Rupesh is running after them still in hospital scrubs. Jack and Ianto stride off unworried.

RUPESH : Whatever it was, that was mutilation, I should report you.

JACK : Then why don't you ?

RUPESH : But that thing, what the hell was it, that hitchhiker ?

SUV unlocked.

JACK : Try putting it into a report.

RUPESH : You're Torchwood ?

JACK : Never heard of 'em.

While climbing into the Torchwood branded SUV with "Torchwood" written on it in big letter. Jack slams car door. Rupesh runs up and shouts through window.

RUPESH : There are bodies going missing !

Jack winds window down.

JACK : How many ?

RUPESH : This whole city talks about you.

JACK : What bodies, where ?

RUPESH : It started two months ago. Bodies, taken down to the mortuary, then the records just stop. Five of them. Five in two months. And none of them white. One of West Indian decent, one African, three Chinese, all male.

JACK : What was your name again ?

RUPESH : Rupesh. Rupesh Patanjali.

JACK : What d'you think ?

IANTO : NHS.

JACK : Yeah. Too much red tape. Sorry. But good luck with it !

And SUV drives off.

RUPESH : Don't ! Look, wait a minute !

Dr Patanjali left standing in the car park.

EXT DAY London from above

The Houses of Parliament and surrounds.

EXT DAY London street

Black car drives around a corner. Big red bus pulls up behind little red bus. Not in that American "look it’s a double decker !" way but roughly the same effect. Lois Habiba gets off the bus. She’s doing that half-run of I can’t sprint in these heels but I need to hurry. Down the street. Black car pulls ahead. Black car pulls up outside of Impressive Doors. A black man holds the car door open and Frobisher gets out.

FROBISHER : See you.

DRIVER : Yes sir.

Frobisher strolls in to the doors. Hi vis security jacket, police ? standing up straight outside. Lois Habiba hurrying fast. Goes in.

INT DAY Office corridors

Carpet floors, beat up wood panel walls and doors. Shiny black shoes on Frobisher as he strides along. Lois and her pointy shoes and skirt shorter than her coat hurry hurries behind him. Frobisher walks off to his right. Lois hurries off to her left... wait, back again, right.

INT DAY Office with desks

Frobisher walks in and sees a man in military uniform.

FROBISHER : Oh, Christ.

BRIDGET SPEARS : Good morning, sir.

FROBISHER : Morning.

COLONEL ODUYA : Morning to you, too.

BRIDGET : Colonel Oduya for you, sir. Unscheduled. I'd remind you, you've got the Category Meeting at quarter past.

FROBISHER : You'd better come through.

ODUYA : Thank you.

Leads him into glass and blinds wall office, doors close.

LOIS HABIBA : I'm late ! I'm sorry ! Oh, my God, I'm really, really sorry !

BRIDGET : Good morning. Bridget Spears.

LOIS : Lois Habiba.

BRIDGET : Right. This will be your desk.

INT DAY Frobisher’s office

Has a big arch and squares window in the back. Cage effect. Frobisher talks before he sits down.

FROBISHER : Just tell me it's something small. Tell me it's a... It's a meteorite ! Or a shadow on the moon. Just for once, tell me it's easy.

ODUYA : Might be nothing, sir. But it's my job to inform the Government, even if it turns out to be a false alarm.

FROBISHER : Then what is it ?

ODUYA : Children, sir. It's the children.

INT HUB Cog door

Ianto and Jack walk in, cheerful and joking.

IANTO : You are gonna get us killed !

JACK : No, you get killed, not me. You'd die like a dog, like an ugly dog !

The Torchwood sense of humour at its most refined there.

GWEN : Oi, Chuckle Brothers. I found something.

JACK : Yeah well I want a check on St Helen's Hospital specifically the morgue.

GWEN : Well There's a computer, do it yourself.

Ianto chuckles. Jack takes his coat off and hands it to Ianto as Gwen talks.

GWEN : Meanwhile I've been getting reports this morning of 17 road traffic accidents, happening right across the country, all the way from Glasgow to St Ives.

JACK : Is that above average ?

Jack goes to a computer and works.

GWEN : Well, they all occurred between 8.40 and 8.41. 17 road traffic accidents happening in exactly the same minute ? And every single one of them involving children.

Ianto at his computer. There’s three in a row now.

IANTO : That'll be the school run.

GWEN : All of them were just standing in the road. Not crossing the road, just standing. I saw it myself, Jack. Two kids on Market Street. Well, they just stopped.

INT DAY Frobisher’s office

ODUYA : But the accidents are just one part of a picture. Because every other child stopped at the same time. And not just in Britain.

IANTO (VO) : Same reports from France.

INT HUB Computer area

IANTO : 15 road traffic accidents. All timed around 9.40. They're an hour ahead, so it was simultaneous.

GWEN : All involving children ?

IANTO : Yup. Hold on. Still Cross-referencing. Here we go. Reports coming in, RTAs in Norway. Sweden. Denmark. Luxembourg.

INT DAY Frobisher’s office

ODUYA : Germany. India. Egypt. Guyana.

INT HUB Computer area

IANTO : Spain. Portugal. Bosnia. Tokyo.

INT DAY Frobisher’s office

ODUYA : Singapore. At 8.40 GMT, most of America was asleep, but even there, we're beginning to get reports. I think we can assume it's all of them, sir. As far as we can tell, at 8.40 this morning, every single child in the world stopped.

INT HUB Computer area

GWEN : Seen anything like this before, Jack ?

JACK : No way. Kids ?

INT DAY Frobisher’s office

ODUYA : Until we receive further information, we don't know if it's extraterrestrial in origin. Though the United Nations has taken UNIT up to yellow alert, just in case.

FROBISHER : Bloody hell.

Knock on door. Door opens. Lois walks in. Frobisher hurriedly changes tracks.

FROBISHER : And Colonel Mace ? How is... How is he getting on ?

ODUYA : He's fine.

Lois is bringing coffee.

ODUYA : Wouldn't mind a post in Vancouver myself. Wonderful countryside, so they say.

FROBISHER : Nice for some.

Pause. Stare at Lois.

LOIS : Sorry. My name's Lois, Lois Habiba. Just started today. I'm helping out Miss Spears while they introduce the new computer system.

FROBISHER : Thank you.

LOIS : Oh right.

And now she leaves.

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

LOIS : All done. What's his uniform ? That's not British Army, is it ?

BRIDGET : If you could start transferring the names and addresses.

Told. Lois goes to her desk.

INT DAY Frobisher’s office

ODUYA : You have two daughters, is that right ?

FROBISHER : Yeah. Maybe I should get them home from school.

ODUYA : I'd be careful, sir. I wouldn't do anything to draw any attention. Right now, this thing's random enough to go unnoticed, and if anyone files a news report, we'll be crushing it. But, so far, we're the only ones with the software clever enough to piece this all together. Well, us and Torchwood.

FROBISHER : D'you want me to talk to them ? They're a pain in the backside, but they can be helpful.

ODUYA : We're on to them, right now.

INT HUB Jack’s office

Jack, seen through his window, on the phone.

JACK : OK, find out anything, let me know immediately.

Lowers phone as Gwen walks in.

JACK : Of all the times for Martha Jones to go on holiday. I get Sergeant Grunt. I'm talking to a sergeant !

GWEN : Don't you dare phone her, she's on her honeymoon. What did they say ?

JACK : UNIT base in Washington has run some tests on a couple of kids.

Ianto, out at his computer, grins and runs to Jack’s office.

JACK : Brain scans, blood sugar, checking for radiation. Nothing.

IANTO : You were right ! He's back !

JACK : Ha ! Ha ! I said so !

Jack gets up and goes to look at the computers. Gwen trails after.

GWEN : Who's back ?

Someone wearing dark trousers, tall, skinny, and a doctor. Rupesh, on the monitor, wandering the Plas.

JACK : What's he doing ?

IANTO : Waiting. Just like you said. He's been there 20 minutes.

JACK : Persistent.

IANTO : Good sign.

JACK : Dogmatic.

IANTO : Always a plus.

GWEN : Oh, Christ, never work with a couple, you two talk like twins ! Now tell me who he is.

IANTO : Rupesh Patanjali. He saw the hitchhiker, he's the bodies-going-missing man.

JACK : Dr Patanjali. We need a doctor.

GWEN : What you let just him follow you ?

IANTO : Ask about Torchwood, and most people point towards the Bay.

GWEN : Oh.

Rupesh still wandering around out there.

GWEN : You bastards, that's exactly what you did to me the first time we met ! Well, sod that, I'm promoting myself to recruitment officer !

Gwen walks off. Jack and Ianto sort of reorient so they’re standing together. Camera goes further away.

IANTO : She's calling us a couple now.

JACK : What's your problem ?

IANTO : Just saying.

JACK : I hate the word "couple".

Walks off.

IANTO : Me too.

Woobie face of lying his arse off. Sounds like Jack shuts himself in his office. Ianto looks at the monitor again. Rupesh still there.

EXT DAY Plas Roald Dahl

GWEN : Hey. Rupesh, isn't it ?

RUPESH : Yeah.

GWEN : Gwen Cooper. I'm Torchwood.

EXT DAY Plas near the fountain

Gwen and Rupesh seated at tables.

GWEN : Three of the bodies were Chinese ? Were they related ?

RUPESH : No, one was 27-years-old and the other two were in their 50s. But not from the same family.

GWEN : Bit odd, though, statistically. In a city this small.

RUPESH : That's what I thought. Mind you. Nothing compared to that hitchhiker.

GWEN : Freak you out ?

RUPESH : Oh, yeah !

GWEN : Yeah, me too. Apparently, anyone could have one. (Pause). Don't ! I know !

RUPESH : This place ! Ever since I moved here, it's just weird.

GWEN : Where you from then ?

RUPESH : Me ? I'm from Chesterfield. Came down here, 18 months back.

GWEN : Enjoying it ?

RUPESH : Very much, yeah.

GWEN : I bet it doesn't pay you much though.

RUPESH : Not at first. Could be worse.

GWEN : Torchwood's paid by the Crown. First pay cheque, I almost fell over. Had to hide it from my boyfriend. I was buying clothes, had to stash them under the bed.

RUPESH : What's it like, inside Torchwood, I mean, what do you do ?

GWEN : Why are you so interested ?

RUPESH : Well. From what I've heard, just sounds... I dunno.

GWEN : Exciting ?

RUPESH : I suppose.

GWEN : Glamorous ?

RUPESH : No, more, sort of... The thing is, we've all seen it now, the past few years. Alien life. Even though half the world's still denying it. For me... OK. It's the suicides. The past few years, suicide rates have doubled, and that's ever since the first alien. My first case, my first death, was a suicide. D'you know why she did it ? Cos she'd written all these letters, she'd been a Christian all her life, and then alien life appears. She wrote this bit, she said, "It's like science has won".

GWEN : Lost her faith.

RUPESH : More than that. She said she saw her place in the universe, and it was tiny. She died because she thought she was nothing.

GWEN : I went through that. Even now, I get terrified. But at the same time, it is brilliant, and, and beautiful, and completely bloody magic. It's bigger, y'know ? It's like... It's like the whole wide world is bigger. My life is bigger.

She grins at him, then looks past. A mother tugs on the arm of a child, who stands stock still.

GWEN : Shit !

Gwen gets up and runs over. Rupesh grabs his files and follows her.

MOTHER 2 : Sasha, love, come on, look, I haven't got time. I've got to be in work.

GWEN (into phone but still yelling) : Jack ! Get up here ! Right now ! It's happening again ! The children !

INT HUB Computer area

Jack, in coat, heads out.

JACK : They're doing it again !

Ianto falls in behind him.

EXT DAY Plas

GWEN : Are you all right ?

MOTHER 2 : We're fine, she's just playing a game.

GWEN : OK.

MOTHER 2 : Now come on, sweetheart, people are staring at you ! Sasha, stop it.

Rupesh breathes hard and stares.

EXT DAY Assorted Schools

Children in blue uniform tops with a tower block behind them stand still in the playground. Children in red blazers with school buildings behind stand very still. Including Steven. Children at a road crossing stand still and stare.

CHILDREN High-pitched screaming.

EXT DAY Plas

Jack and Ianto run in.

JACK : What's she doing ? What’s that noise ?

GWEN : I don't know !

MOTHER 2 : Sasha ! Stop it ! Sasha ! Please help her !

RUPESH : There's another one !

Two kids in yet another different uniform, grey jumpers this time.

RUPESH : It's all right, it's all right, I'm a doctor.

Ianto starts filming the kids. As you would. Screaming stops.

EXT DAY Red blazers kids

STEVEN / CHILDREN : We... We... We...

EXT DAY Red tops kids

CHILDREN : We... We... We... We... We... We...

EXT DAY Plas

IANTO : Whoa !

CHILDREN : We are. We are.

EXT DAY Red blazers kids

STEVEN / CHILDREN : We are. We are. We are.

EXT DAY Blue tops kids

CHILDREN : We are coming.

EXT DAY Plas

CHILDREN : We are coming.

GWEN : Oh, my God !

EXT DAY Red blazers

CHILDREN : We are coming. We are coming. We are coming.

INT DAY Frobisher’s office / desks outside

FROBISHER : Who's got children ? Find me a kid, find me a bloody kid, now !

INT DAY Mental hospital corridors

Hospital people running. Chanting is an emergency apparently.

EXT DAY Mental hospital

NURSE : He won't stop, he keeps saying the same thing, over and over.

CLEMENT MAC DONALD as Timothy White : We are coming. We are coming.

A nurse starts filming him.

CLEMENT : We are coming. We are coming. We are coming. We are coming.

EXT DAY Plas

CHILDREN : We are coming. We are coming. We are coming.

MOTHER 2 : Sasha, please, my God !

GWEN : Who are you ? Who's coming ?

Silence... Kid blinks.

SASHA : Come on then.

EXT DAY Blue school

Kids playing again.

EXT DAY Plas

Ianto and Rupesh watching.

BOY : Why is that man filming us ? Are we gonna be on telly ?

EXT DAY Mental hospital

Clement, uniquely, collapses after the chanting stops.

NURSE : You all right ?

CLEMENT : They've found me.

EXT DAY Water outside tourist office

Jack, Gwen and Ianto make dramatic dash for the office. Followed by Rupesh.

JACK : Gwen, I'll get on to the Home Office. This thing has gone public. They're gonna need us. Whoa, whoa, whoa, whoa, whoa ! Where'd you think you're going ?

RUPESH : Um. I dunno. I could help.

JACK : Doing what ?

GWEN : You're bleeping.

RUPESH : Shit, yeah, sorry.

JACK : Whole city's coming to a standstill, they're gonna need you in A&E.

GWEN : We'll get back to you, I promise.

RUPESH : What's in there ?

GWEN : Big science-fiction superbase. Honestly ! See ya.

All in to the tourist office, door swings closed. Rupesh on his own seen through bars. He reluctantly turns and hurries away.

EXT DAY London from above

Establishing shot of that building opposite the London Eye that probably has a name.

INT DAY Desks outside Frobisher office

Everyone on phones. More phones ringing. There’s a mass phones thing going on. Frobisher walking and being talked at.

BRIDGET : I'm sorry, we've got no comment. Can we leave it for now ?

LOIS : I'm sorry, he's not seeing anyone at the moment.

WOMAN : The Home Secretary's demanding information, sir... and he’ll liaise with UNIT.

LOIS : No, I'm sorry I don't know who that is. I'm new.

FROBISHER : Anyone else, just tell them no, Bridget. No more calls.

He goes in to his office. Closes the door behind him. Bridget is being talked at by several people.

BRIDGET : Yes, yes, yes, yes, yes.

INT DAY Frobisher office

He sits down and throws a folder down in front of him. And sits there staring.

INT DAY Desks outside Frobisher office

Bridget gets up from her desk and goes over to Lois with a post-it.

BRIDGET : I'll have to abandon the press list, can you set up an autoreply ? You'll have to get into my account, that's the username, spears, password Hastings, capital H, rest of it lower case.

LOIS : Right.

Through the office window Frobisher is doing facepalm with a possibility of headdesk. He has worried. Dekker walks in head up and confident. He interrupts at least two people clustered around Bridget’s desk.

Mr DEKKER : Bridget, I want to see Mr Frobisher.

Conversation stops. Pause. Bridget gets up.

BRIDGET : Will you excuse me, please.

Knocks, opens office door.

INT DAY Frobisher's office

BRIDGET : Sir ?

He doesn’t even look up.

FROBISHER : I said, no-one.

BRIDGET : Mr Dekker, sir.

She gets out the way, Dekker walks in. He sits down. Frobisher only slowly looks at him.

DEKKER : Four, five, six.

Frobisher face of frozen.

DEKKER : I warned you.

INT HUB Computer area

JACK : Just Tell him it's Captain Jack Harkness, he'll take the call.

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

LOIS (on phone) : I'm sorry, I can't. If you could just leave your number or...

JACK (on phone) : Tell him it's Torchwood.

LOIS (on phone) : Right, and how do you spell that ?

INT HUB Computer area

JACK (on phone) : You’re working for the Home Office and you've never heard of Torchwood ?

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

LOIS (on phone) : I'm new. Started today.

INT HUB Computer area to Jack’s office

JACK (on phone) : Just what I need ! Sorry. Not your fault. You picked a hell of a day. Listen.

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

JACK (on phone) : Just tell him Torchwood, w-o-o-d.

INT HUB Jack’s office

JACK (on phone) : We might be able to help, OK ? What was your name ?

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

LOIS (on phone) : Lois, Lois Habiba.

INT HUB Jack’s office

JACK (on phone) : Good luck to you, Lois Habiba.

Jack bleeps phone off.

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

Lois looks at the phone and puts it down. Turns to computer call log system. Types in Name Captain Jack Harkness, Company Torchwood. Red flag ! Click flag : Classified Security Level Two. Post it note of convenient security breach. Lois looks at Bridget… decides to go for it. Username and password. Office door opens, Bridget looks up. Dekker leaves and Frobisher follows. Bridget looks down. Pause. Back to work.

BRIDGET : Right. Too many people here...

Lois gets on with her espionage. Displayed on her monitor : Government Information Network. Torchwood. Founded by HRH Queen Victoria in 1879 its prime purpose is to defend the Earth against extraterrestrial threat. Initially established as an institute to investigate matters of the paranormal and extraterrestrial, the organisation has developed over the years in both activity and constitution and is currently operating as a remote team working from Torchwood 3, Cardiff. Funded directly and independently by the Crown, Torchwood was established by order of decree. Torchwood is not beyond the Government however, with her Majesty stating that : "Torchwood is also to administer to the Government thereof in our name, and generally to act in our name and on our behalf, subject to such orders and regulations as Torchwood shall, from time to time, receive from us through one of our Principal Secretaries of state". The Torchwood Charter, Dec 31st 1879.

Lois looks shocked. Screen zoom right in on "extraterrestrial threat". In case we missed that.

EXT DAY London street

Same black car as earlier, BP08 XGF, probably a different corner. Frobisher driven across London. Drives past a big building on a roundabout.

INT DAY Underground car park with security door

Frobisher’s car drives in. Police with an actual gun goes to stand in the door while it closes.

INT DAY Corridor Thames House

Dekker and Frobisher walk down an ordinary modern corridor.

DEKKER : Been a while since we had visitors down here. Thought you'd forgotten about us. It's hardly the glamorous side of Thames House, my little domain.

INT DAY Dekker’s Domain Thames House

Crowded with equipment, Dekker leads Frobisher to a particular area.

DEKKER : We converted the readings onto digital, years ago, but I kept the original equipment. Call it nostalgia. Then this morning it woke up. 8.40, and again at 10.30, transmitting on the 456.

(Dekker presses a button on the nostalgic equipment. Whooshing and whirring). Just five seconds in duration. But that's enough.

FROBISHER : What's it saying ?

DEKKER : Well, I think it's a burst of compressed information. I'm running it through the translators, might take a while.

More alien noise.

DEKKER : But the point is, the 456 was open.

FROBISHER : But why would they change ?

DEKKER : That's your job, to find out.

FROBISHER : I'll have to tell the Prime Minister.

DEKKER : Elected officials ?! They just come and go. The 456 was here before him, it'll be here long after he's gone. And so will we. The Civil Service, John, the cockroaches of government.

FROBISHER : Have you got kids ?

DEKKER : Too busy working. Turns out to be a Godsend.

INT HUB Computer area

JACK : So I think it's a transmission, a pulse, a broadcast.

IANTO : Like the Mosquito alarm, the one that only kids can hear.

JACK : Something unique to prepubescents.

IANTO : Maybe testosterone interferes with the signal, and oestrogen...

GWEN : Oh, no, no, no, hold on. We're being dumbos, we're missing the bleedin' obvious here, look.

TAIWANESE CHILD (on computer) : We are coming. We are coming.

GWEN : Recorded in Taiwan. The point being, anyone ?

TAIWANESE CHILD (on computer) : We are coming. We are coming.

JACK : It's English.

IANTO : They're speaking English.

GWEN : Exactly ! And all the footage is the same. So every single child in the whole wide world is speaking English, so why's that ?

JACK : I guess if you scanned the Earth from the outside, you'd register English as the dominant language.

IANTO : Actually that would be Chinese, well, Mandarin. There's about a billion people speaking Mandarin. That's three times more than English.

GWEN : Oh, my God.

JACK : What ?

GWEN : OK, ready ? So every single child in the world is talking in unison, yeah ?

JACK : Yeah.

IANTO : Yup.

GWEN : Every single child... And one man.

CLEMENT (on computer) : We are coming. We are coming.

JACK : What the hell ? Who's he ?

GWEN : Name's Timothy White. He's a patient in a psychiatric ward at the Duke Of York Hospital, East Grinstead.

JACK : How did you get this footage ?

GWEN : Staff e-mailed it to the police. But every police force is swamped with mums and dads going absolutely mental, so it's just waiting in line. I reckon no-one else has noticed him yet.

IANTO : East Grinstead.

JACK : That's what, two hours ?

GWEN : I'm on it !

EXT DAY Garden of a swish house

Rhys is on the phone, standing in front of a Frost Lynch Estate Agents Grange Farm Road Cardiff CF9 6YY FOR SALE sign. Alternates between there and Gwen’s location.

GWEN (on phone) : I know I promised, shut up. Change of plan.

RHYS (on phone) : Oh, s'all right, I thought you'd be busy. "We are coming !"

EXT DAY Car on a motorway

Gwen is driving, in the fast lane, other cars swish past going t’other way.

GWEN (on phone) : Eh, but what's it like ?

RHYS (on phone) : The estate agent hasn't turned up. (Rhys goes in the gate to have a poke around). Fair dos, she's probably got kids. So, what do you think's causing it ?

GWEN (on phone) : I can't say. Top secret.

RHYS (on phone) : You haven't got a clue, have you ?

GWEN (on phone) : No idea.

RHYS (on phone) : Tell you what, it looks nice from the outside. And I reckon we could knock ten grand off the asking price. Three bedrooms. One could be a nursery.

GWEN (on phone) : Oh, stop it !

RHYS (on phone) : One day !

GWEN (on phone) : You can adopt a Filipino and get her to clean the chimneys.

RHYS (on phone) : Thing is I was thinking though, right ? Those kids went off at 8.40, when everyone's on their way to school, then at 10.30, that's break time. It's like it was timed. You know ? So you'd get maximum kids out in the open, visible to everyone.

GWEN (on phone) : Suppose.

RHYS (on phone) : Yeah, but that means it's timed around Britain. Specific British hours, yeah ? It might be worldwide, but I reckon someone's looking right at us.

GWEN (on phone) : That's brilliant. That is brilliant, you're not bad, you, are you ?

RHYS (on phone) : I'm bloody superb.

GWEN (on phone) : Oh, my God, Severn Bridge ! I'm going into England ! Farewell forever !

RHYS (on phone) : Good luck ! Have you got currency ?

GWEN (on phone) : Yes, and I've had my injections ! See ya !

EXT DAY Plas in front of a building

Jack and Ianto sit on really big steps. Right next to each other with big empty all around them.

JACK : Lunch time. This place should be buzzing with kids.

IANTO : Everyone's taken them home.

JACK : We need a child.

Close on Ianto’s face

JACK : Cos we need to test those frequencies. Find the right frequency, and we can find out who's transmitting.

IANTO : Where d'you get a child, though ? I could find you lasers and weevils and hitchhikers. But kids...

Pause. Jack has think face. Jack stands.

JACK : See you later.

IANTO : Where are you going ?

JACK : Now who's a couple ?

Ianto a bit woob faced again. Looks away and down.

INT DAY Prime Minister’s Office

All books and wood and leather. Globe near the camera, very old and yellowed. Prime Minister, older man in glasses, reads a file.Track across, and Frobisher is sitting in one of the leather chairs. He perches. On the front edge. Waiting. Prime Minister reads. Frobisher looks tense. Big Ben strikes ? Clock music, then bongs between sentences.

Prime Minister as Brian Green : When I was a kid, it was the bomb. Iron Curtain. Reds under the bed. It was all so bloody simple. Now it comes raining down from the skies. Made of metal, stinking green and God knows what. I find myself running a country under siege from above.

FROBISHER : What d'you recommend that we do ?

Prime Minister : You tell me.

FROBISHER : Given that this is now worldwide, Prime Minister, it might be best if certain historical events were taken off the record.

Prime Minister : So Britain gets a clean sheet ?

FROBISHER : Yes, sir.

PRIME MINISTER : How do we know if these... what do we call them ?

FROBISHER : The 456. They never gave a name. We just called them the 456 after the frequency allocation.

PRIME MINISTER : Then how do we know that the 456 will keep quiet ?

FROBISHER : We don't. All we can do is hope to cover ourselves.

Prime Minister looks away. Not a happy bunny.

FROBISHER : You'll have to issue a Blank Page.

PRIME MINISTER (sharply) / No.

FROBISHER (pause) / Then, what do we do ?

PRIME MINISTER : I'm not having my name on this. You never told me. I was never a part of it. I never knew. Is that understood ?

FROBISHER : Yes, sir. Then I take it that that leaves the Blank Page with me ?

PRIME MINISTER (beat) / Just don't tell me about it.

INT DAY Carter's house

Front hall with pretty stained glass. Doorbell rings. Alice walks up talking over her shoulder.

ALICE : Tell her it's in the bottom drawer, I put them there yesterday, yeah ?

She opens the door. Smiling Jack !

ALICE : Oh, I thought so.

JACK : Good to see you. How's things ?

ALICE : Terrifying.

STEVEN : Uncle Jack !

Boy runs in, Jack scoops him up and holds him so he’s taller than Jack.

JACK : Steven ! Hey, soldier, how you doing ?

Jack carries Steven in.

STEVEN : I was talking like an alien ! Everyone was ! It was brilliant !

ALICE : You'd better come in.

Eyeroll and swings her door closed.

EXT DAY Davies's house

Ianto gets out the SUV. Closes door and bleeps it locked. Car alarm beeps. Ianto walks up the path past abandoned bikes to... is it a semi detached or an end of terrace ? There’s a terrace behind them. And a lot of city. There’s rubbish bags around a lamp post and only one other car in sight, silver grey, parked right in front of Ianto.

INT DAY Davies's house, kitchen

Close up on Rhiannon packing "Lose a stone in 21 days !" leaflets into envelopes. Rhiannon is pink and leaflets are pink and something plastic looking in a bowl on the table is pink and there’s a whole pink theme. Messy is another theme. Stacks and boxes. Again starting in close up with Rhiannon with her hands full and busy.

IANTO (out of sight) : Only me.

So he’s a just walk in visitor.

RHIANNON : Oh, bloody hell. We must be in trouble. Or is it Christmas ?

Mica is on the games machine playing something loud. Ianto in his suit oddly matches the curtains. And lampshade. But only in color, the style is his own.

IANTO : How are they ?

RHIANNON : Yeah, it was a bit of a scare. I brought them home, just in case.

Ianto walks over and gets his wallet out. As Rhiannon talks he extracts a £10 and hands it over, Mica takes it without comment.

RHIANNON : But I reckon it's that group hysteria thing, like when lots of girls all faint at the same time. Did you say thanks to your uncle ?

MICA (already back to her game) : I did.

RHIANNON : David ! Your Uncle Ianto's here !

Ianto has another £10 out ready.

IANTO : I was thinking. I missed Mica's birthday. I thought I could take her to McDonald's or something.

David runs in, grabs the £10, runs out, all without interrupting Ianto’s sentence.

RHIANNON : That's all of £3.95, you big spender.

IANTO : All right, cinema.

RHIANNON : Yeah, that'd be nice. You'd like that, wouldn't you, Mica ?

Mica nods.

IANTO : I thought maybe this afternoon.

RHIANNON : No chance. What about Saturday ?

IANTO : I'm kind of busy on Saturday.

RHIANNON : You're a civil servant, they don't work weekends. They invented weekends. And I'm not having her going out, not today, not with all that voice thing. I want 'em where I can see them.

IANTO : But she'll be with me.

RHIANNON : She's staying put.

IANTO : Right. Fine. Just an idea. I won't bother you.

Pause. Rhiannon looks up at him all big eyes.

RHIANNON : Oh, that's it, is it ? You're just gonna go now ? Oh, sit down, you daft sod. I've got some of that spinach dip. And you and me, well, ahem, we've got things to talk about.

IANTO : What things ?

RHIANNON : You've been seen.

Ianto makes think face.

INT DAY Carter's house, kitchen

Jack and Alice are in the kitchen. Jack sits, Alice busies.

ALICE : They said on the news that we should send them back to school tomorrow. D'you think it's safe ?

JACK : Well, I don't know any more than you.

ALICE : Oh, come on.

JACK : I don't.

Pause of disbelief and pouring the tea.

JACK : Any word from Joe ?

ALICE : In Italy. With her. They finally got married. But he, er... He phones every now and then, and sends Steven postcards. Remembers his birthday. There are worse fathers.

Pause of awkward.

JACK : How are you off for money ?

ALICE : Don't worry about that. You give me enough. Kind of easy, writing cheques, huh ?

JACK : Alice, you're the one who asked me to stay away. I'd come round here every week, if you wanted me to. Every day.

ALICE : Yeah.

Pause of not looking at him.

ALICE : I just can't stand it, Dad. I look older than you do and it's never gonna stop. I get older and older and you stay the same. One day, you're gonna be standing at my funeral. Looking just like you did when you were standing at Mum's. No wonder she was so furious. You make us feel old.

Pause of long and not looking at each other.

JACK : Actually, I found a grey hair.

ALICE : Oh ! Well, that is the end of the world.

Jack laughs. He looks out the window. Steven is playing in the garden, wearing a red coat.

JACK : You ever gonna tell him ?

ALICE : What do I say ? That you're his grandfather ?

JACK : He's too young to notice, right now. That I don't age. But one day, he's gonna realise.

ALICE : And that's another reason for you to stay away.

JACK : I suppose. I could make the most of it while he's still young. Take him out. Buy him stuff. Me and him, sort of thing.

ALICE : You mean today ?

JACK : While I'm here, may as well.

ALICE : Ah You bastard. Something happens to kids, and you want to spend time with him on the same day. You are not experimenting on that boy, Dad. Not ever. That's why I want you to stay away, because you're dangerous.

INT DAY Hospital

Rupesh runs through corridor and gets to a counter with a phone. Phones where his pager tells him.

RUPESH : Dr Patanjali. You were paging me ?

EXT DAY Carter's house

Jack closes the door behind him, he was phoning before he even left, and strides into the street.

JACK : Rupesh ! Captain Jack Harkness. You've got a children's ward, haven't you ? I need a kid.

INT DAY Davies's house, kitchen

Rhiannon and Ianto at the table opposite each other.

RHIANNON : Susan on the corner was in town and it was her anniversary, so they went to that posh French place in town by the memorial, and there was you.

IANTO : So... ?

RHIANNON : There was you, having dinner with a man.

IANTO : So ?

RHIANNON : Having dinner, with a man, in a restaurant.

IANTO : So ? You have dinner with Tina.

RHIANNON : Not in town. Susan said he was gorgeous. Like a film star. Like an escort.

IANTO : He's my boss.

RHIANNON : She said it was intimate. I said, "Well, he's had girlfriends," and she said, "Well, no girl was getting her feet round that table, no chance." Have you gone bender ?

IANTO : Mica's hearing this.

RHIANNON : She's not bothered. Her friend Sian's got two mothers.

Pause of awkward and Ianto looking down away.

RHIANNON : Go on.

Pause of Ianto making deer headlight eyes at Rhiannon.

RHIANNON : You never tell me anything these days. Dad died, that was it, you were off. You couldn't wait. Like I did something wrong. I didn't, did I ?

IANTO : It's not that. It's my job, it's difficult, it's... (exhale, closed eyes. Open eyes look at her). He is very handsome.

RHIANNON : No !

IANTO : Now stop it.

RHIANNON : You're kidding me ! Really, though ? Really ?

Ianto is not keeping eye contact and is looking round more nervously than he did while extracting body organs.

RHIANNON : Christ almighty ! He's nice, though ? Is he ?

Ianto biting his lip.

RHIANNON : Is he ? Oh, my God. I mean, since when ?

IANTO : It's weird. It's just different. It's not... men. It's... it’s just him. It's only him. And I don't even know what it is, really. So... So I'm not broadcasting it.

RHIANNON : Oh, no, honest, I won't say. If you want it kept quiet, I swear, I won't say a word, I promise.

Door closes behind them. Johnny Davies walks in.

JOHNNY DAVIES : Aye aye, gay boy, she says you're taking it up the arse.

The look on Ianto’s face is priceless.

JOHNNY : Mica, will you get off that thing.

Rhiannon rubs her nose hide a bit of a grin.

IANTO (quietly) : Thanks.

JOHNNY : How've you been then, you smart bastard ?

Ianto gets up. Johnny grabs and bear hugs him. Ianto stands up straight and tries not to make argh noise. Johnny holds him at arms length. Car alarm wails.

JOHNNY : Eh, whose car is that outside then, is that you ? Black thing ?

IANTO : Oh, that’s the... That's the company car.

JOHNNY : You want to watch it on this estate, boy.

IANTO : No, it's fine, top of the range, it's got a triple-deadlock.

JOHNNY : Oh, aye, sounds like it.

Ianto turns. Big eyes. Pushes past Johnny and runs ! Car alarm and tyres screeching.

EXT DAY Davies's house

Ianto runs outside. More oh noes !

IANTO : Oh ! (Hands on head). But it's got a triple deadlock, they can't have !

JOHNNY (collecting loose bricks) : Nah cause what they do is see they drive round the block, then they come back for a lap of honour. The victory parade ! We get ‘em.

Brings bricks for Ianto.

IANTO : Uh, we should phone the police.

JOHNNY : Nah It's more fun this way.

Car horn.

JOHNNY : Right, here they come ! Get ready !

SUV comes around the corner. Someone moons them out the window. They’re yelling stuff, probably rude. Johnny shouts and chucks a brick.

DAVID (from upstairs window) : Yay !

RHIANNON : David ! Get inside ! Now !

IANTO : That's my car !

RHIANNON : Close the window I'm not telling you again, get inside. I'll take your computer off you, get in.

IANTO : That's my car.

INT DAY Mental hospital, office

Gwen and a uniformed lady nurse are watching Clement on a monitor.

NURSE : Timothy White. 52 years old. He's been with us three months. But he's got a history of being in and out of care all his life.

GWEN : Timothy White's. My mum used to shop there.

NURSE : Well If he's got a different name, he's never said. He spent 40 years living in Leeds, that's where he first came on record. Found homeless, living on the streets, at the age of 11.

GWEN : 11, bloody hell.

NURSE : No-one ever reported him missing. Apparently though, he did have a Scottish accent, back then. Gone now, but he was a long way lost.

INT DAY Mental hospital, interview room on camera

First a view through the security camera, Clement looking over his shoulder, seated at a table. Then Gwen and Clement opposite sides of that table. There’s pauses between most sentences, Gwen leaving room for Clement. He sits sideways on his chair and don’t look at her except out the corner of his eye.

GWEN : Can you remember the voice ? You said, "We are coming." Can you remember why ? D'you know what I think it was ? Aliens.

Clement reacts, looks at her. Looks away fast. Gwen tries to keep eye contact.

CLEMENT : There's no such thing.

GWEN : Those days are gone. I don't mean to scare you, because you're perfectly safe, but I think aliens are using you to speak. What d'you think ?

CLEMENT : No such thing. Isn't it, isn't it ?

GWEN : I've met aliens. It's part of my job. But I'm not the authorities, or the police, or the army. So anything you say is just between me and you. And I will believe you.

CLEMENT : Give me your hand.

Uncertain Gwen tries showing her hands above the table, empty. Pulls them back. Then offers one. Clem grabs, puts his face to it, sniffs loud and repeated. Gwen pulls her hand back but he follows across the table. Lets her go. Sits back down.

CLEMENT (surprised) : You're telling the truth.

GWEN : How can you tell ?

CLEMENT : I can smell it. You've... met them ?

GWEN : Dozens of them.

CLEMENT : Still not safe. Isn't it, isn't it ? They're watching.

Looks to blinking light on security camera. CCTV in the nurse office monitor. Nurse in her office reading something. Then back to Gwen, looking at that camera.

GWEN : Well, I can do something about that.

Pulls something from her pocket.

GWEN (finger on lips) : Shh, shh.

Her shiny pen thing makes the CCTV break.

CLEMENT : What's that thing ?

GWEN : The technical name is a gizmo.

He laughs. And then some more. A bit too much.

CLEMENT : Isn't it ?

GWEN : I think you've seen aliens too. What's your name ? What's your real name ? When did you last say your name ?

CLEMENT : Never.

GWEN : Then tell me.

CLEMENT : I was a kid.

GWEN : What happened ?

CLEMENT : They took us out. In the night. In the dark. Isn't it ? Isn't it ? They told us, they said we were going to a new home.

GWEN : Who did, who said ?

CLEMENT : The staff.

GWEN : A care home ?

CLEMENT : They drove us away for miles and miles.

Flashback image, blond boy on the bus from the teaser : Clement.

HIGH-PITCHED GIGGLING

Bus in the dark, boy at the window.

CLEMENT : They were there. In the sky.

GWEN : What did they look like ?

CLEM : Light.

White bright, flashback to the kids walking into the light.

CLEM : The light... took them.

GWEN : Took who ?

CLEMENT : My friends.

GWEN : But not you ?

CLEMENT : I ran. There was something, there was people, there was...

Flash : Soldier guns in the dark.

CLEM : Isn't it, isn't it, isn't it, isn't it ?

GWEN : You're all right, you're safe. OK ? You're safe now.

CLEMENT : But they're coming back. I've been smelling them for months. In the air. Long time coming.

GWEN : Tim, I can help. Look at me. I can help. If kids went missing, something's got to be written down and I will find it. But to do that, I need to know your name.

Cute hands fingers game conversation going on while she says that. He knocks hands back.

CLEMENT : I was Clem. Clement MacDonald.

GWEN : Hi, Clem.

Shakes hands.

CLEM : Hi.

GWEN : Where were you from ? It was somewhere in Scotland, do you remember ?

CLEM : Holly Tree.

GWEN : Holly Tree, now then is that a town, or a place, or... ?

CLEM : The Holly Tree.

GWEN : The Holly Tree is that where it happened ? Clem ? Was it ? What was the Holly Tree ? What was the Holly Tree ?

Sniff, loud.

CLEM : You're pregnant.

Gwen nods sympathy then... freeze.

GWEN : Sorry ?

CLEM : Yes, you are.

GWEN : No, I don't think so.

CLEM : Yes. I can smell it. Three weeks.

Run feet door slam open quick.

NURSE : Oh... Bloody hell, I've been running. That camera's gone off, it just went dead ! Still. No harm done, eh ? (Pause). Everything all right ?

GWEN : Yes. I'm fine, thank you.

NURSE : Right, well, I think you've had long enough. Time for your meds, isn't it, Tim ? If you don't mind.

GWEN : No. (whisper). Not at all.

CLEM : Congratulations.

She turns and leaves.

EXT DAY Mental hospital car park

Gwen walks out with phone pressed to ear.

GWEN : Ianto, I need a search on Clement MacDonald, could be M-C or M-A-C, and try the words "Holly Tree" and Scotland. We're looking at the 1960s, got that ?

INT HUB Computer area

Ianto hurries to computer and starts typing.

IANTO : Yeah.

GWEN : Then try the words Timothy White, with the option of Timothy White's, apostrophe S, like the shop.

IANTO : I lost the car.

EXT DAY Mental hospital car park

Gwen striding uninterrupted by actual listening.

GWEN : Yeah, and if you find anything, let me know straight away, don't wait for me to get back.

IANTO : These kids nicked it.

GWEN : Yeah, I'll see you later.

She stares big eyed blankly and opens her car door. He puts his phone away and does deep breaths. Computer screens doing squiggly lines.

INT DAY Mystery call centre, Ashton Control

Bloke in black with a headset sits at a computer desk; we always see him through a Greater London Map made of clear plastic and black print.

OPERATIVE : I've got a red flag on a Torchwood intercept, the name Clement MacDonald, can you trace it ?

MALE VOICE : Roger, Ashton, control initiating trace now.

EXT DAY London again

Closer on big building windows this time.

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

Lois looks suspiciously at stuff. Through the glass and blinds Bridget is meeting with Frobisher, her standing in front of his desk, him seated. Lois narrows eyes. She’s probably trying to lip-read. Staring.

INT DAY Frobisher’s office

FROBISHER : You'll find the names under 456.

BRIDGET : And what d'you want me to do ?

He has a beige folder and hands it over. She opens it. Ominous music ! Ominous blank piece of paper ! In a Classified folder. Bridget looks up. Looks at Frobisher. Mouth firm. Sharp nod. Closes folder and goes out. He stares straight ahead for a long time. Then he picks up his pen and caps it. Presumably from not writing on that blank page.

INT DAY Desks outside Frobisher’s office

Bridget sits down and types some stuff. Two fingered. Lois watches. Bridget finger stabs the enter button decisively. Gets up and walks away. Curious Lois still has post it of we’re all getting fired for computer security. Logs in as Bridget. Gets her emails. Sent messages and really tense music.

Subject : Blank Page. To : (?) ORDER TO KILL : Colonel Michael Sanders (ret.d). Ellen Hunt. Captain Andrew Staines. Captain Jack Harkness (active).

EXT DAY Hospital car park

Pretty blue sports car with no lid. Jack swooshes in to a parking space. Climbs out. Rupesh runs to meet him. Jack starts the conversation loudly in the car park.

JACK : I promise, we can zap these kid's memories so they won't remember a thing, no side effects.

RUPESH : But There's been another death.

INT DAY Hospital corridor with metal cage thingies for storing stuff in.

Rupesh briefs Jack as they walk.

RUPESH : Mr Chow Lee Jee, chinese again. He came in with a nosebleed that wouldn't stop. Next thing you know, it's been diagnosed as a brain haemorrhage, he died at 16.25.

INT DAY Mortuary room with stylish plastic curtains

A black man in a hospital uniform steps up to stop them.

RUPESH : Sorry, he's with me. Dr Patanjali, A&E. We just need to check Mr Chow Lee Jee.

JACK : Well, he hasn't gone missing.

RUPESH : I can see that.

JACK : Need to run a toxicology scan. Not on the NHS, we've got much better equipment. Pupil's blown, that corresponds with a brain haemorrhage, though it could be induced artificially. No sign of trauma to the skin, apart from bruising, but that’s...

Rupesh with gun and gunshot. Sudden Jack death. Jack falls onto the other dead guy, then slumps to the floor. Close up of gun. Rupesh’s hand is shaking a lot. He lowers the gun. Breathing heavy.

RUPESH : Get them in. Seal off the area.

Black man in uniform leaves through plastic. A lot of black clothed men with weapons and helmets run in. They carry lights and biohazard tape to seal the place. Some pick up dead Jack and put him on the newly vacated morgue table.

RADIO VOICE : Mission move out.

INT DAY Ashton Control

Headset guy is watching his screens again.

HIGHER RADIO VOICE : All units.

OPERATIVE : The name Clement MacDonald hasn't been active for 44 years, but here he is. Torchwood's found him under the name of Timothy White.

INT DAY Hospital corridor

A woman equipped like the men but without the big gun and helmet walks with a soldier man on each side. She holds the front of her jacket to speak to Ashton Control.

JOHNSON : That's way beyond coincidence. Bring him in.

INT DAY Mental hospital

Clem sniffs. Significantly. Sniff, sniff, sniff.

INT DAY Hospital mortuary

Johnson swishes through the plastic curtains. Many black uniforms are standing on guard with their big guns. Rupesh is slumped against the wall with his little one. He sees her, stands, follows her in. Hands his gun off to a soldier.

RUPESH : Who changed the plan ? I spent months researching that. And they believed me ! Perfect infiltration, I thought you wanted me inside Torchwood to see what they've got in there.

JOHNSON : Who killed the Chinese man ?

RUPESH : I did, I had to, it was perfect timing, he just fitted the story.

JOHNSON : Then get off your high horse, yeah ? Any sign yet ?

RUPESH : Not so far. D'you think it's true ? What they say about him ?

Jack revival ! Jack’s dramatic timing great as ever. Johnson draws and fires before Jack’s finished his second breath. Cold.

RUPESH : He was dead.

JOHNSON : Now he's dead again. And we'll keep killing him till he's ready. Get him prepared.

HOSPITAL UNIFORM : Yes, Ma'am.

RUPESH : How the hell does he do it ?

Close-up. Unbutton Jack’s shirt from the trouser line up.

JOHNSON : No-one knows. Theory would suggest it's connected to the Torchwood Hub. That Rift thing. Which makes the whole place a target.

Jack shirt being pushed up, belly on display.

RUPESH : What changed the orders ?

JOHNSON : The children.

She gets out a laser saw and has a go at Jack’s abdomen. Great big gaping slice.

EXT NIGHT Mental hospital

Black jeeps with blue lights pull up outside. Pretty clock tower above. On my screen resolution I can’t tell if it’s 8pm or midnight.

INT NIGHT Mental hospital

Clem sniffs. Stands up. Looks up into camera directly above him.

EXT NIGHT Mental hospital

Police get out the black jeeps, putting their uniform hats on.

INT NIGHT Mental hospital

Clem twitches and stares up and is very worried. Run ! A Nurse in uniform leads the two police in to a room with only people who are not Clem.

EXT NIGHT Mental hospital

Reckon it’s the back way cause there’s a wheelchair ramp. Clem escapes through the clever expedient of running away.

INT NIGHT Hospital mortuary

Jack still pretty dead.

JOHNSON : Sealing him up.

Laser saw blue does the party trick uncutting again.

JOHNSON : Closing down.

Hands saw to a soldier.

JOHNSON : Everybody out ! Put him back where he was.

Busy yet coordinated action, everyone leaving.

RUPESH : He’s gonna wonder where I've gone. How are we gonna cover that ?

JOHNSON : How d'you mean ?

RUPESH : Well, he's gonna try and trace me.

JOHNSON : You're not disappearing.

RUPESH : Yeah, but I've got to, he's gonna...

Face of "oh shit" as Rupesh slowly realises. Stare at each other. Rupesh is Scared. Runs ! Out through the plastic ! Johnson turns around unhurried.

INT NIGHT Hospital corridor

Rupesh legs it, towards soldiers. Johnson steps out and gets her gun.

JOHNSON : Sides !

Soldiers step to sides smartly. Johnson aims, fires. Dead Rupesh. Gun down. Gun away.

INT NIGHT Hospital mortuary

Soldiers carry Rupesh back in and dump him next to Jack. Chinese man is back on the table. Neat and tidy. Soldiers leave fast, Jack’s eyelids twitching. Jack gasp back to life.

INT NIGHT Hospital corridor

Soldiers take the biohazard tape down. Johnson leaves last. All neat and efficient, quick march.

INT NIGHT Hospital mortuary

Jack, panting, turns over : Dead Rupesh.

INT NIGHT Hospital corridor

Johnson takes one last look back.

INT NIGHT Hospital mortuary

Jack checks for pulse.

JACK : Oh, no.

Gets up, runs out.

INT HUB Computer area

Gwen walks in. Ianto is at his computer.

IANTO : Result ! There was a Holly Tree Lodge just outside Arbroath. It's a hotel now, but, up until 1965, it was a state-run orphanage. And they had a Clement MacDonald !

Gwen has walked straight past Ianto without a speck of attention paid. She heads for the autopsy bay. Ianto just keeps talking. She gets equipment out.

IANTO : He was taken into care, april 1965, after his mother died. No father on record. In november 1965, he was transferred, along with... Oh.

EXT NIGHT Outside the tourist office entrance

Jack goes down steps heading for the door. A man leaning on the railing watches. And talks to his watch.

RAILING MAN : Over to control. Harkness now approaching door one, over.

EXT NIGHT Black jeep full of Johnson

Johnson in passenger seat.

JOHNSON : He's inside ! We don't know how deep that place goes. Give it five. Over.

INT HUB Autopsy bay

Gwen is very focused on medical equipment. Gwen puts her hand on a flatbed scanner. The light bar goes across. It is magic and can see her whole body that way. Gwen does headtilt. On the wall projection there’s a little red blip. A little red blip in the pelvic region.

INT HUB Cog door

Jack comes in.

JACK : We need damage control at St Helen's. One body. Dr Rupesh Patanjali. Shot in the back.

IANTO : What happened ?

JACK : I don't know. He was just left there right beside me. Like someone's gloating.

IANTO : Did they kill you ?

JACK : Yeah.

Ianto moves in for Awkward manly hug with back patting.

JACK : Maybe we're being targeted. Whether it was him or me, we should be careful, better tell Gwen.

IANTO : She's back, she's in the lab.

JACK : Gwen !

INT HUB Autopsy bay

Jack walks in.

JACK : Boy, have I had a day.

Blinky shock face. Joining Gwen’s big eyed shock face. Hand still on the scanner, little red blip clearly in the hip type place on a female figure on the wall projection.

JACK : Oh, my God. Is that... ?

Gwen takes her hand off the scanner. She’s still staring at the wall. Jack comes down the steps to her. She looks round at him with seriously big eyes.

JACK : How long ?

GWEN : Three weeks.

Turn together to look at the wall again.

JACK : That's good, isn't it ?

Her flat mouth and big eyes of shock are not an obvious good yet. Looking at each other and back, checking.

JACK : From where I'm standing it... looks good to me.

GWEN : Yeah. Bloody hell. It's brilliant !

Smiles break out ! Big Jack smiles !

JACK : Ianto ! We're having a baby !

Ianto runs in all happy too.

JACK : Have you told Rhys ?

GWEN : I've only just found out myself.

JACK : Oh, you told me before you told him, he is gonna love that.

IANTO : Congratulations.

Gwen still staring with puzzle face and happy.

IANTO : Would now be a good time to tell you I lost the car ?

JACK : You did what ?!

GWEN : That is just bloody spectacular ! But what about this place, and my job ?

Jack puts reassuring hand on Gwen’s on the scanner.

JACK : We'll manage. We always do.

Scanner scans. Siren.

GWEN : What the hell is that ?

Big red death star in Jack’s hips... it’s that or go for a big red balls joke… Sirens and alert on the screen.

JACK : Oh, my God.

IANTO : There's a bomb, there's a bomb inside your stomach.

Everyone there can see that, but I guess some announcements just need saying.

JACK : Get out.

GWEN : No !

JACK : Both of you.

GWEN : No !

JACK : Right now !

IANTO : It has a blast radius of one mile !

JACK : Right now ! Get out !

GWEN : Look there must be something we can do. Look We can stop it. We can fix this OK, we can rip it out of you.

JACK : I'm telling you. Get out !

IANTO : It's active. Two minutes !

GWEN : I can't just run, Jack.

JACK : You're pregnant.

She stares, steps back, and just runs.

INT NIGHT Frobisher's house

Kids in matching girly pink bathrobes now. Mum Anna and dad Frobisher do Worry.

HOLLY / LILLY : We are coming. We are coming.

ANNA : John ! John !

HOLLY / LILLY : We are coming. We are coming.

INT NIGHT Carter's house

Steven stares. Alice is worried.

STEVEN : We are coming. We are coming.

INT NIGHT Davies's house

Concerned Rhiannon and Johnny watch David.

DAVID : We are coming. We are coming. We are coming.

INT HUB Computers

Ianto typing away.

RECORDED VOICE : Lockdown.

JACK : Ianto, you're going to get locked inside.

COMPUTER VOICE : Torchwood lockdown.

Big cog door Made in Wales rolls closed solidly.

JACK : Ianto ! Then you...

Jack grabs Ianto and drags him. Both desperate.

IANTO : There must be a way to override the mechanism.

JACK : For God's sake, get out !

IANTO : There'll be nothing left of you !

JACK : I can survive anything.

Bundles him onto the invisible lift. As he swings round Ianto grabs and kisses. Serious intense kiss with grabbing. But fast. Jack lets go and backs away. Hits buttons. Invisible lift rises. They keep eye contact all the way up. Ianto rises up towards the complicated roof mechanism.

RECORDED VOICE : Torchwood lockdown. Torchwood lockdown.

JACK : I'll come back. I always do.

INT NIGHT Carter's house

ALICE : Stop it, Steven. Stop it.

CHILDREN : We are coming.

INT NIGHT Frobisher's house

FROBISHER : Stop it !

CHILDREN : We are coming. We are coming. We are coming.

FROBISHER : Stop it ! Stop it !

Frobisher collapses to his knees, frantic and frightened.

EXT NIGHT Tourist entrance

Gwen is out and running. Heavy breathing.

INT HUB Lift

Jack looks up, Ianto rises. Ianto reaches down to him. Jack has his hand on his wrist strap. Long longing sort of look. Jack looks down, to the computer. 00:04. 00:03. Jack closes his eyes.

EXT NIGHT Cardiff

Gwen runs in the night. BOOM ! Really giant exploding ! Gwen flies forward and falls ! Lands, gasping, fire around her.

INT NIGHT Frobisher's house

CHILDREN : We are coming... back.

 

END

Kikavu ?

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